Le 9 avril 2026 à 21h15 Certains pesticides sont intrinsèquement cancérogènes, mais tout dépend de l’exposition véritable, et d’une intrication d’autres facteurs. Quantifier la menace reste donc un défi pour l’épidémiologie. Picasa / DjiggiBodgi.com - stock.adobe.com ENQUÊTE - Alors que le nombre de cancers continue d’augmenter, la tentation est grande de désigner un coupable, qu’il s’agisse de nos modes de vie ou des pollutions environnementales. Mais la réalité scientifique est plus complexe. Passer la publicité La hausse du nombre de cas de cancer est un thème qui occupe une place croissante dans le débat public. Si l’incertitude demeure sur la part exacte de chaque facteur de risque, l’impact environnemental est de plus en plus souvent mis en avant. Ce fut par exemple le cas lors des récents débats autour de la loi Duplomb visant à réintroduire des pesticides interdits en
France. Bien au-delà de l’Hémicycle, deux camps se sont opposés, chacun se revendiquant de la « science » et de la « raison ». Certains, notamment à gauche, s’inquiétaient de voir « le cancer au bout de la fourchette », d’autres plaidaient pour concentrer les efforts sur les causes déjà bien documentées (tabac, alcool, obésité…). Sous la plume de deux chercheurs, dans une tribune publiée chez nos confrères du Monde le 10 janvier 2026, est alors apparue la notion de « cancer backlash », ou « retour de bâton » : « Une offensive idéologique qui réduit les causes du cancer aux seuls comportements individuels » et qui chercherait à minimiser les causes environnementales et professionnelles. Et ainsi à déplacer la responsabilité des industriels et des pouvoirs publics vers l’individu. Mais cette opposition manque de nuance… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Pesticides, pollution, cadmium… Le cancer est-il vraiment lié à notre alimentation ? S'ABONNER 19 millions de nouveaux cas par an dans le monde : des experts expliquent comment quatre cancers sur dix pourraient être évités DÉCRYPTAGE - Selon une nouvelle étude réalisée par l’
Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC) et l’Organisation mondiale de la santé, ce sont plus de 7 millions de malades qui pourraient théoriquement être évités par la prévention. Cancer du sein : moins d’une Française sur deux suit les recommandations de dépistage Le niveau de participation a tendance à reculer dans le pays depuis une dizaine d'années, avec, en plus, des répercussions de la crise Covid. INFOGRAPHIE - Une projection présentée par Santé publique
France estime à 400.000 le nombre de nouveaux cas des différents cancers en 2017. Avec une mortalité en baisse en dépit d’une hausse du nombre de malades. Le paquet neutre, une arme limitée contre le tabagisme Alors que les paquets neutres arrivent chez les buralistes, Marisol Touraine annonce la création d'un fond de prévention du tabagisme doté de 32 millions d'euros. Paquet à 10 euros: le revirement de Marisol Touraine VIDEO - Damien Mascret, journaliste au Figaro , décrypte les contradictions de la ministre de la Santé concernant le prix du paquet de cigarettes comme mesure de lutte contre le tabagisme. IRM : la
France n'arrive pas à rattraper son retard Le délai moyen pour obtenir un rendez-vous en
France métropolitaine est de 30 jours, alors que les indications pour cet examen ne cessent de s'élargir. Diverses psychothérapies ou la pratique artistique peuvent aider ceux qui, petits, ont manqué d'amour. Cancer : les hôpitaux de Paris veulent faciliter la vie des patients Trois mois après l'annonce par François Hollande du nouveau plan cancer, l'Assistance publique des hôpitaux de Paris a présenté son plan d'action pour améliorer le quotidien des malades. Emphysème pulmonaire : un diagnostic trop souvent retardé Une étude montre que, dans plus de la moitié des cas, il aurait pu être posé au moins cinq ans plus tôt. Sans surprise, la prévention est au cœur du plan cancer III. François Hollande l'a annoncé ce 4 février : «Le plan mobilisera près de 1,5 milliard d'euros sur cinq ans dont la moitié sera consacrée au financement de nouvelles mesures.»