Invité de
RTL ce mardi,
Olivier Gantois a affiché son optimisme quant à l'approvisionnement de pétrole en
France. Le président de l'UFIP assure aussi que la consommation de carburant n'a pas diminué, malgré la crise, et que les prix correspondent à ceux imposés par les marchés internationaux.
Olivier Gantois est apparu très confiant ce mardi sur
RTL. Le président de l'UFIP, l'Union française des industries pétrolières, qui représente 4.200 stations-services hors grandes surfaces, a martelé qu'il n'y avait pas de crainte à avoir concernant un risque de pénurie."Pour le mois d'avril, on arrive à approvisionner nos clients, on a quelques semaines de visibilité, assure-t-il. Nous ne voyons pas d'avril noir poindre, en tout cas pas en
Europe, ni en
France."Pourtant, ce mardi matin, une station sur quatre est considérée en pénurie, avec un des carburants manquants. Une situation surtout dûe au week-end pascal de trois jours, plutôt qu'au conflit du Moyen-Orient."On a eu un grand week-end avec des déplacements importants et les camions ne circulent pas les week-ends et les jours fériés, souligne
Olivier Gantois. On a une logistique qui a du mal à tenir mais c'est un problème de livraison, un problème logistique. Tout sera remis à niveau aujourd'hui."L'ancien de
Shell estime que les avions ne connaîtront pas non plus de difficultés d'approvisionnement, alors que plusieurs compagnies annulent déjà des vols. Il juge également logique l'envolée des prix, alors que le diesel a grimpé de 50 centimes."Les prix ont monté par anticipation, constate-t-il. C'est toujours comme ça, le prix du baril est monté à 130 dollars quand la Russie a envahi l'
Ukraine, quelques semaines après, c’est redescendu à 70 parce que le monde a réalisé qu’il n'y aurait pas de pénurie. (...) Si on veut du carburant, il faut le payer au prix du marché. "Une envolée qui n'a pas freiné la consommation d'essence. Selon
Olivier Gantois, la consommation de mars 2026 dépasse même d'1% celle de 2025 à la même période. Le dirigeant a même conseillé aux automobilistes de trouver des solutions pour réduire la facture avec "des manières plus vertueuses de se déplacer : le covoiturage, l'électrique". Car pour lui, "il n'y a pas grand-chose à faire" sur les prix des carburants, un discours à rebours de celui de
Sophie Binet, qui réclamait un plafonnement à 1,70€.Enfin, le président de l'UFIP s'est prononcé contre une taxation de l'essence, arguant que "le pétrole en
France ne rapporte pas"."Les profits qui seront faits par certains de nos adhérents seront faits hors
France, et même hors
Europe avec une bonne partie au Moyen-Orient. 85% des profits vont déjà pour l’État", argue-t-il.Greenpeace avançait la semaine dernière que les compagnies pétrolières empocheraient 80 millions de surprofit chaque jour depuis le début de la guerre. TotalEnergies en serait le grand gagnant, avec un profit exceptionnel d'un milliard de dollars en mars. Des chiffres contestées par
Olivier Gantois.Au moins deux policiers blessés par des tirs devant le consulat d'Israël à IstanbulDIRECT. Guerre au Moyen-Orient: Des coups de feu entendus près du consulat d'Israël à Istanbul, au moins deux policiers blessés"Affaiblir la toxicité géopolitique de l'Iran": que cherche vraiment Donald Trump avec la guerre au Moyen-Orient, alors que la fin de l'ultimatum approche?