A écouter les débats télévisés, dimanche 22 mars au soir du deuxième tour, la plupart des familles politiques se disent victorieuses de ces municipales 2026. Pour le coordinateur de
La France Insoumise Manuel Bompard, la "percée" des candidats LFI aux municipales se "confirme, s'amplifie et se renforce". Le RN a réalisé "la plus grande percée de toute son histoire", estime pour sa part
Jordan Bardella, président du
Rassemblement National. "Nous doublons notre nombre d'élus locaux partout en France", renchérit
Gabriel Attal, secrétaire général de
Renaissance. Mais que disent réellement les chiffres ? Entre recul des écologistes, poussée du RN et renforcement de la droite, franceinfo a sorti la calculette pour départager les gagnants et les perdants ville par ville et parti par parti. Les grandes villes sont les résultats sont les plus scrutés et les plus commentés au cours des soirées électorales. Les 42 municipalités de plus de 100 000 habitants constituent une catégorie à part pour distinguer les gagnants et les perdants des élections municipales. Nous avons ré-étiqueté chacun des maires sortants et chacune des têtes de liste vainqueurs de ces municipales pour évaluer le nombre de bascules et de maintien par famille politique. Il en ressort une relative stabilité des grands blocs avec douze villes à droite en 2026 soit autant qu'en 2020, six villes au centre, soit une de plus qu'en 2020, 22 villes à gauche, soit deux de moins qu'en 2020 et deux villes à l'extrême droite, soit une de plus qu'en 2020. Mais cet équilibre des grandes forces politiques masque les bascules d'une élection à l'autre représentées sur le graphique ci-dessous.Parmi les grands perdants figurent d'abord les écologistes qui n'ont conservé que trois des sept villes qu'ils dirigeaient avant ces élections municipales. Les verts ne sont parvenus à se maintenir qu'à
Lyon avec
Grégory Doucet, à
Grenoble avec
Laurence Ruffin et à
Tours derrière
Emmanuel Denis. En revanche, Bordeaux passe au centre après la victoire du macroniste Thomas Cazenave. De même pour Annecy, jusque-là dirigée par les écologistes, qui est gagnée par Antoine Armand, un autre proche du Président de la République. Les écologistes cèdent également Besançon à la droite représentée par le LR Ludovic Fagaut et ils se font subtiliser Strasbourg par la socialiste Catherine Trautmann.Les Républicains perdent la ville de Nîmes, gagnée par le communiste Vincent Bouget. Mais ils conservent leurs quatre autres grandes villes et en gagnent deux de plus, en prenant Clermont-Ferrand au PS en plus de Besançon. Les socialistes parviennent quant à eux à se maintenir dans la plupart de leurs bastions à l'exception notable de Brest qui passe à droite et de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, passée sous pavillon insoumis. A l'extrême droite, le
Rassemblement National conserve Perpignan et bénéficie de son alliance avec l'UDR d'Eric Ciotti vainqueur à Nice.L'élargissement de l'analyse à l'ensemble des villes de plus de 10 000 habitants fait en revanche pencher la balance en faveur de la droite et du centre, comme le montre la carte animée ci-dessous.En se basant sur les étiquettes attribuées par le ministère de l'Intérieur, il ressort que les municipalités classées à gauche sont beaucoup moins nombreuses en 2026 qu'en 2020. Les mairies Divers gauche ne sont plus que 148 contre 196 il y a six ans. Les municipalités classées comme socialistes ou union de la gauche ne sont plus que 129 en 2026, contre 141 en 2020. La chute est particulièrement forte pour le parti communiste qui ne compte plus que 7 villes de plus de 10 000 habitants en 2026 d'après le ministère de l'Intérieur contre 25 en 2020. A l'inverse, la droite gagne de nombreuses villes. Les municipalités à majorité divers droite, LR ou UDI passent au nombre de 464, contre 455 en 2020. Les communes dirigées par un maire centriste (
Renaissance, MoDem, Horizons) connaissent une progression et sont au nombre de 177, contre 140 en 2020. Enfin, le
Rassemblement National et ses alliés sont à la tête désormais de 37 villes, contre 9 en 2020.Dans le détail, plus la ville est peuplée, plus elle a de chance d'être dirigée par la gauche. Les différentes formations de gauche ou d'extrême gauche détiennent 52% des villes de plus de 100 000 habitants, contre environ 43% pour le centre et la droite, et près de 5% pour l'extrême droite. Dans les villes peuplées de 30 000 à 100 000 habitants, la gauche ne détient plus que 33% des mairies, le centre et la droite sont à la tête d'environ 59% des mairies, et l'extrême droite en détient 4%.Dans les villes de 10 000 à 30 000 habitants, la gauche disparaît un peu plus avec seulement 25% des mairies. La droite et le centre sont toujours en position de force en détenant plus de 63% des municipalités. Enfin, l'extrême droite est à la tête d'un peu plus de 3% des communes. Les maires étiquetés "divers" représentent également 8%. Pour finir, dans les petites villes de moins de 10 000 habitants, la gauche ne possède plus que 23% des municipalités, la droite et le centre un peu moins de 53% et le RN environ 1%. Municipales 2026 : Christian Estrosi fait ses adieux à la vie politique niçoise François Bayrou battu à Pau : "C'est une soirée difficile" Découvrez les scores des candidats du second tour des élections municipales 2026 pour 16 communes de France “Vous êtes un marchepied pour l’extrême droite”, lance Clémence Guetté (LFI) à Laurent Wauquiez (LR) A
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