La Rémoise avait échoué à la deuxième place du "Ronde" l'an dernier. Cette saison, elle a choisi de participer à moins de courses pour mieux se préparer à cet objectif.
Pauline Ferrand-Prévot en reconnaissance dans le
Kluisbergen avant le
Tour des Flandres, le 4 avril 2025 en
Belgique. (DAVID PINTENS / Belga) Elle coche les cases une à une. Après son double triomphe sur
Paris-Roubaix et le Tour de France l'an passé, après le titre olympique en VTT à domicile en 2024, le palmarès de
Pauline Ferrand-Prévot n'a déjà plus beaucoup de carences. Parmi elles, deux Monuments que la Française veut remporter dès cette année :
Liège-Bastogne-Liège, qu'elle disputera après un stage de préparation en altitude mi-avril, et le
Tour des Flandres, dont elle prend le départ pour la neuvième fois, dimanche 5 avril.Pour gagner sur ces nouveaux terrains,
Pauline Ferrand-Prévot a considérablement allégé son programme. Pas de Tour des Emirats arabes unis, pour reprendre en douceur en février, ni de détour italien par le Trofeo Alfredo Binda et Milan-San Remo en mars, pas même de tentative de doublé sur
Paris-Roubaix entre les deux Monuments belges."Je me suis rendu compte que je n'aimais pas forcément courir, mais j'aime gagner, expliquait-elle avant la saison, lors d'un point presse organisé en marge d'un stage de son équipe à La Nucia (Espagne). Il a fallu trouver un compromis entre les deux, qui consiste à s'aligner sur des grandes courses pour les gagner. Je ne trouve pas de motivation à faire des plus petites courses."Après une véritable respiration, en partie forcée par une opération de la cheville avant l'hiver, puis un stage en altitude à Tenerife, elle a raté sa reprise sur les Strade Bianche, plombée par un ennui mécanique puis une erreur de parcours. Elle débarque donc revancharde en
Belgique, sur un parcours qui correspond à ses qualités d'explosivité et d'adresse développées en VTT, même si elle confiait, début mars, aborder cette saison "en tant que cycliste sur route", alors qu'elle avait "encore le sentiment d'être vététiste" l'an passé. "C'est la course où il y a le plus de changements de rythme, cela vous demande de la puissance mais aussi beaucoup de technique", décrypte, auprès de franceinfo: sport,
Audrey Cordon-Ragot, ancienne coureuse qui a pris 14 fois le départ du plus ancien des Monuments du calendrier féminin.
Pauline Ferrand-Prévot,
Lotte Kopecky et
Liane Lippert sur les pavés du
Tour des Flandres, le 6 avril 2025 autour d'Oudenaarde (
Belgique). (JASPER JACOBS / BELGA MAG) "PFP" ne pourra malheureusement pas compter sur sa coéquipière Marianne Vos, plus expérimentée encore (38 ans) et victorieuse de l'épreuve en 2013. La coureuse néerlandaise endeuillée par la perte de son père la semaine passée, est forfait a annoncé son équipe Visma-Lease a Bike vendredi.Après sa deuxième place de l'an passé, la Française ne laissera toutefois pas passer une opportunité de remporter enfin la course qu'elle place au sommet de la hiérarchie des Monuments. "Je l'adore, c'est une course que je suis depuis toute petite, le public est dingue, confiait-elle à L'Equipe [article payant]. J'aime tout : la pression, le stress, le chaos."Il faudra d'abord éviter les écueils qui ont miné ses ambitions sur les Strade Bianche. Il faudra aussi faire avec un plateau relevé, dans un peloton féminin au niveau très homogène. "Il y en a facilement 10 ou 12 qui peuvent gagner, estime
Audrey Cordon-Ragot. [Demi] Vollering, [Elise] Chabbey, Noemi Rüegg, [Elisa] Longo Borghini, toutes ces filles sont des cailloux dans la chaussure pour Pauline."Dans la meute, une favorite se dégage :
Lotte Kopecky, victorieuse de trois des quatre dernières éditions et récente lauréate de Milan-San Remo. L'année dernière, la Belge s'était justement accrochée à la roue de
Pauline Ferrand-Prévot avant de la déposer au sprint à Oudenaarde. Elle pourra aussi jouer sur la présence de sa coéquipière Lorena Wiebes, quasiment invincible dans les sprints massifs depuis quatre ans et qui "passe très bien les bosses cette année", observe
Audrey Cordon-Ragot.
Lotte Kopecky devance
Pauline Ferrand-Prévot et
Liane Lippert à l'arrivée du
Tour des Flandres, le 6 avril 2025 à Oudenaarde (
Belgique). (Geert Vanden Wijngaert / SIPA) Pour
Pauline Ferrand-Prévot, l'équation n'est donc pas bien compliquée : "Il va falloir anticiper", conseille sa compatriote. La Rémoise aurait, cette fois, intérêt à lancer les hostilités dès les premiers enchaînements de monts pavés, sans attendre le Paterberg, où elle avait attaqué l'an dernier, à une quinzaine de kilomètres du terme. Même si elle parvient à se détacher, l'affaire ne sera pas pliée, avec près de quinze bornes de plat après l'ultime ascension. "On a un final assez musclé mais qui est loin de l'arrivée, prévient
Audrey Cordon-Ragot. Il faudra surveiller les conditions météo. On sait que ces 10 derniers kilomètres, avec du vent de face, cela peut être terrible pour une femme seule."A 35 ans,
Pauline Ferrand-Prévot n'a certainement pas la patience d'attendre une édition baignée du soleil avare des Flandres ; et, sans grande faculté de finisseuse, elle n'a pas non plus le luxe de rester au chaud dans le peloton avant l'emballage final. Alors, pour enfin cueillir son Ronde, la championne olympique semble plus que jamais condamnée à faire preuve du panache qui lui a tant réussi jusqu'ici. Le Vieux Quaremont, point central du
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