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MON · 2026-03-23 · 14:21 GMTBRIEF NSR-2026-0323-30929
News/Gilles-William Goldnadel : « Le Parti socialiste est-il capa…
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Gilles-William Goldnadel : « Le Parti socialiste est-il capable de se sevrer des Insoumis ? »

Dans un article publié sur FigaroVox le 23 mars 2026, Gilles-William Goldnadel analyse les accords électoraux entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI). L'avocat et essayiste critique la "capitulation morale" du PS, soulignant que malgré les déclarations initiales de ne pas s'allier avec un parti jugé antisémite, des accords "techniques" ont été conclus.

Par Gilles william GoldnadelLe FigaroFiled 2026-03-23 · 14:21 GMTLean · Center-RightRead · 7 min
Gilles-William Goldnadel : « Le Parti socialiste est-il capable de se sevrer des Insoumis ? »
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Dans un article publié sur FigaroVox le 23 mars 2026, Gilles-William Goldnadel analyse les accords électoraux entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI). L'avocat et essayiste critique la "capitulation morale" du PS, soulignant que malgré les déclarations initiales de ne pas s'allier avec un parti jugé antisémite, des accords "techniques" ont été conclus. Goldnadel met en évidence ce qu'il considère comme un silence médiatique et un manque de résistance face à l'antisémitisme supposé de certains candidats de LFI. Il remet en question la capacité du Parti socialiste à se distancer de La France insoumise. L'article examine les conséquences de ces alliances sur la gauche française.

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Article analysis

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Political Strategy
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Olivier Faure assured that there would be no national agreement with an antisemitic party.

quoteOlivier Faure (mentioned by Goldnadel)
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Socialists sold their souls for a few municipalities.

quoteGilles-William Goldnadel
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The agreements between the PS and LFI in some cities illustrated the moral bankruptcy of the left.

quoteGilles-William Goldnadel
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There is no difference between Olivier Faure and a member of LFI on the Gaza issue.

quoteGilles-William Goldnadel
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Mélenchon is openly antisemitic.

quoteGilles-William Goldnadel
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Full report

