Le 23 mars 2026 à 06h42 Selon
Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), au moins 40 infrastructures énergétiques sont «gravement ou très gravement endommagées» dans neuf pays du Moyen-Orient. Passer la publicité Passer la publicité Le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, a averti lundi
Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), décrivant une «menace majeure» pour l'économie mondiale. «À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies», a-t-il affirmé au National Press Club à Canberra, faisant référence aux crises des années 1970. «À l’époque, pour chacune de ces crises, le monde a perdu environ cinq millions de barils par jour, soit, en ajoutant les deux, 10 millions de barils par jour», a expliqué M. Birol. Passer la publicité Faisant également référence aux répercussions de l'invasion de l'
Ukraine par la Russie en 2022, il a ajouté que «cette crise représente à ce stade deux crises pétrolières et un effondrement du marché du gaz réunis». L’ultimatum de Trump Selon lui, au moins 40 infrastructures énergétiques sont «gravement ou très gravement endommagées» dans neuf pays du Moyen-Orient en raison du conflit. «Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale», a-t-il averti. «L'économie mondiale fait face à une menace majeure, et j'espère vivement que ce problème sera résolu dès que possible», a ajouté M. Birol. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué de facto en raison de la guerre au Moyen-Orient, lancée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'
Iran. Faute de réouverture d'ici lundi soir par l'
Iran de ce passage, le président américain
Donald Trump a menacé de «frapper et anéantir» les centrales électriques iraniennes «EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE!» En représailles aux raids israélo-américains, l'
Iran mène des attaques avec des missiles et des drones contre des infrastructures notamment énergétiques dans des pays alliés de Washington ainsi que contre des navires croisant dans le Golfe, menaçant en particulier ceux s'aventurant dans le détroit. Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les États-Unis ont autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer. Guerre au Moyen-Orient : le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies, prévient le chef de l’AIE S'ABONNER Face à la guerre au Moyen-Orient, les États européens s’opposent sur le sort du marché carbone L’Italie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque réclament une suspension du marché carbone européen, qui coûte cher à leurs entreprises. «Si ça se refroidit fin mars ou en avril, certains vont le payer cher» : le prix du fioul s’envole avec la guerre au Moyen-Orient En France, plus de 2,5 millions de résidences principales sont encore chauffées au fioul. Les ménages concernés se retrouvent à devoir choisir entre faire le dos rond, en espérant que la situation se calme avant que leur cuve soit vide, ou payer plein pot. Accaparé par l’
Iran,
Donald Trump repousse sa visite en Chine DÉCRYPTAGE - Si le président affirme maintenir une « bonne relation » avec Pékin, le conflit au Moyen-Orient menace la fragile détente sino-américaine sur fond de différends stratégiques et commerciaux persistants. « Une odeur qui exhalait le feu » : au Liban, des médecins et des secouristes ciblés par Israël REPORTAGE - Trente-six médecins, infirmiers et ambulanciers ont été tués depuis la reprise de la guerre contre le Hezbollah. Flambée des carburants : l’essence et le gazole coûtent-ils moins cher chez nos voisins ? Si de nombreux frontaliers se rendent à l’étranger pour faire leur plein, dans l’espoir de faire des économies, la hausse des prix des carburants touche toute l’Europe. Combien coûtent l’essence et le gazole chez nos voisins ? Le Figaro fait le point. Irak, Émirats arabes unis, Liban... Où se situent les militaires français au Moyen-Orient ? CARTE - Un soldat français est décédé après une frappe de drones Shahed sur une base militaire se trouvant au nord de l’Irak. Environ 2000 militaires français sont déployés au Moyen-Orient depuis des années, et avec la guerre en
Iran, cette présence tend à se renforcer. Guerre au Moyen-Orient : vers des retards de livraison à prévoir pour les colis des Français ? Le conflit dans la région déstabilise les grandes chaînes logistiques mondiales. Avec un risque inflationniste, mais aussi de délais d’acheminement des marchandises rallongés. Rodolphe Saadé au Figaro : «La gestion de crise, c’est l’état d’esprit actuel de CMA CGM» ENTRETIEN EXCLUSIF - En pleine guerre contre l’
Iran, le PDG du troisième groupe mondial de transport maritime explique comment il a ouvert de nouveaux corridors logistiques pour contourner la fermeture du détroit d’Ormuz. Face à la flambée des carburants, des Français vont faire le plein en Espagne... et des Allemands se ruent en France Bien que la hausse des prix à la pompe liée à la guerre au Moyen-Orient touche tous les pays européens, de plus en plus de frontaliers tricolores se rendent de l’autre côté des Pyrénées pour remplir leur réservoir. Baisse des taxes, plafonnement des prix… De l’Italie au Bangladesh, la réponse des États pour amortir la flambée des carburants Partout dans le monde, les prix à la pompe atteignent des sommets, tirés par l’envolée des cours du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Face au mécontentement des populations, de nombreux gouvernements ont réagi.