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TUE · 2026-04-14 · 15:35 GMTBRIEF NSR-2026-0414-67766
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NSR-2026-0414-67766Analysis·FR·Social Justice

"La Corde au cou" : Gus Van Sant poursuit son exploration du réel dans un thriller tendu aux allures de pamphlet politique

Le prochain film de Gus Van Sant, "La Corde au cou", prévu pour le 15 avril 2026, met en scène Bill Skarsgård et Dacre Montgomer. Le film est basé sur un fait divers réel de 1977 à Indianapolis, où Tony Kiritsis a kidnappé le fils d'un courtier qu'il accusait de ruine financière.

Laurence HouotFrance InfoFiled 2026-04-14 · 15:35 GMTLean · CenterRead · 5 min
"La Corde au cou" : Gus Van Sant poursuit son exploration du réel dans un thriller tendu aux allures de pamphlet politique
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Le prochain film de Gus Van Sant, "La Corde au cou", prévu pour le 15 avril 2026, met en scène Bill Skarsgård et Dacre Montgomer. Le film est basé sur un fait divers réel de 1977 à Indianapolis, où Tony Kiritsis a kidnappé le fils d'un courtier qu'il accusait de ruine financière. Kiritsis a attaché un fil de fer relié à une arme au cou de son otage, exigeant une rançon et des excuses. Le film explore l'affaire à travers le huis clos entre Tony et son otage, ainsi que l'agitation médiatique et policière. Van Sant examine la question de savoir si Tony est un criminel ou une victime du système, tout en soulignant la mise en spectacle de l'actualité. Le film utilise une esthétique visuelle particulière avec des couleurs désaturées et une caméra proche des protagonistes pour créer une atmosphère oppressante.

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Gus Van Sant uses desaturated colors and unstable camera work to create an oppressive atmosphere.

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The film explores the question of whether Tony is a criminal or a victim of the system.

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Tony Kiritsis kidnapped the son of a broker and demanded a $5 million ransom and an apology.

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The film is based on the 1977 kidnapping case involving Tony Kiritsis.

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Gus Van Sant's film 'La corde au cou' will be released on April 15, 2026.

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Bill Skarsgård et Dacre Montgomer dans le film "La corde au cou" de Gus Van Sant, sortie le 15 avril 2026. (STEFANIA ROSINI) Le réalisateur américain s'empare d'un fait divers qui a défrayé la chronique dans les années 70. Le 8 février 1877, Tony Kiritsis kidnappe le fils du courtier qui lui a financièrement mis la corde au cou. Pour réclamer justice, Tony a accroché autour du cou de son otage un fil de fer relié à la détente d'une arme susceptible de se déclencher au moindre de ses mouvements. Il exige une rançon (5 millions de dollars), et des excuses (il y tient). Pendant 63 heures, les Américains vont suivre cette affaire, filmée par les caméras de télévision.Tony est-il un criminel, dangereux kidnappeur ou bien la victime d'un système, et pour cette raison en droit de se défendre ? Gus Van Sant ne tranche pas, mais donne à réfléchir à cette question dans un thriller psychologique haletant et décalé, en salles le 15 avril 2026.Huit ans après Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot dans lequel Joaquin Phoenix incarnait John Callahan, caricaturiste et musicien américain sauvé de son alcoolisme par le dessin, Gus Van Sant poursuit son exploration du réel en s'emparant d'un fait divers qui s'est déroulé à Indianapolis sous l'œil des caméras de télévision en 1977. Le film alterne les séquences du tête à tête en huis clos de Tony avec son otage, et l'agitation médiatique et policière, et du public, captif et partie prenante du débat, à l'extérieur.Réalisateur de Elephant, film sur la tuerie du lycée de Columbine, Palme d'or et le Prix de la mise en scène à Cannes en 2003, de Last days, un film consacré à Kurt Cobain, ou encore de Will Hunting, l'histoire d'un jeune délinquant sauvé par son prof de maths, Gus Van Sant se penche une fois encore sur l'Amérique, et réaffirme son goût pour la transfiguration à l'écran de personnages réels écorchés, en lutte contre un système. Il ajoute ici une réflexion sur la mise en spectacle de l'actualité.Connu pour son obsession de l'esthétique, Gus Van Sant a choisi cette fois une image aux couleurs désaturées, avec une dominante en bichromie rouille/verdâtre, qui donne au film une atmosphère délavée de fin du monde. Une caméra proche des protagonistes, avec des plans très serrés, des images instables, décadrées, recadrées, une mise au point rattrapée, comme si les images étaient saisies au vol par des caméras d'actualité, un montage saccadé… La mise en scène installe une atmosphère oppressante, au diapason de la tension intérieure de son personnage, mais aussi de celle du cirque médiatique qui entoure l'affaire.En ajoutant une note comique, presque clownesque, à ses personnages et aux situations pourtant tragiques qui se déroulent sous nos yeux, le film souligne l'idée de mise en spectacle de la violence, et du fait divers. Cette idée est encore renforcée par la musique, des mélodies de jazz, de funk ou de rythm and blues, légères et chaloupées, radicalement à contre rythme de ce qui se joue à l'écran. Bill Skarsgård et Dacre Montgomer dans le film "La corde au cou" de Gus Van Sant, sortie le 15 avril 2026. (STEFANIA ROSINI) Cette mise en scène sophistiquée n'enlève rien, au contraire, à la dimension psychologique et à l'humanité de chacun des personnages. On s'attache à Tony, interprété par Bill Skarsgård avec toutes les nuances qui s'imposent, mais on est aussi ému par son otage, Dacre Montgomery dans le rôle de ce fils malheureux du vieux courtier cynique, campé en quelques scènes à peine par Al Pacino, royal. Le personnage de Fred Temple (Colman Domingo), un animateur de radio vénéré par Tony, qui fait appel à lui pour ses négociations, vient par sa présence flegmatique et rassurante, en contrepoint de l'agitation incandescente qui caractérise toute cette affaire."Je ne suis pas un homme riche. Je suis pauvre, et ça ne m'a jamais dérangé", déclare Tony. "Mais ces gens-là m'ont trahi. Ils appâtent des gens comme moi, et leur vendent le rêve américain pour mieux les anéantir", affirme-t-il. À travers ce thriller, Gus Van Sant dessine les prémisses de l'Amérique d'aujourd'hui, celle de Trump, ultralibérale, et cynique."Je suis le petit, mais cette fois, j'ai inversé les rôles", affirme Tony, son otage à sa merci, dans un sentiment de puissance. En mettant en scène le spectacle médiatique de ce fait divers, Gus Van Sant donne à voir, sans faire l'apologie du preneur d'otage, l'envers de la médaille du rêve américain, et l'illusion tragique de toute forme de résistance à un système qui protège les puissants. Affiche du film "La corde au cou", de Gus Van Sant (ARP SÉLECTION) Titre original : "Dead Man's Wire"Genre : ThrillerRéalisation : Gus Van SantAvec : Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman DomingoPays : U.S.A.Durée : 1h 45minSortie : 15 avril 2026Distributeur : ARP SélectionSynopsis : Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. À Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ? Sabrina Carpenter se moque d'un youyou à Coachella Gauvain Sers : "Monsieur le président, seriez-vous dur d'oreille ?" Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Quelles seront les têtes d'affiche du Festival de Cannes 2026 ? 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