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Le 23 mars 2026 à 15h21 Gilles-William Goldnadel. JOEL SAGET / AFP FIGAROVOX/CHRONIQUE - Les accords conclus entre le PS et La France insoumise dans certaines villes ont illustré la faillite morale de la gauche et l’ont menée à des résultats mitigés, analyse l’avocat et essayiste. Passer la publicité Passer la publicité Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il a publié récemment Vol au-dessus d’un nid de cocus (Fayard, 2025). Il est également président d’Avocats sans frontières. J’ai écrit dans ma précédente chronique que la digue avait sauté. J’avais raison au-delà de toute désespérance. Je fondais notamment ma déploration sur les listes de candidats de La France insoumise ou de certains écologistes comprenant impunément des antisémites déchaînés. Nous n’en étions plus depuis longtemps à la détestation d’Israël, mais du peuple abhorré. Mélenchon, ouvertement antisémite, avait poursuivi tranquillement ses provocations. Je constatais amèrement un silence médiatique assourdissant. Passer la publicité Mais cette semaine, un palier supplémentaire a été franchi sans rencontrer de résistances particulières chez ces résistants professionnels autoproclamés, sans modestie excessive, que sont la presse de gauche et le monde intellectuel et artistique. Ce palier était fait de deux matériaux aussi grossiers que grotesques. Le premier fut constitué par la capitulation morale en rase campagne électorale du Parti socialiste. Après qu’Olivier Faure a assuré le dimanche soir avec solennité qu’il n’y aurait aucun accord national avec un parti désormais antisémite et infréquentable, l’on découvrait le lundi matin de très nombreux accords « techniques ». La ficelle était tellement grosse qu’elle rompit tout de suite. À lire aussi Calamy, Jaoui, Podalydès, Michalik... À Paris, le comité de soutien d’Emmanuel Grégoire ressemble à un festival Un ancien président de la République socialiste entonna également le Chant des partisans. Las, l’on découvrit peu après qu’il avait à bas bruit donné sa bénédiction, dans son fief, à cette alliance. Durant la semaine écoulée, j’ai montré sur X, sans grande aménité, je le confesse, les condamnations solennelles pour antisémitisme des candidats socialistes prononcées sans appel contre leurs concurrents insoumis. Las, ils se soumirent pitoyablement le lundi. J’eus un mot méchant pour celui de Toulouse en déplorant qu’il n’ait pas plutôt candidaté à Laval. Dans la réalité, force est de constater que si les socialistes ont vendu leurs âmes pour quelques municipalités, leur esprit avait depuis longtemps capitulé. C’est ainsi, par exemple, que je mets au défi de trouver une nuance entre Olivier Faure et un insoumis sur la question gazaouie. Sur le plan idéologique, le béton de la digue était déjà profondément désarmé : j’avais attiré la semaine dernière l’attention de mes lecteurs sur le communiqué d’excuses aux insoumis, aussi hallucinant qu’halluciné, de ce compagnon de route incarné par la Ligue des droits de l’homme, qui regrettait d’avoir parlé «sur le coup de l’émotion» trop vertement à ses camarades rouges. Certes, les propos de Mélenchon fleuraient l’antisémitisme, mais, à la réflexion, il ne fallait pas confondre le chef de meute et son paisible troupeau. Il est vrai que l’on ne saurait mêler sans fauter dans une même réprobation Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants Thomas Portes, Rima Hassan ou Ersilia Soudais. Sans oublier le camarade disparu Raphaël Arnault. Un autre palier a été franchi par le chef des insoumis dans une insupportable apathie. Ainsi, pour monsieur Mélenchon, le Blanc est « moche » Dieu qu’il est loin, le temps de la Jeune Garde et des assassins de Quentin. Je recommande également la lecture édifiante de la tribune d’Omar Youssef Souleimane dans Le Figaro, qui suggère que le parti de l’ancien trotskiste de toujours a pratiqué chez les socialistes la bonne et vieille technique du noyautage, également en vigueur chez les Frères musulmans. Ce qui n’a rien de bien surprenant. Dans mon indignation non dissimulée pour cette France non indignée, j’allais oublier le parti à la peine, faussement écologiste mais authentiquement gauchiste, de Marine Tondelier. Convenons que celui-ci a fait moins de manières. Il n’est pas dit, cependant, qu’il n’en paiera pas le prix. Un autre palier a été franchi par le chef des insoumis dans une insupportable apathie. Ainsi, pour monsieur Mélenchon, le Blanc est « moche ». Mais pas n’importe quel Blanc : le vieux Français de la France rance, celui de l’ancien pays. Je cite ci-après cette harangue digne d’une harengère : «il a bien fallu un jour qu’un ou une se mette debout sur ses pattes, à l’autre bout du continent africain, pour qu’à la fin, ici, vous soyez en train de faire les malins, tout blanc tout moche que vous êtes». À lire aussi L’éditorial d’Alexis Brézet : « Alliance de la gauche et de LFI, le déshonneur et la défaite » Passer la publicité Du racisme anti-Blanc à l’état pur, en