Le 23 mars 2026 à 11h00 À la tête du gouvernement de cohabitation à partir de 1997, le socialiste avait vu sa vie politique stoppée net lors du 21 avril 2002. Passer la publicité Passer la publicité La Ve République s’est écrite en partie avec cet homme, que rien ne prédestinait pourtant à entrer dans son histoire.
Lionel Jospin, premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002, doublement candidat socialiste à l’élection présidentielle, est décédé à 88 ans ce dimanche. Son ascension politique remarquable n’a d’égale que la brutalité de l’évènement qui y mit fin, un certain 21 avril 2002. Ce jour-là, la gauche est éliminée du second tour au profit de
Jean-Marie Le Pen. Préfiguration d’une époque qui est désormais la nôtre, où le Front devenu
Rassemblement National constitue la principale force politique du pays. Né à
Meudon, le 17 juillet 1937,
Lionel Jospin est le cadet d’une famille où dominait la figure du père, un tribun.
Robert Jospin était un singulier personnage, héritier de ce courant libertaire et humaniste qui a traversé le dernier siècle. Il avait entendu
Jean Jaurès à
Saint-Quentin, sa ville natale, et avait connu
Léon Blum. Jospin père adhéra en 1924 à la SFIO, ancêtre du
Parti socialiste, puis fut candidat aux élections législatives de 1936. Son fils Lionel confiait avoir été élevé dans «un certain rigorisme», tout en gardant de son adolescence le souvenir de ces retrouvailles joyeuses, de ces conversations animées, où l’on plaisantait et s’opposait avec vigueur. «Être le fils de ce débatteur m’a donné confiance», disait-il en 1989 au sujet de la figure paternelle. Avec un tel père, il faut rompre pour se trouver.
Lionel Jospin actera vite cette rupture. À 15 ans d’abord, quand il se détachera de la religion protestante. Il découvre les vertus de la laïcité et de l’agnosticisme. Un peu plus tard, en 1955, quand la guerre fait rage en
Algérie, le fils rejette la politique de
Guy Mollet et les choix de la SFIO ; et donc, peu ou prou, les aspirations de son père. À lire aussi EN DIRECT - Mort de
Lionel Jospin : «Il restera l’homme des 35 heures et de l’alliance rouge rose vert», salue son ancien ministre
Jean-Luc Mélenchon Passer la publicité «Il n’avait pas vraiment la “culture Sciences Po”» Ces années brûlantes, qui sont dominées par la question algérienne et signent le glas de la IVe République, ont été décisives dans l’itinéraire de
Lionel Jospin. Le jeune homme passe son baccalauréat littéraire en 1955 avant une hypokhâgne à Janson-de-Sailly, dans le très cossu 16e arrondissement de la capitale. Il va y découvrir un univers qui lui est totalement étranger : la véritable bourgeoisie parisienne. Ou bien l’on s’y coule à la manière d’un Rastignac, ou bien on l’ignore comme elle sait vous ignorer, ou bien on lui livre un combat acharné. Ce dernier choix sera résolument le sien. D’autant qu’il passera de Janson à Sciences Po, autre repère du conformisme ambiant. Lorsqu’il en sort, en 1959, il décide de préparer le concours d’entrée à l’ENA. Sans succès la première année, avant d’y être finalement admis en novembre 1961. Il n’y entre que deux ans plus tard, après son service militaire. À l’époque, rien n’annonce une vocation d’homme de pouvoir, quand tout, au contraire, confirme sa fibre militante. Et à l’ENA, un militant n’est pas très à l’aise. Il se tient donc à l’écart. Il en sortira dans un rang trop modeste pour accéder à l’un des grands corps de l’État et choisira la fonction de secrétaire aux Affaires étrangères. Des lambertistes à Mitterrand C’est à ce moment précis de sa vie, aussi, que le jeune homme s’enrôle dans le mouvement trotskiste. Boris Fraenkel, fondateur de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) avec Pierre Boussel dit «Lambert», le repère puis le fait «tomber dans ses filets», selon sa propre expression. Le mouvement lambertiste, où militèrent aussi
Jean-Luc Mélenchon, Jean-Christophe Cambadélis ou l’historien Benjamin Stora, a fait de l’entrisme une spécialité.
