Une affiche annonçant la fermeture définitive d'une boutique de vêtements est collée sur la vitrine du magasin, dans le 3e arrondissement de
Paris, le 22 novembre 2025. - Quentin de GroeveSelon les chiffres de la
France" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="59866" data-entity-type="organization">Banque de
France près de 70 000 défaillances d'entreprise ont été enregistrés sur un an à fin février. C'est le deuxième mois d'augmentation consécutif. Les
TPE et
PME sont en première ligne, alors que l'économie française s'apprête désormais à encaisser le choc inflationniste lié au conflit au
Moyen-Orient.Le nombre de défaillances d'entreprise en
France a augmenté de 4,6% en février par rapport à février 2025, à 69.392 sur douze mois, annonce ce 3 avril la
France" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="59866" data-entity-type="organization">Banque de
France, et ce taux, qui ralentissait depuis début 2023, augmente pour le deuxième mois de suite.Cette "légère augmentation concerne l'ensemble des tailles d'entreprises et la plupart des secteurs d'activité", remarque la
France" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="59866" data-entity-type="organization">Banque de
France dans son communiqué.En janvier, la hausse des défaillances (redressements et liquidations judiciaires) avait été de 4,1% par rapport à janvier 2025.Les petites et moyennes entreprises frappées de plein fouetLes
PME, qui concentrent l'essentiel des faillites, enregistrent 69.328 défauts cumulés, soit une hausse de 4,6%. Dans cet ensemble, les microentreprises restent de loin les plus exposées, avec 63.842 défaillances (+4,3% sur un an). Les très petites entreprises (
TPE) affichent une progression plus marquée de leurs défaillances : +9,5% par rapport à février 2025. La hausse est de 6,4% pour les petites entreprises et de 10,2% pour les entreprises moyennes.Les
ETI (entreprises de taille intermédiaire) et les grandes entreprises ont connu 64 défaillances sur les douze mois achevés en février, en hausse de 3,2% par rapport à février 2025.Sur le plan sectoriel, plusieurs branches subissent une dégradation nette par rapport à février 2025. Les services aux entreprises voient leurs défaillances progresser de 9,9% (8.731 entreprises) et elles sont en hausse de 8,8% dans le secteur des transports et de l'entreposage (3.266 défaillances).Des chiffres préoccupants... mais antérieurs au conflit au Moyen-OrientL'hébergement et la restauration enregistrent également une augmentation notable (+7,6%, à 9.393 cas), ainsi que le secteur agricole, sylvicole et de la pêche (+18,7% pour 1.730 entreprises).Les secteurs de l'information/communication (+2,5%, 2.098 entreprises), du commerce et réparation automobile (+1,6%, 13.925 entreprises), et des activités immobilières (+0,5%, 2.567 entreprises) connaissent des hausses plus modérées des défaillances. Enfin, les défaillances reculent dans quelques secteurs comme la construction (-2,1%) et les activités financières et d'assurance (-1%).Reste à savoir comment l'économie va être touchée par la hausse du coût des carburants et l'inflation consécutive à la guerre au
Moyen-Orient, débutée le 28 février 2026 – dernier jour du mois analysé par la
France" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="59866" data-entity-type="organization">Banque de
France.Un sondage conduit auprès de 2.600 adhérents de la Capeb (le syndicat patronal de l’artisanat du bâtiment), publié plus tôt, relevait que 56% des artisans connaissaient un impact de la hausse du gazole non routier et que 65% avaient reçu des avis ou courriers de leurs fournisseurs concernant des hausses des tarifs des matériaux.