adéquation avec son antisémitisme désormais implicitement assumé, mais nié officiellement avec perversité, dont j’avais montré il y a vingt ans dans Réflexions sur la question blanche qu’il était désormais insécable du racisme anti-Blanc pour cause de détestation de l’Occident. Mon imagination est impuissante à décrire la violence des réactions non seulement morales et intellectuelles, mais également physiques si, par hypothèse invraisemblable, un dirigeant de droite avait suggéré que les Noirs étaient laids. La France aurait été littéralement mise à feu et à sang. Et ici ? L’indifférence et le néant. Silence dans les rangs. Pas d’éditoriaux dans la presse antiraciste. Pas de pétitions d’artistes antiracistes vétilleux dans Le Monde ou Libération. Pas de moqueries pour les insoumis chez les humoristes au sens inique de l’odieux visuel public. Rien. Pour expliquer cette indifférence ignominieusement coupable, je dois évidemment brandir mon privilège rouge. Mais il y a aussi le masochisme blanc. À ce stade de tragique déréliction, j’hésite presque à montrer la dernière braise de Mélenchon dans laquelle, dans son discours très applaudi de Lille, il apporte son soutien à la République islamique des mollahs : « L’Iran se bat ! L’Iran est en état de légitime défense ». Ce lundi 23 mars 2026, je prends date : au regard des résultats électoraux, il est clair que le parti antisémite n’a pas fait l’objet du rejet massif qu’aurait dû entraîner sa purulence morale. La trahison éthique des partis socialiste et écologiste et la complaisance impardonnable des milieux artistiques, intellectuels et médiatiques expliquent la résilience des forces du Mal. Si rien n’est fait pour arrêter cette éducation à la haine sans freins d’une partie d’une jeunesse perméable par essence et d’une population immigrée en progression irrésistible, chauffée à blanc contre les Blancs, juifs ou non, nous courons inexorablement vers la guerre civile et raciale. Voilà, c’est écrit. Gilles-William Goldnadel : « Le Parti socialiste est-il capable de se sevrer des Insoumis ? » S'ABONNER Jean-Yves Camus : « Si la gauche ne “monte pas le volume”, elle va être balayée par la stratégie de subversion de LFI » ENTRETIEN - Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon use d’une stratégie de la subversion, qui consiste à instiller dans l’opinion l’idée que le pouvoir serait illégitime et à saper ce qui fait consensus dans notre pays, à l’image de la lutte contre l’antisémitisme, analyse le politologue *. Élections municipales 2026 : un second tour historique en 10 questions ANALYSE - Risques de bascule, appels à des barrages contre LFI et le RN… À un an de la présidentielle, l’issue de ce scrutin local à la portée nationale s’annonce imprévisible. Albert Zennou : «Scandales, polémiques, rejet… et pourtant LFI progresse» CHRONIQUE - Porté par une stratégie assumée de conflictualité et par un socle électoral imperméable aux critiques, Jean-Luc Mélenchon semble transformer chaque polémique en levier politique. Derrière les controverses à répétition, se dessine une mécanique redoutable. Laurence de Charette : «Gisèle Pelicot, une antiféministe idole des féministes» LE BLOC-NOTES - Dénoncer le crime, mais sans en accuser toute l’humanité ; témoigner d’une vie, sans basculer dans l’idéologie. Voilà, sans doute, la véritable clé de la popularité de Gisèle Pélicot. Quel que soit le résultat du second tour de l’élection municipale de dimanche, c’est à présent la présidentielle qui est en ligne de mire pour Jean-Luc Mélenchon et son clan. Municipales à Toulouse : François Piquemal, un lieutenant de Jean-Luc Mélenchon aux portes du Capitole PORTRAIT - Le député de La France insoumise est parvenu à rassembler toute la gauche autour de lui au second tour de l’élection municipale. Ferghane Azihari : « Aux municipales, l’imposture du “front antifasciste” » CHRONIQUE - Pour gagner les élections, quitte à perdre son âme, la gauche a choisi d’adhérer au mythe du danger fasciste agité par Jean-Luc Mélenchon. Alexandre Devecchio : « Pourquoi la diabolisation de Jean-Luc Mélenchon est vouée à l’échec » LA BATAILLE DES IDÉES - Malgré les outrances de son chef et de ses lieutenants, La France insoumise enregistre une progression historique aux municipales en s’appuyant sur l’émergence d’une « nouvelle France », fruit de quatre décennies d’immigration de masse. Municipales 2026 : comment la gauche est tombée dans le piège de Jean-Luc Mélenchon DÉCRYPTAGE - La multiplication des alliances avec LFI dans les grandes villes illustre le caractère incontournable de cette force politique à un an de la présidentielle. Municipales 2026 : le grand bal des alliances avec LFI bouscule la campagne d’entre-deux-tours à gauche DÉCRYPTAGE - Dans beaucoup de grandes villes comme Toulouse, Lyon et Strasbourg, les fusions avec les Insoumis n’ont pas tardé en prévision de dimanche prochain. Seuls les candidats de gauche à Paris, Marseille, Rennes et Bordeaux s’y refusent.
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