Lionel Jospin, militant clandestin, est le premier énarque recruté. Son «formateur» Boris Fraenkel se félicite à l’époque «de pénétrer la haute fonction publique». Ce compagnonnage commencé en 1965 restera enfoui sous la chappe du secret jusqu’en 1995 et ne sera confirmé par l’intéressé qu’en 2001, bien qu’il ait quitté le mouvement dès 1971. Voilà donc le militant trotskiste infiltré au Quai d’Orsay, affecté à la direction économique.
Lionel Jospin cherche ses marques. Le souffle de Mai 68 a chamboulé le jeune haut fonctionnaire, qui se sent de plus en plus à l’étroit sous les lambris du Quai d’Orsay. La réforme des universités imaginée et exécutée par Edgar Faure vient lui offrir une heureuse opportunité. Il peut être détaché dans l’enseignement supérieur et c’est à l’IUT de Sceaux qu’il établira sa chaire. Le jeune haut fonctionnaire y assure un cours d’économie et prend la responsabilité du département de gestion. Il enseignera là pendant onze ans, jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en juin 1981. Entre-temps, le PS l’a en effet rattrapé. Ses liens étroits avec le mitterrandien Pierre Joxe, rencontré au Quai, se sont renforcés et il entrera au parti après le congrès d’Épinay à l’automne 1971, au «groupe des experts ». Pourquoi François Mitterrand, le leader du PS, a-t-il immédiatement remarqué
Lionel Jospin ? Les deux hommes n’avaient rien de commun, et pourtant tous ceux qui assistaient alors à ces réunions d’experts ont gardé en mémoire l’attention amicale que portait chaque fois François Mitterrand à sa nouvelle recrue. Passer la publicité Très rapidement,
Lionel Jospin est apparu aux yeux de ses pairs comme le «favori» du prince, un qualificatif qui lui restera. Son ascension sera à l’avenant : fulgurante. En mai 1975, en plein chantier de l’union de la gauche, c’est lui qui est le maître d’œuvre d’un premier rapport sur les relations entre communistes et socialistes. Un sujet explosif. Lui toujours qui, en 1979, livre bataille à Michel Rocard au congrès de Metz. Cela lui vaudra d’être officiellement désigné, à l’issue, numéro 3 du parti.
Lionel Jospin s’exprime à la tribune, le 07 avril 1979, au cours du congrès du PS à Metz. CLAUDE-HENRY LAVAL / AFP C’est toutefois un soir de mai 1980 que le grand public va le découvrir pour la première fois, face à Georges Marchais, dans une émission des « Dossiers de l’écran ». À l’époque, la télévision règne en maître dans les salons de France et de Navarre. Fermement et poliment,
Lionel Jospin sut désarçonner le sémillant dirigeant communiste et imprimer son style. Quelques mois plus tard, le 25 janvier 1981, il est promu numéro 1 du PS, sous la tutelle bienveillante du timonier Mitterrand, qui se prépare à affronter Valéry Giscard d’Estaing, le président sortant. C’est ainsi qu’il allait tenir les rênes du PS durant tout le premier septennat socialiste et s’imposer comme l’un des ténors de la scène politique. Il sera, pendant cette période, l’un de ceux qui verront le plus le chef de l’État. Ainsi, de 1974 à 1988,
Lionel Jospin a vécu avec François Mitterrand dans un compagnonnage quasi permanent. Mais un compagnonnage de professionnels de la politique, pas d’amis. Le premier secrétaire cultive son jardin secret. La tribu Jospin est sa seule famille. Marié en 1973 avec Élisabeth Dannenmüler, dont le père, directeur de l’hebdomadaire Aux écoutes, est un ardent gaulliste, il a deux enfants, Hugo et Eva, habite rue Servandoni, entre Saint-Sulpice et le Sénat, fuit la vie mondaine comme la peste. Ce sont les élections européennes de 1984 qui vont véritablement le révéler. En première ligne, il parvient à «sauver les meubles», réalisant un score identique à celui de François Mitterrand cinq ans plus tôt, lorsque la gauche n’était pas encore usée par les responsabilités.
