Le 23 mars 2026 à 16h13 Décédé ce lundi, l’ancien premier ministre n’a jamais caché sa passion pour les sports collectifs en général, et le basket en particulier, dont il suivait l’actualité avec appétence. Passer la publicité Passer la publicité «J’ai d’abord été goal au foot. C’est peut-être en jouant avec les mains que je suis arrivé au basket. Ce sport a été une grande passion. J’ai joué au lycée puis en universitaire et en club.» Dans son livre d’entretiens Lionel raconte Jospin (publié au Seuil), l’ancien premier ministre, qui s’est éteint ce lundi à l’âge de 88 ans, n’avait pas caché son amour de la grosse balle orange, lui qui a pratiqué ce sport pendant une vingtaine d’années, de 15 à 35 ans. «C’est un sport qui combine le jeu collectif sans brimer le talent individuel des joueurs, confiait-il ainsi dans une interview au Parisien il y a deux ans. Je trouve que c’est le meilleur des équilibres.» Sur sa carrière sur les parquets, Jospin posait un regard lucide, mais non dénué d’une certaine fierté. «J’étais plutôt meneur arrière à un niveau qui équivaudrait aujourd’hui à la Nationale 3. J’ai évolué à
Meaux,
Malakoff et
Sceaux. Mais à cette époque lointaine, il n’y avait pas vraiment de meneur au sens strict. La circulation de balle était assez partagée, pas seulement conduite par un seul joueur. J’ai aussi joué à ce qu’on a appelé « le poste », une espèce de distributeur avancé. J’avais la chance d’être assez adroit. J’ai quand même eu deux matchs à plus de 40 points, une dizaine à plus de trente. En moyenne, j’étais disons entre 15 et 20 points marqués à chaque match. J’étais un assez bon joueur à un niveau qui reste modeste.» J’ai eu un coup de cœur pour le
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Paris Basketball.
Lionel Jospin Passer la publicité Rattrapé ensuite par la politique et son engagement auprès du parti socialiste, celui qui allait devenir le premier ministre de juin 1997 à mai 2002 sous la présidence de
Jacques Chirac, donc en pleine cohabitation, ne s’est pour autant jamais vraiment détourné du basket, dont il suivait l’actualité avec assiduité. En particulier du côté de l’Adidas Arena où il s’est énamouré pour l’équipe du
Paris Basket. «Je les ai vus jouer pour la première fois le jour de l’inauguration de la salle (victoire 87-65 contre
Saint-Quentin le 11 février 2024), invité par le maire Éric Lejoindre, racontait-il dans les colonnes de L’Équipe. J’ai été estomaqué par l’intensité, ce coach finlandais (
Tuomas Iisalo à l’époque, NDLR) étonnant, par ses changements incessants. J’ai eu un coup de cœur.» À lire aussi Feux d'artifice, sécurité XXL,
Paris gagnant… Le Figaro était à l'inauguration de l'Adidas Arena, la nouvelle salle de la porte de la Chapelle Par la suite, l’ex-premier ministre a régulièrement sa place en tribunes juste derrière le banc parisien ou dans les espaces VIP. Il a toujours refusé d’être invité, mettant un point d’honneur à payer sa place. Une chose est sûre : longtemps élu dans le 18e, au Conseil de
Paris ou en tant que député,
Lionel Jospin a tout de suite adhéré au projet
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Paris Basketball et à l’Adidas Arena de la Porte de la Chapelle. Un projet qui avait «beaucoup de sens» pour lui. Comme chez lui à l’Adidas Arena À maintes reprises, il a eu l’occasion d’échanger avec les joueurs, toujours prêt à faire des photos avec tout le monde, lui qui était toujours parmi les premiers à pénétrer dans l’enceinte, suivant l’échauffement des équipes avec assiduité. Fin connaisseur du basket français en général et du
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Paris Basketball en particulier, M. Jospin parlait aussi bien aux salariés du club qu’aux dirigeants, à qui il pouvait adresser des félicitations par message lorsque sa santé ne lui permettait plus de venir à l’Adidas Arena. «Il était vraiment à fond, on sentait que c’était un projet qui lui tenait à cœur», souffle-t-on chez les champions de France en titre. M. Jospin «fan» du
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Paris Basketball ? Sentiment partagé. «Le club s’est toujours reconnu dans ses idées et ses valeurs prônant la diversité, l’inclusion mais surtout l’amour du sport et notamment du basket», peut-on lire dans un communiqué. On a de la chance que Victor
Wembanyama soit français.
Lionel Jospin De l’autre côté de l’Atlantique, dans l’incontournable NBA, son cœur battait du côté du Texas et des Spurs de San Antonio, la formation où a évolué un certain Tony Parker et où excelle aujourd’hui Victor
Wembanyama. «C’est un plaisir de le voir jouer et on a de la chance qu’il soit français, confiait presque des étoiles dans les yeux l’ancien responsable du parti socialiste. Je l’ai vu non seulement à Levallois mais je l’ai découvert à Nanterre quand il avait 17 ans et je l’ai suivi ensuite à l’Asvel à 18 ans et à Levallois à 19 ans, avant qu’il parte en NBA. Je le suis, je le regarde parfois même la nuit en NBA.» Le basket a perdu ce lundi l’un de ses plus fervents passionnés. À VOIR AUSSI - Le premier but du jeune Dro Fernandez avec le PSG, contre Nice le 21 mars dernier (0-4) «À fond» derrière le
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