Le 25 mars 2026 à 16h53 Les dernières opérations de livraison de la nouvelle charpente métallique du
Pont Anne-de-Bretagne, à
Nantes, se sont déroulées du mardi 24 au mercredi 25 mars 2026.
Nantes-mtropole" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="63348" data-entity-type="organization">
Nantes Métropole,
Gaël Arnaud,
Patrick Garçon,
Loïc Gatteau,
Ludovic Failler,
Jean-Félix Fayolle REPORTAGE - Au terme d’une odyssée de cinq mois, marquée par les retards et les allers-retours, la charpente métallique du futur ouvrage élargi s’est posée sur ses appuis provisoires mardi, en début d’après-midi. Le chantier se poursuivra encore une quinzaine de mois. Passer la publicité Passer la publicité Après le grand voyage, les grandes manœuvres. Bien arrivé à
Nantes au début du mois, le nouveau tablier du
Pont Anne-de-Bretagne s’est amarré à l’ouvrage existant, au centre de la cité des ducs, au terme d’une ultime opération fluviale marquée par le pivot, au quart de tour, puis la dépose de la charpente métallique sur ses appuis. Une manœuvre achevée à 13h30 ce mercredi après plusieurs dizaines d’heures, réalisée en étapes depuis la veille par les équipes du groupement
GTM Ouest, du constructeur italien
Cimolai et de
Sarens Levage. Et sous le regard de nombreux curieux venus noircir les quais de la
Loire en ces premiers jours du printemps. Couples sortants leurs chiens, retraités en balade, employés de passage sur leur pause déjeuner et quelques parents entourés de leurs enfants se pressaient mercredi, en fin de matinée, de part et d’autre du fleuve, des deux côtés du
Pont Anne-de-Bretagne, se hissant sur la pointe des pieds ou se tordant le cou pour entrevoir une partie des ultimes manœuvres d’installation de la charpente. Ou pour profiter, plus simplement, de la vision inédite de cet ouvrage monumental encombré d’un hauban aux cordages métalliques vibrant sous le vent. Passer la publicité Plus de 3000 curieux «On ne voit pas grand-chose… mais c’est impressionnant», opine - toute en philosophie - un retraité accoudé à une barrière, en attendant que le tablier repose, enfin, sur ses appuis provisoires, à la faveur de la marée descendante. Un peu plus loin, un petit garçon entraîne sa mère en pointant du doigt la bordure du quai. «C’est ici qu’il y avait l’ancien pont transbordeur !», s’écrie le jeune passionné, en désignant l’emplacement des piles en pierre maçonnées. Voisins immédiats du
Pont Anne-de-Bretagne, ces ultimes vestiges de l’ancien ouvrage, démonté en 1958, rappellent le renouvellement perpétuel des franchissements de la
Loire en ce point stratégique du fleuve. D’après
Nantes-Métropole, plus de 3000 personnes se sont pressées autour de la
Loire pour assister aux manœuvres au fil de l’eau. À lire aussi Municipales à
Nantes : après son «faible score» au premier tour, la mise en garde de Jean-Marc Ayrault à Johanna Rolland L’opération de dépose de cette construction métallique de 145 mètres de long et de près de 2100 tonnes s’est achevée sans encombre. Elle ne signifie pas, loin de là, la conclusion du chantier du
Pont Anne-de-Bretagne. Entamés depuis avril 2024, les travaux de cet ouvrage majeur reliant le centre-ville à l’île de
Nantes devraient s’achever vers la fin 2027. Avec sa nouvelle extension, l’infrastructure deviendra le plus large pont d’Europe. Il accueillera, à terme, deux nouvelles voies de tramway, une piste cyclable ainsi qu’une voie routière et un jardin suspendu. L’acheminement du tablier du
Pont Anne-de-Bretagne, initialement attendu à
Nantes entre novembre et décembre 2025, avait pris du retard en raison des mauvaises conditions météorologiques de l’Atlantique, au large de la péninsule ibérique. La barge transportant l’ouvrage avait été contrainte de se réfugier dans le port d’Almería (Espagne). Un nouveau bateau, semi-submersible, avait par la suite été sollicité pour convoyer la charpente jusqu’à Lorient, où le convoi a connu un ultime retard, en raison de l’épisode pluvieux et des crues exceptionnelles de la fin février.
