Des vidéos font polémique après les municipales. Elles ont été filmées dimanche 22 mars au soir après le second tour. On y voit plusieurs maires sortants hués sous les critiques. Certains ont même dû être escortés par les forces de l'ordre. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Au soir du second tour, des maires vaincus ont été moqués, suivis dans la rue et hués par des opposants. Des vidéos ont été postées en ligne et repérées par des comptes d'extrême droite. Dans la foulée, des politiques, comme
Bruno Retailleau, pointent un coupable : "l'extrême gauche impose un climat de violence et de haine." D'autres, comme la ministre Aurore Bergé, s'insurgent d'un "traitement qui devrait indigner tous
Les Républicains sincères." Alors, que s'est-il vraiment passé ? L'Œil du 20h a vérifié.Dimanche 22 mars au soir à
Mantes-la-Jolie (
Yvelines), la mairie est pleine à craquer. Le maire sortant
Horizons vient d'être battu. Il vient à la tribune pour annoncer les résultats. Mais l'assistance n'est pas très respectueuse. En six minutes, il ne prononce que trois phrases pour reconnaître sa défaite et féliciter les futurs élus. Il est ensuite invectivé.
Raphaël Cognet quitte la salle, hué et vilipendé.Les équipes de
France Télévisions l’ont retrouvé. L'élu du parti
Horizons, présent avec sa famille, dit n'avoir jamais vécu une telle scène. "J'ai cru à un moment que je ne pourrais jamais sortir de cette salle, et ma femme, qui était à l’étage, m'a dit qu'elle pensait que je ne remonterais pas. C'est de la haine brute contre moi. C'est une absence totale de respect pour une personne et pour un élu. Ce sont des scènes qu'on ne doit plus jamais voir en politique", lance-t-il.De son côté, le futur maire,
Adama Gaye, soutenu par la gauche, n'a pas souhaité nous répondre. Son entourage a fourni une vidéo : la Marseillaise est entonnée, censée prouver que la foule était pacifique. "Effectivement, il a pu y avoir des remarques ironiques, mais j'étais présent et je suis certain qu'il n'y a pas eu de bousculade physique ni d'insultes", déclare un colistier du nouvel édile.Au Blanc-Mesnil (
Seine-Saint-Denis), il a même fallu l'intervention de la police municipale pour exfiltrer le perdant
Thierry Meignen, membre des Républicains. Dans la salle surchauffée, un homme sur la tribune fait un bras d'honneur. Des témoins nous ont aussi rapporté des insultes. Le contexte, cette fois, est un peu différent. Quelques instants plus tôt,
Thierry Meignen a contesté les résultats devant la foule. Et au début de la soirée, le vainqueur du jour, Demba Traoré, a multiplié les appels au calme : "On reste tranquille, on a gagné, il n'y a pas besoin de crier, il n'y a pas besoin de provoquer", lance-t-il à la foule. Aujourd'hui, le maire élu, soutenu par la gauche, regrette ces débordements et les explique par les provocations du sénateur candidat
Thierry Meignen. "Ils ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis du sénateur, mais sans insultes, sans agressions, sans heurts. On a vécu la campagne diffamatoire de monsieur le sénateur à notre encontre. Il a très largement et très régulièrement répété que nous étions des racailles", affirme Demba Traoré (divers gauche) du Blanc-Mesnil. Il a d'ailleurs porté plainte pour diffamation contre
Thierry Meignen, le candidat battu. Ce dernier n'a pas répondu à nos sollicitations. La Russie lance près de 1000 drones sur l'Ukraine en 24 heures Supermarché incendié : une adolescente de 12 ans reconnaît les faits Un maire peut-il cumuler son mandat et celui de député ou de ministre ? Les données personnelles de centaines de milliers d'enseignants volées Normandie : le toit d'une école explose violemment Une baleine bloquée depuis plus de 24h sur une côte allemande Présidentielle : course d'obstacles pour la droite et le centre Le président Volodymyr Zelensky a reçu les athlètes ukrainiens médaillés aux Jeux paralympiques de Milan Cortina Prix des carburants : des mesures exceptionnelles pour les entreprises "On assiste à une sorte de jour sans fin à gauche", lance Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement Le monde a accordé à Israël "un permis de torturer les Palestiniens" "Maya Loto" : des millions d'euros détournés dans des loteries ? Animaux domestiques : un élevage clandestin démantelé Kylian Mbappé : "toutes les rumeurs sur ma blessure, c'était bidon !" En Colombie, un avion de l'armée s'écrase et fait au moins 8 morts et 83 blessés