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WED · 2026-04-01 · 03:47 GMTBRIEF NSR-2026-0401-46260
News/Christophe Barthès, nouveau maire RN de /"C'est dommage comme premier symbole" : des maires RN retire…
NSR-2026-0401-46260News Report·FR·Political Strategy

"C'est dommage comme premier symbole" : des maires RN retirent le drapeau européen, un geste critiqué, y compris au sein du parti

Suite à leur élection aux municipales de 2026, plusieurs nouveaux maires du Rassemblement National (RN) ont retiré le drapeau européen des mairies de leurs communes, notamment à Carcassonne, Canohès, Cagnes-sur-Mer et Harnes. Ces actes, justifiés par la priorité donnée à la souveraineté française, ont été publiquement soutenus par la direction du RN.

Laure ComettiFrance InfoFiled 2026-04-01 · 03:47 GMTLean · CenterRead · 7 min
"C'est dommage comme premier symbole" : des maires RN retirent le drapeau européen, un geste critiqué, y compris au sein du parti
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Suite à leur élection aux municipales de 2026, plusieurs nouveaux maires du Rassemblement National (RN) ont retiré le drapeau européen des mairies de leurs communes, notamment à Carcassonne, Canohès, Cagnes-sur-Mer et Harnes. Ces actes, justifiés par la priorité donnée à la souveraineté française, ont été publiquement soutenus par la direction du RN. Cependant, cette initiative suscite des critiques, y compris au sein du parti, et de vives réactions des oppositions locales. Certains maires ont également retiré d'autres drapeaux, comme celui de l'Ukraine à Harnes. Ces décisions ont été immédiatement mises en œuvre après leur prise de fonction.

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"Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français"

quoteChristophe Barthès
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Anthony Garénaux-Glinkowski, mayor of Harnes, also removed the Ukrainian flag.

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The mayors claim the removal is to prioritize French sovereignty.

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Mayors in Carcassonne, Canohès, Cagnes-sur-mer and Harnes removed the EU flag.

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Several newly elected mayors from Rassemblement National removed the European flag from their town halls.

