Le 1 avril 2026 à 01h58 Opposé à une primaire, le chef des députés socialistes s’en prend ce mardi au premier secrétaire du PS dans
Le Parisien, qu’il accuse de mener son parti vers «l’enlisement». Passer la publicité Passer la publicité Au bord de la rupture avec le premier secrétaire du
Parti Socialiste,
Olivier Faure,
Boris Vallaud durcit le ton. Dans une interview publiée mardi dans
Le Parisien, le chef de file des députés PS s’en prend vivement à la direction du parti, une semaine après des municipales en demi-teinte, marquées par la multiplication d’alliances locales avec LFI, dont les socialistes sont sortis affaiblis. «Si (nous) n’avons pas perdu ces élections, nous aurions tort de considérer que nous les avons gagnées», étrille le député des
Landes, qui pointe une «dynamique extrêmement forte en faveur de la droite et de l’extrême droite», nourrie selon lui par une forme «de fusion dans les programmes» comme «dans les urnes». «Si on se voile la face, nous allons dans le mur», alerte-t-il encore, regrettant que «la gauche ne soit ni le vote sanction, ni l’alternative au macronisme», faute de «mobiliser les électeurs sur une ligne claire». En «colère» contre la direction d’un PS «endormi», dont il dénonce «la somme de non-décisions et de non-dits»,
Boris Vallaud appelle celle-ci à «se secouer» pour «mettre le
Parti Socialiste en ordre de bataille pour la présidentielle» de 2027. S’appuyant sur l’exemple des Écologistes, il presse désormais son camp de «désigner avant l’été, par un vote des militants, son candidat». À lire aussi À gauche, l’après-municipales tourne aux règlements de comptes Passer la publicité Opposé à une primaire, mais favorable à une «coalition» de gauche qui se mettrait d’accord sur un «contrat de législature» avant de désigner «en son sein le candidat»,
Boris Vallaud est sorti du bois juste avant le bureau national du PS organisé mardi soir. Réunion de la plus haute instance du parti à la rose, en amont de laquelle il a enjoint à
Olivier Faure de «répondre clairement sur ce point». À défaut de réponse positive, il menace de claquer la porte de la direction : «Je ne veux pas le surplace, ni les non-choix, ni l’attente. Je veux la mobilisation générale», lance-t-il, refusant «l’enlisement» ambiant. Dans cette optique, le ténor socialiste réclame à ses camarades non seulement de «réaffirmer un ancrage à gauche à travers des propositions de transformation profonde de la société», mais aussi de «définir une stratégie de rassemblement de la gauche non-mélenchoniste». Piqué au vif,
Olivier Faure a promis, mardi soir devant ses troupes, que les adhérents socialistes voteraient «avant juin» sur le «processus présidentiel» pour 2027. «Le vote sur le processus présidentiel est ce que j’ai porté au congrès. Les militants voteront avant juin, c’est une évidence. Je n’ai aucune intention de me dédire», a déclaré le député de Seine-et-Marne. Tout en défendant l’hypothèse d’une primaire, dont «l’absence ne répondrait pas davantage à l’objectif d’un candidat commun». «S’il y a d’autres voies de passage que la primaire, un processus acceptable par l’ensemble des partenaires et des candidats, je prends», a-t-il fait savoir, avant d’annoncer qu’il allait rencontrer «l’ensemble des partenaires» de gauche et qu’il en ferait «le rapport» devant le bureau national. De quoi rassurer
Boris Vallaud ? En fin de soirée, l’intéressé n’avait pas réagi aux dernières annonces du patron des socialistes. 2027 : désignation interne du candidat, «coalition» de gauche... Vallaud menace de démissionner de la direction du PS si Faure ne répond pas à ses demandes S'ABONNER
Boris Vallaud, l’ambitieux socialiste qui fait tanguer le parti à la rose RÉCIT - Le chef de file des députés PS assume la confrontation avec le premier secrétaire,
Olivier Faure, après les municipales et un an avant la présidentielle. «Il n’y a pas si longtemps, elle voulait l’éliminer» : les indiscrétions du Figaro Magazine CHRONIQUE - Petites phrases et coulisses de la semaine politique. Sur la taxe Zucman, le bras de fer se durcit entre le gouvernement et le PS DÉCRYPTAGE - Les socialistes et les macronistes cherchent à trouver un accord sur la fiscalité des plus riches sans se compromettre. Après les retraites, le PS cherche une victoire fiscale sur les plus riches DÉCRYPTAGE - Les députés socialistes espèrent décrocher une nouvelle victoire sur le camp présidentiel cette semaine, quitte à adapter leur taxe Zucman sur la fiscalité des plus riches pour avoir une chance de l’adopter. «Qu’a-t-il ramené ?» : l’Insoumis Manuel Bompard répond à
Boris Vallaud sur la réforme des retraites Les leaders de la gauche se sont écharpés sur la lettre rectificative, censée suspendre la réforme des retraites. Manuel Bompard accuse
Boris Vallaud de vendre d’une certaine façon cette suspension. Budget 2026 :
Boris Vallaud (PS) enjoint à Sébastien Lecornu de «renverser la table» Invité dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le chef de file des députés socialistes a dit «n’exclure aucune hypothèse», y compris celle d’une censure dès le discours de politique générale. Entre négociations ou censure immédiate, la gauche divisée sur la réplique à Bayrou Si la motion de censure semble la piste privilégiée pour la rentrée, les socialistes devraient néanmoins rediscuter avec François Bayrou. Sans trop y croire. Motion de censure : entre François Bayrou et les socialistes, six mois de rendez-vous manqués jusqu’à la rupture RÉCIT - En annonçant le dépôt d’une motion de censure après l’échec du conclave sur les retraites, le PS acte la fin de son indulgence. Le premier ministre a pourtant tenté de l’entretenir en multipliant les gestes en sa direction depuis son arrivée à la tête du gouvernement. La sélection du Figaro Live : les vidéos qu’il ne fallait pas rater ce mardi 24 juin Chaque jour, la rédaction Le Figaro Live vous partage les vidéos les plus marquantes pour suivre l’actualité ainsi que ses émissions quotidiennes, et ceci, en quelques clics seulement. À Nancy,
Olivier Faure veut réunifier le
Parti Socialiste REPORTAGE - Réélu d’une très courte tête, le premier secrétaire du PS vise ce week-end l’adoption d’un «texte commun» signé par toutes les tendances internes.