Nantes : l’extension du
Pont Anne-de-Bretagne s’est amarrée à l’ouvrage S'ABONNER «On a fait un truc incroyable» : à
Nantes, le nouveau patron de l’opposition Chombart de Lauwe pense au coup d’après Après avoir réussi à déstabiliser son adversaire Johanna Rolland, le nouveau patron de la droite nantaise compte surfer sur la dynamique de sa campagne pour incarner la principale force d’opposition. Tout en pensant déjà aux prochaines échéances électorales. Municipales à
Nantes : la droite se prend à espérer une victoire surprise face à la numéro deux du PS Alors que le scrutin du second tour s’annonce plus serré que prévu, Johanna Rolland, s’efforce de mobiliser son camp, de son aile modérée jusqu’à LFI. En face, Foulques Chombart de Lauwe rêve de marquer l’histoire de
Nantes, ce dimanche. Résultats municipales 2026 : à
Nantes, Johanna Rolland (PS) réélue avec 52,18% des voix Alliée à LFI, la maire socialiste sortante s’est imposée pour un troisième mandat. Malgré sa campagne efficace, le candidat des Républicains, Foulques Chombart de Lauwe, n’est pas parvenu à faire passer à droite ce bastion historique de la gauche française. « Notre performance plaide en notre faveur » : comment le fonds InfraVia a réussi à lever 8 milliards d’euros INFO LE FIGARO - Le fonds a convaincu des investisseurs non-européens de miser sur les infrastructures en Europe. Les profits des sociétés d’autoroutes, éternel objet de fantasmes en France DÉCRYPTAGE - Les concessions actuelles approchent de leur terme. Les concessionnaires se préparent pour la suite, tout en sachant que les revenus des péages suscitent la convoitise des politiques en particulier, et des Français en général. Meridiam, les secrets du fonds qui ne revend jamais ses participations (et il est Français !) DÉCRYPTAGE - Le fonds d’investissement créé par Thierry Déau fête ses 20 ans. Promettant une durée de placement hors norme de 25 ans, il affiche 23 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Meridiam boucle le financement d’une autoroute à 11 milliards de dollars aux États-Unis Le fonds d’investissement français a bouclé le financement de ce projet, mené avec deux entreprises espagnoles. États-Unis : Donald Trump ne veut pas de trains à grande vitesse DÉCRYPTAGE - Le président américain a coupé le crédit fédéral du projet californien, entre San Diego et Sacramento. Les rares liaisons ferroviaires en place peinent à être rentables. Les «ponts pourris» de Berlin, symboles d’années de sous-investissement public en Allemagne RÉCIT - Le chancelier Merz présente son budget assorti de dépenses massives dans les infrastructures, lesquelles ont souffert du régime budgétaire strict sous Angela Merkel et des excès de bureaucratie. Face à la baisse de la fréquentation à Paris, Indigo convertit un parking en centre de logistique urbaine Avec ce projet qui touche le parc souterrain Foch, l’entreprise souhaite montrer qu’elle peut s’adapter aux évolutions de la société. Après cinq générations, la famille Louis-Dreyfus cède le contrôle de son groupe au fonds Infravia RÉCIT - Le spécialiste des infrastructures va prendre 80% du capital de l’entreprise afin de doubler la flotte de navires dans les cinq ans. Le fonds Ardian devient le premier actionnaire de l’aéroport d’Heathrow Le potentiel du transport aérien est important pour peu qu’il parvienne à se décarboner. «L'Europe du Nord continue de nous intéresser»: le français Colas en quête d'une nouvelle acquisition à l'international REPORTAGE - Après l’intégration réussie du finlandais Destia, acquis en 2021, le constructeur est prêt pour une nouvelle opération.