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SAT · 2026-03-21 · 08:15 GMTBRIEF NSR-2026-0321-27593
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NSR-2026-0321-27593News Report·FR·Legal & Judicial

Il ne peut pas renoncer à la nationalité russe... car il n'est pas russe: ce milliardaire présenté à tort comme russe attaque le Royaume-Uni qui a saisi ses biens devant la Cour européenne des droits de l'homme

Le milliardaire Eugene Shvidler, né en Russie mais n'ayant pas la nationalité russe, a saisi la Cour européenne des droits de l'Homme pour contester les sanctions britanniques imposées en mars 2022 suite à la guerre en Ukraine. Ses liens étroits avec l'oligarque Roman Abramovitch ont conduit le gouvernement britannique à le considérer comme proche du Kremlin et à geler ses avoirs, y compris ses avions et son yacht.

BFM TV EconomieFiled 2026-03-21 · 08:15 GMTLean · Center-RightRead · 5 min
Il ne peut pas renoncer à la nationalité russe... car il n'est pas russe: ce milliardaire présenté à tort comme russe attaque le Royaume-Uni qui a saisi ses biens devant la Cour européenne des droits de l'homme
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Le milliardaire Eugene Shvidler, né en Russie mais n'ayant pas la nationalité russe, a saisi la Cour européenne des droits de l'Homme pour contester les sanctions britanniques imposées en mars 2022 suite à la guerre en Ukraine. Ses liens étroits avec l'oligarque Roman Abramovitch ont conduit le gouvernement britannique à le considérer comme proche du Kremlin et à geler ses avoirs, y compris ses avions et son yacht. Shvidler, dont la fortune est estimée à 1,5 milliard de dollars, affirme que sa réputation professionnelle est détruite et qu'il vit actuellement aux États-Unis grâce à des amis. Il conteste la justification des sanctions, arguant qu'il n'est pas russe et que les accusations sont basées sur des informations erronées. Il avait déjà été débouté par la Cour Suprême du Royaume-Uni.

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Shvidler's close ties to Roman Abramovitch led to UK sanctions.

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Shvidler is a British and American citizen, not Russian.

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Shvidler's assets have been frozen by the UK government.

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Eugene Shvidler is contesting UK sanctions at the European Court of Human Rights.

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Shvidler's fortune is estimated at $1.5 billion by Forbes.