Lionel Jospin a visiblement pris goût au pouvoir. Il sera du reste le premier, avant Bernard Tapie, à affronter
Jean-Marie Le Pen dans un face-à-face télévisé. Passer la publicité Il ne parvient pas toutefois à se dégager d’un certain embarras que l’on peut résumer ainsi : le socialisme tel qu’il l’a vécu à travers son père, tel qu’il l’a pensé à travers son cheminement personnel et tel qu’il le vit depuis mai 1981 n’apporte, au fond, aucune des réponses qu’il en attendait. Cette position ambiguë le conduira souvent à livrer des critiques sur la politique des gouvernements Mauroy et Fabius. Ce dernier restera comme son rival historique dans la mare aux éléphants. Il conduira néanmoins le PS à toutes les batailles électorales et sut tenir la maison, fortement ébranlée après les législatives de 1986. Ce qu’il apprit à ce moment-là, il saura le retenir quand viendra son heure, en 1995. La solitude des fauves Sept ans à la tête du PS sous la tutelle de François Mitterrand, ce fut long. Il accueillit donc avec une joie non dissimulée sa nomination à la tête du ministère de l’Éducation nationale après la présidentielle de 1988. Ministre d’État, il est presque l’égal du premier ministre Michel Rocard. Il tiendra quatre ans et a le sentiment d’avoir mené une «ambitieuse politique de réforme». Quoi qu’il en soit, son expérience ministérielle, loin de lever les ambiguïtés de ses relations avec François Mitterrand et les mitterrandiens, les aggrava encore. Il était décidément à part, une sorte de «socialiste de troisième type». Son ouvrage L’Invention du possible, publié à l’été 1991 alors qu’il était encore ministre, passait les années Mitterrand au crible de ses convictions et surtout de ses doutes. Il conjurait ses camarades de ne pas céder aux faux consensus, de faire valoir leurs différences et d’affirmer qu’ils veulent toujours «transformer le monde». Son projet de candidature à l’Élysée s’inscrivait dans cette vision à tout le moins utopiste : «Réaliser la synthèse entre un effort d’innovation et de réalisme.» Écarté sans ménagement par Pierre Bérégovoy, loyal mitterrandien devenu premier ministre,
Lionel Jospin abandonne le ministère de l’Éducation nationale en 1992, non sans panache. Dans la rue, les étudiants crient «Jospinator». Jack Lang, «l’idole des jeunes», lui succède. Il découvre alors la solitude des fauves. D’autant qu’il sera balayé, avec l’ensemble du PS, aux législatives de mars 1993. Une traversée du désert qu’il partagera avec sa seconde femme, Sylviane Agacinski, professeur agrégé de philosophie. L’amour, dans de tels moments, ne constitue-t-il pas le plus efficace des traitements ? La rupture avec le clan Fabius et le chef de l’État était désormais consommée. Au vrai, son modèle de l’homme politique était à mille lieues de celui que lui offrait François Mitterrand. «Je suis souvent irrité par le quant-à-soi, le narcissisme qui caractérise certains responsables français ; je souhaiterais que l’homme politique chargé d’une médiation, d’une représentation, d’une action au nom des autres, et d’une certaine façon à leur place, puisse néanmoins perdre de son aura mythique», expliquait-il en 1983. Le comportement qu’il dénonçait là, non sans malice, n’était-il pas exactement celui de Mitterrand ? À lire aussi Guillaume Durand : «En 1995,
Lionel Jospin a fait le débat en costume dépareillé» Après avoir hésité un instant à quitter la vie politique,
Lionel Jospin y revient finalement avec l’intention de briguer la présidentielle. Une primaire l’opposant à Henri Emmanuelli, premier secrétaire, aboutit en février 1995 à son investiture par les socialistes. Celui qui avait déjà rompu avec le président Mitterrand fait alors valoir un «droit d’inventaire» sur le bilan. Cela lui vaudra un soutien du bout des lèvres de la part du Sphinx. Toujours est-il que la scission de la droite entre Jacques Chirac et Édouard Balladur lui permet de déjouer les pronostics en se hissant à la première place au premier tour. Sans surprise, il perdra malgré tout face à Jacques Chirac au second, en recueillant 47,36% des suffrages après un débat d’entre-tours sans coup d’éclat. Meeting de
Lionel Jospin à Lyon en 1995. Alamy/ABACA Le tour de force du «programme commun» réitéré Cette «défaite d’avenir» (dixit Laurent Fabius) lui vaudra de prendre le leadership de l’opposition de gauche. En témoigne son retour au poste de premier secrétaire du PS quelques mois après sa défaite, en octobre 1995. De ce piédestal politique, il bâtira la «gauche plurielle», une alliance large associant les socialistes au Parti communiste et aux Verts. Le tour de force du «programme commun» réitéré. Grâce à ce travail de coalition, l’opposition remportera les législatives anticipées de 1997, consécutives à la dissolution décriée de Jacques Chirac.
