Un jury californien a jugé vendredi qu'
Elon Musk avait trompé des actionnaires de
Twitter lors de son rachat chaotique du réseau social en 2022, mais a rejeté l'accusation de manœuvre frauduleuse délibérée pour faire baisser le cours de l'action, selon le verdict. Quelques minutes après l'annonce du jugement, les avocats d'
Elon Musk ont fait savoir à l'
AFP que leur client entendait faire appel de la décision, qu'ils ont qualifiée de « contretemps ». Publié le : 21/03/2026 - 09:22Modifié le : 21/03/2026 - 22:50 2 min Temps de lecture
Elon Musk, patron du réseau social
X, à
Washington, le 19 novembre 2025. ©
Reuters/Evelyn Hockstein Après trois semaines d'un procès civil marqué par le témoignage en personne de l'homme le plus riche du monde, qui avait racheté
Twitter en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars, le jury d'un tribunal fédéral de
San Francisco a estimé que deux tweets publiés par le patron de
Tesla en mai 2022 contenaient des déclarations mensongères responsables de la baisse du cours de
Twitter. Les dommages, qui doivent encore être déterminés, sont estimés à 2,6 milliards de dollars par les avocats des plaignants, a indiqué à l'
AFP Mark Molumphy, l'un d'entre eux. Ironie du sort, la décision est intervenue quasiment vingt ans jour pour jour après le premier tweet de l'histoire, publié par le cofondateur du groupe à l'oiseau bleu,
Jack Dorsey, le 21 mars 2006. Rare défaite pour Musk Le jugement constitue une rare défaite judiciaire pour
Elon Musk, souvent surnommé « Teflon Elon » pour sa capacité à sortir indemne de procès que beaucoup le voyaient perdre. Ses avocats ont d'ailleurs rappelé cet état de fait à l'
AFP, soulignant qu'un tribunal texan l'avait encore exonéré vendredi dans une procédure en diffamation. En 2023, un jury du même tribunal fédéral de
San Francisco l'avait exonéré en quelques heures d'accusations similaires portées par des actionnaires de
Tesla, après qu'il avait tweeté en 2018 avoir les fonds pour racheter le constructeur automobile. Le patron de
Twitter - devenu
X -, qui publie chaque jour de nombreux messages sur la plateforme, n'a pas réagi immédiatement à ce verdict, dont il peut faire appel. Le procès a largement tourné autour des affirmations d'
Elon Musk sur le nombre de faux comptes sur
Twitter. Chute du cours Il avait soutenu que la plateforme comptait bien plus de comptes spam et automatisés que les 5% déclarés dans ses documents réglementaires, utilisant ce qu'il présentait comme une tromperie de
Twitter pour justifier sa tentative de se retirer de l'accord. Après le premier message posté sur la plateforme à ce sujet par
Elon Musk, en mai 2022, le cours du titre avait chuté de 17% en deux séances, poussant certains actionnaires à vendre. Les plaignants, eux, soutenaient que ces déclarations faisaient partie d'un plan visant à faire pression sur le conseil d'administration pour obtenir un prix inférieur à son offre initiale, alors que le cours de l'action
Tesla chutait et rendait le financement de l'opération plus coûteux.
Elon Musk visé par un signalement de la justice française aux autorités américaines Un mois avant sa convocation à Paris,
Elon Musk est de nouveau dans le viseur de la justice française: le parquet de la capitale a signalé aux autorités américaines une possible « valorisation artificielle » des sociétés
X et xAI par l'homme le plus riche du monde. « La polémique suscitée par les deepfakes à caractère sexuel générés par Grok (IA de
X) pourrait avoir été générée à dessein, afin de valoriser artificiellement les sociétés
X et xAI », en vue de « l'introduction en Bourse prévue en juin 2026 de la nouvelle entité née de la fusion entre Space
X et xAI, et alors que la société
X était en perte manifeste de vitesse », a expliqué samedi à l'
AFP le parquet. Ce dernier a alors émis, le 17 mars, une « transmission spontanée d'informations » au ministère américain de la Justice, « via le bureau d'entraide pénale internationale du ministère de la Justice français ». Cette transmission a aussi été adressée « à l'intention des avocats français de la Securities and Exchange Commission (SEC), qui est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers », détaille le ministère public. « Ce sont des attardés mentaux », a commenté le multimilliardaire samedi, en français dans le texte sur
X (ex-
Twitter), en réaction à une dépêche de l'
AFP consacrée à ce signalement. À lire aussiDe milliardaire mégalo à conseiller spécial de Trump, qu’est-ce qui motive réellement
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