Le 5 avril 2026 à 15h16 Convoi d’esclaves en Afrique. Peinture anonyme apportée par l’association internationale africaine pour l’exposition de 1878.
Paris, Musée du quai Branly. Photo Josse/Bridgeman Images TRIBUNE - La résolution votée le 25 mars dernier par l’assemblée générale de l’ONU pour qualifier la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité » omet curieusement la traite arabo-musulmane et, plus encore, la traite intra-africaine. Passer la publicité
Marie-Claude Mosimann-Barbier est maître de conférences honoraire de l’École normale supérieure de
Paris-Saclay, membre du GRER (groupe de recherche sur le racisme et l’eugénisme) de l’université
Paris-Cité. Le 25 mars, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». L’objectif est clair : cette condamnation doit ouvrir la voie à des réparations financières. Les réactions dans la presse ont été nombreuses : une majorité, faisant fi de l’histoire, s’en félicitait, et quelques-uns soulignaient la coutumière invisibilisation de la traite arabo-musulmane, ce « tabou bien gardé » comme la qualifie l’anthropologue algérien et spécialiste de l’Islam
Malek Chebel. Toutefois, le rôle du
Ghana comme initiateur de la résolution n’a fait réagir personne alors qu’il existe
UN deuxième tabou encore mieux gardé : le rôle actif dans la traite de plusieurs ethnies africaines… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous «Pourquoi ne parle-t-on jamais de la responsabilité des Africains dans l’esclavage des leurs ?» S'ABONNER
Ferghane Azihari : « Sur l’esclavage et la colonisation, le négationnisme de l’ONU » CHRONIQUE - Les Nations unies ont adopté une résolution faisant des Européens les responsables exclusifs de la traite des Noirs, en occultant les responsabilités des Africains eux-mêmes. Furcy, né libre, L’Affaire Bojarski, Palestine 36... Les films à voir et à éviter cette semaine L’extraordinaire histoire d’
UN esclave qui fit reconnaître sa liberté,
Reda Kateb en faussaire hors pair, le récit de la révolte arabe de 1936... Les critiques des sorties de la semaine. Comment le christianisme a favorisé la libération de la femme et des esclaves à Pompéi VU D’AILLEURS - Avant même que la ville antique ne soit détruite par l’éruption volcanique de 79 après J.-C.,
UN bouleversement social se profilait déjà à l’horizon et allait bientôt permettre au christianisme de s’imposer. Expositions censurées, héros de guerre noirs gommés : Donald Trump à l’assaut des musées pour réécrire l’Histoire RÉCIT - Le président a accusé le Smithsonian, qui rassemble 21 musées, bibliothèques et centres de recherche, d’être trop « woke ». Il souhaiterait mettre certaines œuvres à l’index afin de gommer les aspects les moins glorieux du pays, comme la discrimination et le racisme. « Il n’y aura pas de Noirs sur mes terres » : 160 ans après l’abolition de l’esclavage, des Afro-Américains poursuivent la culture du coton REPORTAGE - Ils ont tout connu, de l’esclavage à la mondialisation et au changement climatique. Cinquième génération de cultivateurs de coton après l’affranchissement de leur aïeul, les Bridgeforth incarnent tout
UN pan d’une culture enracinée dans la légende des États-Unis. «Êtres meubles», peine de mort... Qu’est-ce que le Code noir que François Bayrou a promis d’abolir ? Aboli pendant la Révolution française, le texte a été rétabli sous Napoléon en 1802. S’il n’a jamais été formellement abrogé, il a cessé d’être effectif avec l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises d’Outre-mer en 1848. États-Unis : une juge de l’ONU condamnée pour esclavage moderne La magistrate a été condamnée à 6 ans de prison pour avoir forcé une femme ougandaise à travailler comme femme de ménage et nounou chez elle, sans la rémunérer. Cinq artistes pour comprendre «
Paris noir», l’exposition événement au Centre Pompidou NOUS Y ÉTIONS. Vernissage bondé pour cette dernière grande exposition thématique à Beaubourg, avant travaux. Une exposition fleuve à explorer avec des parcours exemplaires. Le nombre de victimes a atteint
UN niveau record en 2024, porté notamment par une immigration élevée créant
UN afflux de personnes vulnérables. La mémoire de l’esclavage, symbole des guerres culturelles qui déchirent la société américaine LE SUD, LA GRANDE FRACTURE DE L'AMÉRIQUE (3/6) - La question de la traite des Noirs et de son rôle dans la prospérité du pays puis la période de la ségrégation alimentent le terreau de combats qui divisent bien au-delà de la politique.