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Tout juste élus, plusieurs édiles du Rassemblement National ont retiré le drapeau européen du fronton de leur mairie. Un geste d'hostilité à l'égard des institutions européennes qui suscite des critiques des oppositions locales et interroge jusque dans les rangs du parti. Bryan Masson, élu maire de Cagnes-sur-Mer le 15 mars 2026, devant le fronton de la mairie, où il a fait enlever le drapeau européen, le 21 mars 2026. (Dylan Meiffret / MAXPPP) Ils sont une poignée de nouveaux maires du Rassemblement National à avoir fait le même geste, quelques jours à peine après leur élection aux municipales. A Carcassonne (Aude) et Canohès (Pyrénées-Orientales), à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) et à Harnes (Pas-de-Calais), les maires ont décroché le drapeau européen du fronton de l'hôtel de ville dès leur installation dans leurs nouvelles fonctions, au nom de la priorité à la souveraineté française prônée par le parti de Marine Le Pen. Un choix soutenu en public par l'état-major du RN, même s'il n'est pas unanimement approuvé en interne. Pour les oppositions locales, mises devant le fait accompli, cet acte n'augure rien de bon pour la suite du mandat."Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français", s'est exclamé dimanche sur ses réseaux sociaux le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, peu après son installation. Le député de l'Aude s'est fait filmer en train de décrocher lui-même le drapeau bleu orné d'un cercle étoilé doré, ne laissant que le drapeau français et celui de la région Occitanie sur le fronton de la mairie qu'il vient de conquérir.La même scène s'est déroulée lundi, à une centaine de kilomètres au sud-est de la célèbre cité médiévale, dans la commune de Canohès, 6 500 habitants, en périphérie de Perpignan. Carla Muti, fraîchement élue, s'est filmée en train d'affaler le drapeau européen. La vidéo a été partagée avec le message "Bye bye" suivi de l'émoji du symbole de l'Union européenne.Le même jour, Bryan Masson, nouveau maire de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a publié une photo de la façade de l'hôtel de ville, elle aussi dénuée de drapeau européen. A Harnes, dans le Pas-de-Calais, le nouvel édile RN, Anthony Garénaux-Glinkowski, avait pris l'initiative, dès son installation le 24 mars, d'ôter le drapeau européen, ainsi que celui de l'Ukraine, accroché en solidarité avec le peuple ukrainien depuis le début de l'invasion russe en 2022. A la place, trois drapeaux tricolores flottent désormais au-dessus de l'entrée de la mairie.Dans ces quatre communes, les conseillers municipaux d'opposition déplorent des décrochages de drapeaux décidés "sans aucune concertation" et s'interrogent sur les éventuelles conséquences sur la politique municipale en matière de subvention européenne ou de jumelage avec des communes de l'UE. "Personne n'était prévenu, ça n'avait pas été évoqué lors du conseil d'installation, qui s'est déroulé dimanche, avant sa vidéo", soupire Alix Soler-Alcaraz, conseiller municipal d'opposition socialiste à Carcassonne. "C'est de l'ordre du buzz, mais je ne suis pas sûr que ça soit une publicité positive pour la ville et son premier représentant". Rien d'étonnant de la part de "celui qui veut être le Trump occitan", estime de son côté François Mourad, conseiller municipal d'opposition Horizons. "C'est de la communication, comme s'il était encore en campagne. Or il faut désormais qu'il occupe la fonction et qu'il soit le maire de tous", juge l'élu local."Ce geste n'a aucun impact concret sur le quotidien des habitants ni sur les politiques publiques locales. En revanche, il porte une charge symbolique importante et interroge sur les priorités de la majorité municipale", déplore également Denis Fourcade, élu d'opposition divers droite à Canohès. "Aucun message", "aucune discussion", regrette-t-on aussi du côté des deux groupes d'opposition au conseil municipal de Harnes, dans l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais. "L'Europe finance des aides pour notre territoire. Le maire va-t-il refuser les subventions de l'UE ?" , s'interroge Corinne Taté, élue sur une liste citoyenne. "Quant au drapeau ukrainien, l'accrocher portait un message de solidarité", souligne-t-elle.Sébastien Lysik, ancien adjoint de la municipalité sortante, désormais élu dans l'autre groupe d'opposition, estime lui aussi que cette décision relève davantage d'intérêts politiques nationaux que locaux. "Quel signal le maire envoie-t-il ? Quand je vois que d'autres villes RN ont aussi retiré le drapeau européen, j'ai l'impression que c'est une logique de parti. Anthony Garénaux exécute donc une directive nationale : qui dirige la ville ? Lui ou le RN ?", s'interroge-t-il."Le nouveau maire veut marquer son positionnement. Il frappe fort dès le début, pour dire : 'C'est nous qui sommes aux commandes'."Corinne Taté, conseillère municipale d'opposition à Harnes (Pas-de-Calais)à franceinfoAu RN, on assure que le parti n'a pas donné de consignes à ses nouveaux élus locaux et que certains maires ont déjà fait de même, comme Steeve Briois, à la tête d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) depuis 2014. En 2017, Marine Le Pen avait demandé à TF1 d'enlever le drapeau européen du plateau sur lequel elle était invitée en pleine campagne présidentielle. Elle prônait alors la sortie de l'UE et de la zone euro. Près de dix ans plus tard, ces deux mesures ont disparu du corpus de la fille de Jean-Marie Le Pen, qui plaide désormais pour une "Europe des nations". Elle a toutefois défendu mardi le geste de ces quelques élus locaux, rappelant qu'il respecte le cadre légal. "Rien ne prévoit la mise en œuvre de drapeaux européens sur les mairies", a déclaré la cheffe de file des députés RN depuis l'Assemblée. "Nous ne sommes pas hors-la-loi (...) Le seul drapeau qui vaille chez nous, c'est le drapeau français, le drapeau bleu, blanc, rouge", s'est défendu Christophe Barthès, interrogé par France 2 dans son bureau de Carcassonne.En effet, aucun texte de loi n'oblige à accrocher le drapeau européen sur les façades des mairies, à l'exception du 9 mai, pour la journée de l'Europe. Mais le débat met en lumière les difficultés du parti à la flamme à assumer une ligne désormais moins eurosceptique que par le passé. "Nos maires ne sont pas sous tutelle, chacun fait ce qu'il veut, mais j'aurais fait ce geste différemment et plus discrètement", note un cadre du RN, soucieux de ne pas repousser une partie de l'électorat que le parti veut conquérir. "Il ne faut pas en faire un argument de communication". La consigne a été passée aux maires RN qui n'ont pas encore mis au rebut le drapeau de l'UE mais seraient tentés de le faire. Les quatre maires concernés, eux, n'ont pas répondu aux sollicitations de franceinfo."C'est dommage comme premier symbole de mandat, on a d'autres choses à mettre en avant", ajoute cette source. D'autant que certains des maires ayant décroché le drapeau européen ont été accusés d'incohérence : Christophe Barthès pour avoir reçu par le passé des subventions de Bruxelles pour son exploitation viticole, ou Carla Muti, à Canohès, pour avoir bénéficié d'un échange universitaire Erasmus financé par l'UE lors de ses études ("Un des rares exemples positifs de l'UE", s'est-elle justifiée auprès de L'Indépendant). Cette actualité offre aussi une nouvelle occasion aux opposants au RN de rappeler le procès en appel du parti pour détournements de fonds (pour un préjudice estimé à plus de 4 millions d'euros) dans l'affaire des assistants de députés européens.A un an de la présidentielle, le sujet révèle les différentes nuances d'eurocriticisme au sein du parti. "La majorité de nos maires va conserver ce drapeau européen", croit savoir un député RN, favorable à un léger rééquilibrage de la contribution de la France au budget de l'UE. Tandis que d'autres cadres justifient ces retraits. "Les Français ont refusé par référendum en 2005 le drapeau européen, il est donc illégitime en France", écrit sur X le député Jean-Philippe Tanguy. Le référendum concernait en réalité l'établissement d'une Constitution européenne. D'autres encore rappellent que des dizaines de maires, y compris d'autres bords politiques, avaient déjà effectué ce geste pour protester contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Au niveau local, il s'agit avant tout d'un signal qui inquiète les opposants, comme Gilles Trilles, élu à Canohès. "Si la nouvelle maire RN est capable de faire ça dès le début de son mandat, qu'est-ce que ça va être pour la suite ?" 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Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes
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