Des sommes de 5 000 à 50 000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE et PME des secteurs éligibles (transports, agriculture, pêche) dont les dépenses de carburant représentent "au minimum 5% du chiffre d'affaires". Publié le 03/04/2026 23:21 Mis à jour le 04/04/2026 01:27 Le prix du gazole, a plus de 2,33 euros, dans cette station de
Toulouse, en
Haute-Garonne, le 3 avril 2026. (LIONEL BONAVENTURE / AFP) Le ministère de l'Economie a annoncé vendredi soir le lancement prochain d'un "Prêt Flash Carburant" avec
Bpifrance, pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au
Moyen-Orient. Des sommes de 5 000 à 50 000 pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises) des secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent "au minimum 5% du chiffre d'affaires".Les prêts seront "distribués via un canal 100% numérique par
Bpifrance", avec une "mise à disposition des fonds sous 7 jours", selon le communiqué du ministère. Les entreprises devront cependant répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d'aubaine : avoir été créées il y a plus d'un an, et accepter de donner accès à
Bpifrance à ses derniers mois de relevés de compte bancaire. La durée de ces prêts sera de 36 mois, "incluant un différé d'amortissement du capital de 12 mois", selon le texte. Ils seront disponible dans l'Hexagone et les Départements et Régions d'Outre-mer. Ces mesures pour compenser la hausse du prix des carburants due à la guerre au
Moyen-Orient avaient été promises la semaine dernière par le Premier ministre
Sébastien Lecornu. Le ministre des PME et du Pouvoir d'achat,
Serge Papin, avait alors expliqué que "la BPI (banque publique d'investissement) (allait) proposer des prêts bonifiés, garantis par l'État, pour aider à la trésorerie" des entreprises. Le ministre de l'Economie
Roland Lescure a par ailleurs déclaré vendredi avoir écrit à la
Commission européenne pour lui demander d'enquêter sur les marges des raffineries en Europe et de s'assurer qu'il n'y avait "pas d'abus", dans l'émission C à vous sur
France 5. Plus de 630 stations-service avaient été contrôlées dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe due à la guerre au
Moyen-Orient, et 5% avaient été sanctionnées, avait annoncé le 12 mars la répression des fraudes.Le ministre réagissait à des propos du patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard qui avait appelé jeudi sur RTL le gouvernement à "convoquer" les raffineurs, notamment TotalEnergies, affirmant que la multinationale avait fait "il y a quelques semaines" un achat "à bon prix" de "70 cargaisons" de pétrole. Le dirigeant faisait référence à des informations du Financial Times, qui a affirmé lundi que le géant pétrolier avait acheté en mars au
Moyen-Orient la quasi-totalité des cargaisons de pétrole exportables sans passer par le détroit d'Ormuz.Vendredi, le gazole, carburant routier le plus utilisé en France, se vendait à 2,282 euros le litre en moyenne en France, d'après un calcul AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 8 500 stations à un site gouvernemental, contre 1,72 euro avant le déclenchement du conflit au
Moyen-Orient. Face à cette flambée des prix, le Premier ministre
Sébastien Lecornu avait affirmé jeudi envisager de nouvelles aides "ciblées", attendant des propositions de ses ministres "en début de semaine prochaine". Les Français "qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler (...) méritent sans doute une aide ciblée", a-t-il dit. "On n'abandonnera personne, mais on dépensera pas de l'argent qu'on n'a pas", a-t-il encore assuré. Mission Artemis II : premières images de la Terre depuis le vaisseau Fraude à l'assurance : des alpinistes piégés par leurs guides au Népal Les Bleus ont fait un cadeau pendant leur tournée aux États-Unis Des députés interpellent la France sur son abstention lors d'un vote sur l'esclavage Garde à vue de Rima Hassan : une procédure "parfaitement illégale", selon son avocat David Cozette "C'était un burn-out. J'étais au bout de moi-même !" On te répond : quel lien entre la guerre et le prix de l’essence ? Louis Bielle-Biarrey, joyau du XV de France et du Tournoi Concerts de Céline Dion : attention aux arnaques en ligne Tiger Woods passe un appel au président avant son arrestation Risque d'effondrement : des immeubles évacués à Honfleur Pourquoi le diesel va continuer à coûter (très) cher en France Champions Cup : quelles chances pour les clubs de rugby français ? Apologie du terrorisme : l'eurodéputée Rima Hassan en garde à vue Collèges et lycées : pourquoi un classement ne suffit pas Autoroutes : bientôt un remboursement des péages ? Crise du pétrole : un surplus de recette pour l'État Rima Hassan placée en garde à vue pour apologie du terrorisme On a visité une salle adaptée au public autiste lors d'un match au Stade de France Qui est Balendra Shah, ce rappeur devenu Premier ministre du Népal ? "C'est beaucoup plus long, plus dur", Guirec Soudée, le skipper qui a battu le record du monde à l'envers