Le 24 mars 2026 à 15h49 Image illustration : Un bulletin de vote glissé dans une urne Richard Villalon / stock.adobe.com Après avoir signé une pétition,
Claudia Castro et son mari ont découvert leur inscription sur la liste électorale du Parti libéral-radical de leur ville, située près de
Lausanne. Passer la publicité Passer la publicité Près de
Lausanne, une surprenante histoire a secoué la ville de
Prilly, en
Suisse, pendant les élections municipales.
Claudia Castro, 44 ans, a été élue au conseil communal sans même s’être portée candidate. Mais comment une telle situation a-t-elle pu se produire ? Tout commence un soir de janvier, lorsqu’une femme se présente au garage que
Claudia Castro tient avec son mari,
Joel Castro, rapporte la Radio Télévision
Suisse (RTS). Elle leur propose de signer une pétition réclamant davantage de places de parking dans le quartier. Bien qu’elle n’ait aucune idée de ce qui l’attend, la quarantenaire signe volontiers la pétition, tout comme son mari, leur fils et leurs employés, en y inscrivant leurs noms, prénoms, adresses et dates de naissance. Quelques jours plus tard, un homme revient même les photographier, dans le but de donner plus de poids à la pétition. Passer la publicité Mais deux mois plus tard, les Prillérans découvrent leurs noms et leurs visages sur la liste électorale du Parti libéral-radical (PLR), classé au centre-droit, pour les élections communales à
Prilly. Sur ces images, leurs visages ont été modifiés par l’intelligence artificielle. Leurs tenues ont également été changées pour les faire apparaître en chemise et veste de costume. Si
Claudia Castro prend d’abord la situation avec légèreté, le 8 mars, jour des élections, elle découvre qu’elle a été élue au Conseil communal avec près de 700 voix, affirme le Dauphiné Libéré. «Je n’ai ni le temps ni l’envie de m’engager» Interrogée par RTS, elle affirme : «Ça m’a révoltée. Je n’y connais rien à la politique. Je n’ai ni le temps ni l’envie de m’engager».
Claudia Castro dénonce la « malhonnêteté » de la méthode, tout comme son mari, qui partage sa colère : «On se retrouve partout, sans notre consentement. Si j’avais voulu faire partie du PLR, j’aurais candidaté moi-même», déplore-t-il. Mais le PLR de
Prilly ne voit pas les choses de la même façon. «En aucun cas, il n’a été question de pétition. On les a informés que c’était pour le Conseil communal. Si des gens ont mal compris, je suis navré», explique
Tony Capuano, un membre du comité local. Du côté de l’administration communale qui a validé les candidatures, elle se défend en affirmant que « ce n’est pas à l’administration de vérifier si une personne a bien compris ce qu’elle signait ». Le couple attend des excuses du PLR. Quant à
Claudia Castro, elle doit désormais décider si elle accepte son mandat, si elle siège en tant que candidate indépendante ou si elle démissionne. Un incident similaire s’est produit à Irigny, au sud de Lyon Cette histoire n’est pas un cas isolé. En effet, lors des élections municipales de cette année, un incident similaire s’est produit à Irigny, au sud de Lyon, où un retraité affirme avoir été inscrit contre sa volonté sur la liste d’un candidat du Rassemblement national. L’homme explique qu’il n’a jamais souhaité figurer sur cette liste. Il affirme seulement avoir reçu la visite d’un candidat du RN, qui lui aurait expliqué qu’il avait besoin de signatures pour pouvoir déposer une liste, rapporte Le Progrès . Dès lors, il a tenté d’envoyer un courrier à la préfecture du Rhône pour demander à être retiré de la liste. Malheureusement pour lui, elle avait déjà été définitivement enregistrée. Finalement, «par chance (pour lui), il n’a pas été élu, le RN n’ayant eu dimanche soir qu’un seul élu dans la commune», confirme le Dauphiné Libéré. En
Suisse, une femme élue au conseil communal de sa ville sans s’être jamais portée candidate S'ABONNER À gauche, l’après-municipales tourne aux règlements de comptes Les socialistes reprochent à Jean-Luc Mélenchon d’être le «boulet de la gauche» après l’échec des alliances LFI-PS. Lequel les accuse en retour d’avoir entraîné les Insoumis dans leur «chute». Olivier Faure sur le fil après les alliances PS-LFI des municipales Le chef de Parti socialiste est très contesté en interne après son choix de soutenir les fusions techniques avec La France insoumise dans plusieurs villes aux élections municipales. Gilles-William Goldnadel : « Le Parti socialiste est-il capable de se sevrer des Insoumis ? » FIGAROVOX/CHRONIQUE - Les accords conclus entre le PS et La France insoumise dans certaines villes ont illustré la faillite morale de la gauche et l’ont menée à des résultats mitigés, analyse l’avocat et essayiste. Benjamin Morel : «Le soutien de La France insoumise est devenu un repoussoir pour les électeurs» ENTRETIEN - Si le PS gagne Paris et Marseille sans LFI, il s’enlise ailleurs dans ses contradictions pendant que LR triomphe dans des villes inespérées et que le RN s’enracine dans les villes moyennes, souligne le maître de conférences en droit public. Municipales 2026 : écartelé entre les droites, LR en quête d’une ligne et d’un candidat DÉCRYPTAGE - Après les municipales, la question de l’incarnation pour 2027 doit être tranchée. Rattrapée par ses alliances avec LFI, la gauche perd des bastions mais sauve les grandes villes DÉCRYPTAGE - Si elle conserve Paris, Lyon et Marseille, la gauche échoue à remporter Toulouse et perd Brest et Clermont-Ferrand. Municipales : Pau tourne la page François Bayrou et élit le socialiste Jérôme Marbot L’ancien Premier ministre n’exercera pas de troisième mandat. Le RN fait son entrée au conseil municipal. Municipales 2026 : à Toulouse, Jean-Luc Moudenc résiste face à la gauche unie derrière le LFI François Piquemal REPORTAGE - Le maire sortant divers droite conserve son fauteuil malgré l’union des listes de gauche. Municipales 2026 : Emmanuel Grégoire, l’héritier affranchi qui garde Paris à gauche PORTRAIT - À 47 ans, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo devient le nouveau maire de la capitale, en rassemblant 50,52% des voix, à l’issue d’une triangulaire face à Rachida Dati qui obtient 41,52% et l’Insoumise Sophia Chikirou 7,96%. Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati voit son rêve de conquête lui échapper DÉCRYPTAGE - La candidate de la droite et du centre s’incline largement face au socialiste Emmanuel Grégoire.