Cette baisse de la taxe énergétique sur le diesel et l'essence, qui s'appliquera durant deux mois, représente une économie de 17 centimes par litre. Publié le 13/04/2026 09:52 Mis à jour le 13/04/2026 10:48 Le chancelier allemand, Friedrich Merz, participe à une conférence de presse après une réunion de sa coalition gouvernementale, le 13 avril 2026, à Berlin. (MICHAEL KAPPELER / DPA / AFP) Berlin se résout à réduire la fiscalité sur les carburants. L'Allemagne va réduire pendant deux mois l'une des trois taxes sur les produits pétroliers en vigueur dans le pays, a annoncé le chancelier Friedrich Merz, lundi 13 avril, afin de soulager les automobilistes et entreprises qui subissent la hausse des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Cette baisse provisoire de la taxe énergétique sur le diesel et l'essence s'élèvera à hauteur d'environ 17 centimes par litre, a-t-il détaillé, à l'issue de négociations de sa coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates. Le chancelier a également incité les employeurs à verser à leurs salariés une prime de compensation de 1 000 euros, qui donneront lieu à une exonération d'impôts pour les entreprises volontaires. Les mesures annoncées vont coûter environ 1,6 milliard d'euros aux finances publiques, selon le gouvernement. Un temps envisagée pour financer ces annonces, la piste d'un impôt sur les surprofits pétroliers a été écartée.Début avril, le gouvernement italien a prolongé d'un mois la réduction temporaire des droits d'accise sur les carburants. Un décret-loi a réduit temporairement les prix de 25 centimes par litre. De son côté, l'Espagne a présenté un plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA et une remise allant jusqu'à 30 centimes par litre de carburant à la pompe. Des mesures similaires ont été prises au Portugal et en Suède, tandis que la Hongrie et la Croatie ont mis en place un plafonnement des prix du carburant. En France, le gouvernement s'oppose à ce stade à toute baisse générale de la fiscalité. Sur France 2, lundi, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a toutefois promis '"un renforcement des aides" si le conflit au Moyen-Orient et l'inflation des prix des carburants "durent des mois". Ces coups de pouce supplémentaires seraient encadrés "à nouveau avec ces principes clairs : ciblage et financement". Les aides actuelles sont destinées à certains secteurs d'activité et compensées par des économies budgétaires déterminées par les ministères concernés.