Lionel Jospin est propulsé à Matignon. Premier ministre de la troisième cohabitation. À lire aussi «Du Front populaire au programme commun, les alliances de la gauche n’ont jamais duré dans le temps» Il restera comme l’un des chefs de gouvernement les plus populaires de la Ve République, profitant d’un contexte macroéconomique plus que clément. Le règne de la gauche plurielle restera marqué par les 35 heures, réforme portée par la ministre Martine Aubry qui fait toujours débat un quart de siècle plus tard. Le gouvernement Jospin dota également le généreux système social français d’une nouvelle allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la couverture maladie universelle, deux dispositifs qui perdurent aujourd’hui. Sur le plan sociétal, les années Jospin ont été marquées par l’instauration en 1999 du pacte civil de solidarité (PACS). Cette mesure a constitué le point d’orgue d’une bataille politique sur le statut des couples homosexuels qui durait depuis plus d’une décennie. La gauche a fait face à l’opposition virulente de la droite et de l’Église, pavant la voie au mariage pour tous, moins de quinze ans plus tard, sous le quinquennat d’un autre socialiste. Malgré la présence au sein de l’exécutif de ministres communistes, et malgré au surplus les promesses électorales de la gauche plurielle,
Lionel Jospin consentit à exécuter les grandes privatisations, poursuivant l’œuvre de ses prédécesseurs de droite. La déception de l’électorat et des partenaires de gauche s’aggrave encore avec les 7500 licenciements annoncés par Michelin. «Il ne faut pas attendre tout de l’État et du gouvernement», lâche le premier ministre à la télévision. Une phrase passée à la postérité, reprise au reste en 2015 par le ministre de l’Économie d’un gouvernement socialiste – un certain Emmanuel Macron. À l’époque, les critiques fusent de toutes parts.
Jean-Luc Mélenchon, pas encore nommé ministre, fait part de sa «consternation» et parle de «revirement». «La “faute” de Jospin réveille la gauche», titre alors le quotidien Libération. Jacques Chirac et
Lionel Jospin. Picture Alliance/DPA/ABACA Le «coup de tonnerre» du 21 avril Ces années à tenir les rênes de l’État l’ont cependant conduit à une deuxième candidature à la présidentielle en 2002. Cette fois devait être la bonne. Un fax l’annonce à l’Agence France Presse au mois de février. Drôle de façon de lancer une bataille. Après cinq ans à partager le pouvoir avec les socialistes, les autres composantes de la «gauche plurielle» présentent leur propre candidat, ce qui n’inquiète pas au demeurant
Lionel Jospin. Le premier ministre est effectivement donné au coude-à-coude par les instituts de sondage avec le président Chirac, candidat à sa succession. Tant et si bien que l’hypothèse de l’absence de la gauche au second tour est balayée d’un revers de la main par
Lionel Jospin, dans un rire sardonique, quatre jours avant le 21 avril 2002. À lire aussi Présidentielle 2002:
Jean-Marie Le Pen prive
Lionel Jospin de second tour Et pourtant. Le destin, imperturbable, implacable, défonça sa porte. Ce jour-là, celui qui voulait «présider autrement» (son slogan de campagne) ne parvient pas à se qualifier au second tour de l’élection suprême, plus de quarante ans après le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher, en 1969, exclusivement à droite. Surtout, c’est le parti de
Jean-Marie Le Pen qui, à la surprise générale, se qualifie à la place de la gauche. «Un coup de tonnerre», déclare
Lionel Jospin lui-même à son QG de campagne. «J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle», annonce-t-il dans la foulée le soir même. Ainsi se termine, brutalement, l’itinéraire d’un homme qui rate la dernière marche de son ascension politique. Quelques velléités de revanche ont inévitablement affleuré : pourquoi pas une nouvelle candidature en 2007 pour laver l’affront de 2002 ? Mais rien n’en fut. La politique est une arène cruelle.
Lionel Jospin accéda au Conseil constitutionnel en 2014, avant de céder son siège en 2019 à Alain Juppé, un autre ancien premier ministre qui n’est pas parvenu à devenir président de la République. Récemment, à la télévision, l’ancien premier ministre assurait s’être remis de sa sinistre défaite : «Plus de 20 ans après, je suis dans une certaine sérénité.»
Lionel Jospin ne parvient pas à se qualifier au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Datchary Jean-Jacques/ABACA
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