Pour faciliter le retour à l'emploi,
France Travail s'appuie sur plus de 900 psychologues du travail. Un par agence, pour accompagner les demandeurs d'emploi en grande souffrance. Exemple dans une agence de
Sens, dans l'
Yonne. Une agence
France Travail. (
EMELINE ROCHEDY /
Radio France) Dans son bureau de l'agence
France Travail de
Sens, dans l'
Yonne,
Mabrok Hassouni, psychologue du travail, reçoit une cinquantaine de chômeurs : des jeunes diplômés sous pression, des chômeurs longue durée, démotivés après de nombreux refu ou des seniors perdus après un licenciement économique. "Les personnes qui viennent me voir ne font au début aucune candidature parce qu'elles ont peur. Rien que lire une offre d'emploi va leur donner des frissons", explique le psychologue.
Mabrok Hassouni collabore avec
France Travail depuis huit ans et a réalisé 149 orientations l'an dernier. Actuellement, il suit 51 personnes. "En tant que psychologue du travail, on va pouvoir questionner la personne sur son parcours de vie, son expérience personnelle pour bien identifier ses difficultés, si c'est de l'angoisse, du stress ou un manque de confiance en soi, et on va pouvoir mettre en place des stratégies pour pouvoir faire face à ces obstacles", explique-t-il.Une fois leurs craintes identifiées, il leur donne des clés en utilisant par exemple "tout ce qui est psychologie positive. Se concentrer sur les forces plutôt que les échecs. On va travailler sur les techniques de respiration, de relaxation, détaille-t-il. Quand je les laisse partir, elles sont dans une démarche de recherche active d'emploi, en faisant plus de candidatures. Elles ont plus confiance pour parler d'elles."Élodie, 48 ans, inscrite chez
France Travail depuis avril 2025 après un licenciement abusif, se souvient de la première fois qu'elle s'est installée face u psychologue, juste après son licenciement. "Je n'étais pas bien du tout. J'ai fait cinq mois sur le canapé avec des chips. Je voulais rester chez moi, ne voir personne, ne rien faire... et Mr Hassouni m'a dit que ce n'était pas une vie. C'est quelqu'un de très à l'écoute, qui ne va pas vous juger"."Le côté humain, je trouve ça très important, le fait qu'il y ait une personne chez
France Travail qui prenne en considération vos émotions, plutôt qu'uniquement votre côté professionnel."Élodie, une demandeuse d'emploi à franceinfoAu fil des rendez-vous, l'ancienne commerçante se confie, notamment sur le burn-out subi dans son ancien poste. "Il m'a expliqué que ça ne venait pas de moi, confie Élodie. Je pense que le fait de me l'entendre dire, que ce n'était pas de ma faute, j'ai l'impression que je range ça dans une petite case et que ça me fait passer à autre chose". Alors qu'il y a cinq mois elle n'arrivait pas à se projeter, maintenant, Élodie se fixe des objectifs. "Je me suis vraiment posé les questions de ce que je ne voulais plus et de ce qui me ferait vibrer". Conclusion : "Je vais être ma propre patronne !", lance une Élodie transformée. Un peu plus sûre d'elle, face au psychologue du travail, elle retrouve aussi le sourire. "Il m'a donné confiance, je suis moins renfermée sur moi-même et je me remets un peu plus à rayonner".
Mabrok Hassouni travaille aussi sur la transition professionnelle grâce à un outil en ligne, destiné à cerner les envies et la personnalité du demandeur d'emploi : "On va lui demander si le travail d'équipe l'intéresse, s'il est minutieux, rigoureux, s'il a peur du changement, s'il s'adapte facilement aux nouveautés. Et en fonction des réponses, il y aura une liste de métiers à analyser, ce qui permet d'éviter de futurs échecs". En moyenne, le suivi dure trois à quatre mois, avec des effets positifs assez rapides, selon Amélie, conseillère emploi chez
France Travail."À la fin de ce parcours, les personnes avancent vers l’emploi. Il y a une nouvelle motivation, une étincelle, un regard qui change."Amélie, conseillère emploi chez
France Travailà franceinfoSelon Amélie, sans ce suivi ces personnes pourraient "finir en demandeur d'emploi longue durée". "Le besoin se démocratise. C'est plus simple de parler d'orientation vers un psychologue du travail, même si le simple titre peut faire peur", ajoute Stéphanie Landréat, la directrice de l'agence
France Travail de
Sens, qui suit 8 500 demandeurs d'emploi. Les agents demandent aussi parfois des conseils au psychologue du travail pour savoir détecter des signaux d'alerte ou trouver les bons mots lors de leurs propres rendez-vous avec les demandeurs d'emploi. Israël frappe un pont au Liban, le président dit craindre une “invasion terrestre“ Le "bouton de fièvre" est très répandu : environ 64 % des adultes seraient porteurs de l’herpès labial, affirme Julien Ménielle Comment se déploie le parapluie de défense d'Israël ? Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Réparation automobile : l'essor alarmant des garages clandestins Missiles iraniens sur Israël : Benyamin Nétanyahou reconnaît "une soirée très difficile" Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo Flambée des prix : les carburants attisent la convoitise des voleurs Un télescope révolutionnaire et des millions de découvertes à venir Arnaque sur internet : quand la promesse est trop belle Préparer son "summer body", est-ce bien conseillé ? "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens En Angleterre, une vaste campagne de vaccination contre la méningite Comment les koalas ont réchappé à la consanguinité et réussi à perpétuer leur espèce ? Le fugitif Ilyas Kherbouch, alias "Ganito", a été interpellé Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans Les athlètes français pensent-ils déjà aux Jeux de 2030 ? Ordinateurs, téléphones, voitures… les puces sont partout Saut Hermès : dans les coulisses d’un ballet d’exception Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : trois hommes, dont deux animateurs, interpellés La marine française intercepte un pétrolier en provenance de Russie naviguant sous "un faux pavillon" en Méditerranée