Les alliances de droite ont connu des sorts divers lors du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars. Pour rattraper leur retard, certaines listes ont fait le choix de fusionner, comme à Nîmes, Menton ou
Paris. Parfois, la liste de droite arrivée en tête a bénéficié d'un retrait, comme à Toulon ou
Bordeaux. Mais il y a aussi eu des alliances entre la droite et l'extrême droite, comme à
Reims. A l'aide d'infographies, franceinfo vous aide à voir comment les électeurs ont réagi face à ces alliances de natures diverses. A
Paris, la fusion des listes n'a pas suffi
Rachida Dati ne sera pas maire de
Paris. La candidate de la droite et du centre a été largement battue (41,52% des voix, 25% des inscrits) par le socialiste
Emmanuel Grégoire (50,52% des suffrages, soit 30,5% des inscrits). En troisième position, la candidate LFI,
Sophia Chikirou, n'a pas perturbé le match annoncé, en ne récoltant que moins de 8% des voix, très loin de ses 11,7% du 1er tour. L'ancienne ministre de la Culture n'est pas parvenue à refaire son retard, malgré une fusion avec la liste du candidat Horizons,
Pierre-Yves Bournazel, qui avait obtenu 11,34% (6,6% des inscrits). Elle espérait aussi faire le plein de voix du côté de la candidate Reconquête,
Sarah Knafo, qui avait retiré sa candidature après avoir obtenu 10,40% des voix (6% des inscrits). Comme le montre le graphique qui suit,
Rachida Dati n'a pas obtenu l'ensemble des voix de droite exprimés au premier tour, malgré une participation en hausse de près de trois points dimanche. A
Bordeaux, l'alliance de la droite et du centre reprend la ville à l'écologiste
Pierre Hurmic L'ancien ministre
Thomas Cazenave a sauvé les meubles du camp présidentiel aux municipales en remportant la mairie de sa ville d'origine,
Bordeaux. Ce fidèle du président de la République obtient 50,95% (28,1% des inscrits) face au maire sortant écologiste,
Pierre Hurmic (49,05% des voix, 27,1% des inscrits). Deuxième à l'issue du premier tour avec 25,58% des voix (14,7% des inscrits),
Thomas Cazenave, à la tête d'une liste d'union de la droite et du centre, a bénéficié du retrait de la liste centriste de l'universitaire
Philippe Dessertine, qui avait obtenu 20,20% (soit 11,6% des inscrits). Comme le montre le graphique qui suit, le macroniste a fait le plein des voix à droite pour l'emporter de peu face à la gauche. A
Reims, l'alliance avec l'extrême droite ne paye pas
Arnaud Robinet (Horizons) a été réélu maire de
Reims avec 51,86% des suffrages au second tour (22,9% des inscrits), battant ainsi l'alliance entre le RN et un dissident de LR. Le sortant a nettement dominé dans une triangulaire la candidate du Rassemblement national, la députée européenne Anne-Sophie Frigout (25,92% des voix ou 11,5% des inscrits), et Eric Quenard, candidat d'union de la gauche sans LFI (22,22% des suffrages, 9,8% des inscrits), selon les résultats définitifs. La candidate RN avait pourtant reçu le soutien du LR Stéphane Lang (7,7% des voix, 3,4% des inscrits au 1er tour), mais cette alliance a finalement fait moins de voix en cumulé au second tour. A Toulon, la droite résiste face au RN "Toulon a résisté", s'est réjouie Josée Massi. Avec 52,35% des suffrages (29,3% des inscrits), la maire sortante de Toulon, 75 ans, est parvenue à résister à la poussée du RN de Laure Lavalette (47,65% des voix, 26,7% des inscrits). Au soir du premier tour, la représentante du Rassemblement national était arrivée largement en tête, avec 42,05% des voix (22,9% des inscrits) devant la candidate divers droite à 29,54% des voix (16,1% des inscrits). Mais un barrage républicain s'est mis en place, avec le retrait immédiat du sénateur LR, Michel Bonnus (16% des voix, 8,6% des inscrits). La maire sortante a donc visiblement bénéficié des voix du candidat de la droite et d'une partie de celles de la gauche. A Nîmes, la gauche bat l'alliance de droite L'alliance des candidats de droite n'a pas suffi. Le communiste Vincent Bouget, à la tête d'une liste PCF-PS-Ecologistes, sort grand vainqueur à Nîmes avec 40,97% des voix (23,3% des inscrits) dans une triangulaire l'opposant au candidat RN, Julien Sanchez (37,52% des voix, 21,4% des inscrits), et à Franck Proust, le candidat de la droite (21,51% des voix, 12,2% des inscrits), selon les résultats définitifs. Au premier tour, Vincent Bouget et Julien Sanchez étaient arrivés en tête au coude-à-coude avec environ 15% des inscrits, mais Franck Proust (9,8% des inscrits) pouvait espérer garder Nîmes à droite, après avoir fusionné sa liste avec le candidat divers droite Julien Plantier (7,8% des inscrits). Manifestement, et comme on le constate au premier coup d'œil sur notre graphique, une part non négligeable des électeurs de droite ne se sont pas reportés sur l'ancien premier adjoint au maire. A Menton, la division de la droite permet la victoire du RN La députée RN Alexandra Masson a été élue à Menton, profitant des divisions provoquées à droite. Cette avocate de 54 ans a obtenu 49,09% des voix (29,2% des inscrits), après avoir atteint 36,25% des voix au premier tour (22% des inscrits). La liste d'union entre Sandra Paire, ancienne adjointe du baron local historique Jean-Claude Guibal, et le très médiatique fils cadet de l'ancien président de la République, Louis Sarkozy, a récolté 34,69% des voix (20,6% des inscrits), soit légèrement moins que l'addition de leurs scores au premier tour, avec une participation similaire (autour de 62%). La troisième tête de liste de droite, Florent Champion, qui avait été élu conseiller municipal sur la liste RN en 2020 avant de devenir l'adjoint du maire sortant LR, Yves Juhel, avait choisi de se maintenir. Crédité de 15,09% des voix au premier tour (9,2% des inscrits), il a fait légèrement mieux au second, avec 16,22% des voix (9,7% des inscrits). La chaleur accumulée par la Terre atteint un record "En 2027, il n'y a pas d’alliance, il n'y a pas de négociation de liste", lance Manuel Bompard (LFI) au lendemain des municipales Collision mortelle à l'aéroport New York LaGuardia "Gauche plurielle", 21 avril 2002...Lionel Jospin, une figure emblématique du PS Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est mort à 88 ans Élections municipales : quel bilan pour les partis politiques ? Municipales 2026 : Christian Estrosi fait ses adieux à la vie politique niçoise François Bayrou battu à Pau : "C'est une soirée difficile" Découvrez les scores des candidats du second tour des élections municipales 2026 pour 16 communes de France “Vous êtes un marchepied pour l’extrême droite”, lance Clémence Guetté (LFI) à Laurent Wauquiez (LR) A Lyon, Jean-Michel Aulas dénonce "des irrégularités" et "dépose un recours" Municipales 2026 : le député socialiste Jérôme Guedj fustige les "accords locaux" avec LFI Benoît Payan, élu à Marseille : "C'est le rassemblement qui l'a emporté" Manuel Bompard : "La nouvelle France peut balayer la macronie et peut battre l'extrême droite"
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Paris” après la victoire d’
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