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La Cour Européenne des Droits de l'Homme (photo d'illustration) - Frederick Florin / AFPSelon le Financial Times, le milliardaire Eugene Shvidler a saisi la Cour européenne des droits de l'homme pour constester les sanctions qui le visent depuis le début de la guerre en Ukraine. S'il n'a pas la nationalité russe, ce sont ses liens étroits avec l'oligarque Roman Abramovitch qui ont alerté les autorités britanniques.Il entend se défendre jusqu'au bout. Débouté il y a quelques mois par la Cour Suprême du Royaume-Uni, Eugene Shvidler, un milliardaire né en Russie visé par les sanctions britanniques depuis le début de la guerre en Ukraine, va désormais contester le traitement dont il fait l'objet devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Une première après quatre ans de conflit.Eugene Shvidler dont la fortune est estimée par Forbes à 1,5 milliard de dollars s'est retrouvé dans le viseur du gouvernement britannique dès mars 2022, lorsque son jet privé a décollé des États-Unis pour rejoindre l'Angleterre, rapporte le Financial Times. Selon le quotidien économique, c'est un compte Twitter automatisé pour suivre les vols qui a attiré l'attention des autorités. Pour en savoir plus, les agents du ministère Affaires étrangères en charge du dossier auraient alors effectué une recherche Google pour finalement identifier Eugene Shvidler comme "un homme d'affaires russe, résidant aux États-Unis", selon le Financial Times.Mais ce sont surtout les liens étroits qu'entretenait Eugene Shvidler avec l'oligarque russe Roman Abramovitch, ancien propriétaire du club de Chelsea considéré comme proche de Vladimir Poutine, qui l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement britannique. Décision a alors été prise de l'intégrer à la liste des 1.800 personnalités actuellement visées par les sanctions du Royaume-Uni pour soupçon d'accointance avec le Kremlin.Un citoyen britanniquePlacé sous le régime des sanctions britanniques, Eugene Shvidler a vu ses avoirs gelés. Le milliardaire âgé de 61 ans a notamment indiqué que ses avions avaient été immobilisés et qu'il avait été contraint de licencier son personnel de maison ainsi que l'équipage de son yacht, lequel, assure-t-il, ne lui a pas été offert par Abramovitch après avoir gagné un pari, contrairement à ce qui a été dit. Celui qui est également propriétaire d'un domaine viticole en Dordogne assure désormais que sa réputation professionnelle est détruite. Il vivrait actuellement aux États-Unis grâce à des amis alors que des banques l'auraient blacklisté au Royaume-Uni et que ses enfants auraient eux été exclus de leur école respective.Une véritable injustice pour Eugene Shvidler. Lui rappelle que, s'il est né en Russie, il a quitté le pays il y a de longues années en tant qu'apatride et détient aujourd'hui la nationalité américaine et britannique (il était installé au Royaume-Uni depuis 2003). Certes, il a longtemps travaillé avec Roman Abramovitch: d'abord en devenant l'un de ses conseillers au moment de l'acquisition d'une compagnie pétrolière auprès de l'État russe, puis en rejoignant le groupe sidérurgique d'Abramovitch Evraz basé à Londres. Mais Eugene Shvidler assure avoir démissionné dès lors que les premières sanctions contre son proche ami ont été prononcées.Le milliardaire dénonce aussi la pression exercée par le secrétaire d'État britannique aux Transports de l'époque, Grant Shapps. Il estime que ce dernier l'a inclu sur la liste des sanctions sans fondement sérieux, et uniquement pour démontrer la détermination du gouvernement face au Kremlin. Et ce alors que le ministère des Affaires étrangères avait d'abord émis des réserves: "Nous ne savons pas grand chose sur (Shvidler), de ses avoirs, ni s'il relève de notre régime de sanctions", avait écrit un agent du ministère dans un courriel consulté par le Financial Times.D'ailleurs, Grant Shapps avait dans un premier temps posté un message sur Twitter, affirmant qu'Eugene Shvidler était "un ami de Poutine" et qu'il "profitait de l'invasion illégale de la Russie" en Ukraine. Un message supprimé après que la ministre a été contacté par Shvidler lui-même. Le milliardaire assure en effet ne plus avoir été au même endroit que Vladimir Poutine depuis 2007, lors des funérailles de Boris Eltsine, et qu'Abramovitch n'est plus proche du président russe depuis 2012.La Cour Suprême britannique donne raison au gouvernementAu cours des dernières années, Eugene Shvidler a entrepris plusieurs démarches pour être retiré de la liste des personnalités visées par les sanctions britanniques. Toujours selon le Financial Times, il a écrit à cinq reprises au ministère des Affaires étrangères afin de demander ce qu'il était nécessaire de faire pour être blanchi. En vain. Sa dénonciation publique de la guerre en Ukraine et la démission de ses fonctions avant même d'être soumis au régime de sanctions n'ont rien changé: "Depuis, j’ai fait tout mon possible et pris toutes les mesures qui m’ont été demandées. Je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus pour être radié de la liste", a-t-il expliqué au média britannique.Certains ont pourtant réussi. C'est le cas de l'homme d'affaires Oleg Tinkov qui a ouvertement critiqué le Kremlin et renoncé à sa nationalité russe pour être exonéré. Un geste que Eugene Shvidler ne peut consentir puisqu'il n'a jamais eu de passeport russe.L'éco du monde : Pétrole, que changerait la fin des sanctions sur les hydrocarbures russes ? – 10/031:57Après avoir épuisé toutes les démarches auprès des autorités, le milliardaire a finalement saisi la Cour Suprême du Royaume-Uni pour constester selon son avocat la "charge disproportionnée et excessive" qu'il supporte depuis le début de la guerre. Sans succès une nouvelle fois. Si la Cour a admis les répercussions "graves" des sanctions sur Shvidler en tant que citoyen britannique, elle a donné raison au gouvernement en reconnaissant "la compétence institutionnelle supérieure" du ministère des Affaires étrangères en matière de politique étrangère et de sanctions imposées à la Russie. Un juge de la Cour Suprême a toutefois exprimé son opposition, arguant que les tribunaux ne pouvaient pas "entériner aveuglément les déclarations du pouvoir exécutif".Eugene Shvidler s'en remet désormais à la Cour européenne des droits de l'Homme qui ne devrait pas se prononcer avant plusieurs mois. Sa décision sera néanmoins très scrutée puisqu'elle pourrait remettre en cause la base juridique sur laquelle repose le régime de sanctions britanniques. En cas de victoire de Shvidler, le Royaume-Uni pourrait être contraint de préciser les critères qui motivent l'inscription de personnalités sur sa "liste noire" des milliardaires russes. Ce qui ouvrirait potentiellement la voie à des nombreuses autres contestations, sachant que huit requêtes seulement ont à ce jour été déposées auprès de la Cour Suprême britannique, selon Bloomberg.
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