Le 22 mars 2026 à 08h22
Lucas Larivée a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour le viol et le meurtre de
Justine Vayrac en octobre 2022. Passer la publicité Passer la publicité
Lucas Larivée a été condamné samedi par la Cour d’assises de la
Corrèze à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour avoir violé et tué
Justine Vayrac après une soirée en discothèque à
Brive-la-Gaillarde en octobre 2022. Les jurés n’ont pas suivi les réquisitions de l’avocate générale Émilie Abrantes, qui avait requis une peine de réclusion à perpétuité, estimant que l’accusé, «prisonnier de (ses) mensonges» durant le procès, possédait «tous les traits de personnalité» qui font de lui «un psychopathe» dangereux pour la société. Passer la publicité Après six heures de délibération, les jurés ont prononcé une peine légèrement inférieure à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté, réclamée par le parquet. En larmes et dans les bras de ses proches lors de l’annonce du verdict, la mère de la victime a ensuite fait un pas pour enlacer celle de l’accusé. «Depuis le début, nous avons fait le choix de faire confiance en la justice de notre pays et cette confiance est intacte», a réagi le beau-père de la victime, au nom de la famille Vayrac. De son côté, le représentant de la défense, Me
Michel Labrousse, n’a pas souhaité commenter le verdict, précisant que l’«éventualité d’un appel n’est pas une décision qui se prend à chaud». Rapport «torchon» Déjà condamné pour une affaire d’incendie volontaire,
Lucas Larivée, présenté comme «intolérant à la frustration» par les experts psychiatres, était jugé pour le viol et le meurtre le 22 octobre 2022 de
Justine Vayrac, 20 ans, au retour d’une soirée en discothèque à
Brive-la-Gaillarde. Pour le parquet, dès la nuit des faits, le jeune homme «a mis en place une mécanique machiavélique et glaçante. Il a réfléchi à chaque détail», avec «cynisme», aussitôt après la mort de Justine, en rassurant ses amis par téléphone, enterrant le corps, puis accusant un personnage inventé. Dans le dossier des incendies, «l’expert psychiatre avait conclu que Larivée ne présentait aucun profil psychopathique. Comment peut-on dire tout l’inverse aujourd’hui ?», a mis en cause l’avocat de la défense Me
Michel Labrousse, au cours de près de quatre heures de plaidoirie durant laquelle les proches de la victime ont quitté la salle. «Ce (nouveau) rapport (d’expertise psychiatrique, ndlr) est un torchon. Il a mis dans la tête des gens l’item d’un tueur en série, et l’avocate générale profite de ce pain béni.» «
Lucas Larivée, ce n’est pas Émile Louis», a-t-il ajouté. Avant de tancer les jurés: «Vous aurez sur la conscience une décision sur laquelle il y a du doute et qui doit lui profiter», les enjoignant à ne retenir que «la qualification de coups mortels». Passer la publicité Depuis le début du procès, la défense a plaidé l’accident lors d’un jeu sexuel - un étranglement au cours de l’acte - consenti ayant mal tourné, pour expliquer la mort, «sans intention de la donner», de la jeune femme. Mais cette thèse a été bousculée, au fil des débats, par les expertises attestant de projection de sang dans la chambre, de coups portés à la victime, par le témoignage d’une seconde jeune femme, disant avoir aussi été étranglée lors d’une deuxième relation dans le même lit, deux heures après la mort de Justine, et par les mensonges de l’accusé. «Fictif» Au début de l’affaire,
Lucas Larivée avait évoqué, «pour se dédouaner», l’intervention d’un tiers, qui s’avérera imaginaire, auteur d’un rapport forcé et de quatre coups de poings sur
Justine Vayrac. «Ce mensonge ne vous dédouane pas, au contraire, il vous accable», a lancé l’avocate générale, expliquant que dans «ce récit» attribué à un tiers fictif, «tout correspond(ait) à ce qui est constaté scientifiquement.» Décrite comme «douce» et «très sensible» par ses parents à la barre, «Justine, alcoolisée et d’une fragilité particulière» le soir des faits, «n’était qu’une proie de plus sur le tableau de chasse de
Lucas Larivée», qui, séducteur, collectionnait les petites amies d’après l’enquête, selon l’avocat de la famille Vayrac, Me Olivier Guillot. Vendredi,
Lucas Larivée avait qualifié son geste d’«irréparable» et d’«impardonnable», tout en restant campé sur la thèse de «l’accident». «Je ne me pardonnerai jamais», avait-il déclaré, en larmes, le regard tourné vers les parents de Justine. Affaire
Justine Vayrac :
Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle S'ABONNER Saint-Denis : opposé au désarmement de ses effectifs par le nouveau maire LFI, le directeur de la police municipale sur le départ Si une seule demande de mutation a officiellement été traitée administrativement, pas moins de 90 agents seraient en partance, soit deux tiers des effectifs de la première «PM» d’Île-de-France. Saint-Denis : une élue PS annonce sa démission, évoquant des liens présumés entre le maire et la personne responsable de son agression Une élue PS de Saint-Denis, Oriane Filhol, a démissionné en dénonçant des liens présumés entre le maire LFI Bally Bagayoko et Mouloud Bezzouh, le commanditaire de son agression, récemment condamné. Incendie au Bristol à Paris : le feu maîtrisé, l’hôtel a rouvert sauf le 114 Faubourg Situé rue du Faubourg Saint-Honoré, non loin du palais de l’Élysée, le Bristol est un palace appartenant à la multinationale d’origine allemande Oetker. Fusil à pompe, faux papiers et argent liquide : de l’Aveyron au Portugal, comment un mystérieux enlèvement s’est soldé par un double féminicide RÉCIT - Le 20 mars, deux femmes et leurs enfants se sont volatilisés. Après cinq jours de recherches, l’adolescent et la fillette ont été retrouvés sains et saufs mais leurs mères ont été tuées et enterrées. Cédric Prizzon, père des enfants, est désigné comme le suspect numéro un. « Aucun problème » : chez les proches d’Aurélie S., accusée d’avoir tué et congelé ses deux nourrissons, l’aveuglement complet COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Aux premier et deuxième jours du procès d’Aurélie S., ses proches dont ses parents et ses trois filles encore vivantes ont livré le portrait d’une femme secrète et dépassée par tout ce qui était difficile dans la vie. «Elle était ce que j’avais de plus cher au monde» : au procès du viol et du meurtre de
Justine Vayrac, le chagrin incommensurable de son père COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Face à la cour d’assises de la
Corrèze, Vincent Vayrac, 44 ans, s’est confié sur l’absence de sa fille unique et son combat pour survivre au quotidien. «Elle était incroyablement belle»: au procès du meurtre de
Justine Vayrac, sa mère lui rend hommage et vient en aide à un journaliste ayant fait un malaise COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Marina, la mère de
Justine Vayrac, a donné une leçon d’humanité à tous ceux qui ont assisté au procès jeudi. Elle est allée jusqu’à réconforter des membres de la famille de l’accusé,
Lucas Larivée. «Ce dossier nous a marqués» : au procès du meurtre de
Justine Vayrac, des policiers déconcertés par le «caméléon»
Lucas Larivée COMPTE RENDU D’AUDIENCE - La «capacité de résistance» de l’accusé a marqué les enquêteurs. Alors âgé de 21 ans, il avait fini par «craquer» en fin de garde à vue, admettant avoir tué et enterré
Justine Vayrac. «Je ne sais pas» : le «trou noir» de
Lucas Larivée, incapable d’expliquer la mort par strangulation de
Justine Vayrac COMPTE RENDU D’AUDIENCE - La cour est revenue en détail sur la nuit du 22 au 23 octobre 2022 au cours de laquelle le jeune agriculteur est accusé d’avoir violé et tué
Justine Vayrac.
Lucas Larivée et son avocat se réfugient derrière une mort accidentelle liée à un «jeu sexuel». Huit grossesses, sept pères, deux nourrissons congelés : la vie chaotique d’Aurélie S., accusée de meurtre et de maltraitances RÉCIT - Le procès d’Aurélie S. s’ouvrira ce jeudi 19 mars devant la cour d’assises du Vaucluse, à Avignon. Cette femme de 45 ans est accusée d’avoir tué deux de ses nourrissons et commis des violences contre ses trois filles vivantes. « La magistrature doit rendre des comptes » : la colère de la mère d’Elias face au mutisme de la justice RÉCIT - La famille d’Elias, tué d’un coup de machette en janvier 2025 à Paris, se bat pour l’instauration d’une loi qui obligerait les magistrats à rencontrer les victimes ou leurs proches en cas de dysfonctionnement judiciaire. «Après son lynchage physique, voici le lynchage de sa mémoire» : l’avocat des parents de Quentin Deranque contre-attaque auprès du Figaro EXCLUSIF - Me Fabien Rajon dénonce «l’indécence de ceux qui veulent salir la mémoire de Quentin» pour «faire oublier le drame». Le pénaliste déplore également le harcèlement médiatique dont fait l’objet la famille du jeune homme. Lisa, 3 ans, battue à mort par sa mère et son beau-père : une reconstitution organisée sur le lieu du crime INFO LE FIGARO - Alors que la mère et le beau-père de la fillette continuent de se renvoyer la responsabilité du meurtre, une reconstitution aura lieu ce vendredi au domicile familial afin de retracer l’enchaînement de leurs gestes le soir du drame.