Le 25 mars 2026 à 19h33
Quentin Deranque a été lynché à mort le 12 février dernier aux abords de
Lyon" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="31530" data-entity-type="organization">Sciences Po
Lyon. Nicolas Economou / REUTERS Plusieurs domiciles ont aussi été perquisitionnés. Un mois et demi après le drame et alors que neuf personnes proches de l’ultragauche ont été mises en examen, il s’agit pour les enquêteurs de mieux comprendre les circonstances qui ont conduit au lynchage mortel du jeune homme. Passer la publicité Passer la publicité Près d’un mois et demi après le meurtre de
Quentin Deranque à
Lyon (Rhône) et alors que neuf individus proches de l’ultragauche ont été mis en examen et écroués, plusieurs pièces du puzzle restent manquantes. Les circonstances exactes qui ont conduit au passage à tabac, rue Victor Lagrange, du jeune homme de 23 ans, décédé des suites d’un important traumatisme crânien, sont floues. En particulier, les deux camps avaient-ils prévu d’en découdre ou Quentin et ses amis, présents officiellement le 12 février pour assurer la mise à l’abri de sept militantes de
Némésis opposées à la venue de l’eurodéputée
LFI Rima Hassan à
Lyon" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="31530" data-entity-type="organization">Sciences Po
Lyon, sont-ils tombés dans un guet-apens ? Les enquêteurs de la
Lyon" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="70143" data-entity-type="organization">Division de la criminalité territoriale de
Lyon (DCT) espèrent sans doute tirer des auditions de plusieurs militants nationalistes des éléments supplémentaires pour éclairer ces zones d’ombre. Sept d’entre eux, présents le jour des faits aux côtés de la victime, sont ainsi entendus depuis mercredi, a-t-on appris en fin de journée de source concordante, confirmant les informations du
Parisien. Il s’agit d’auditions sans contrainte et non de gardes à vue. En revanche, leurs téléphones, ainsi que ceux de plusieurs militantes du collectif
Némésis ont été saisis dès mardi. Vague de perquisitions Les téléphones portables contiennent souvent des éléments déterminants comme des échanges de messages susceptibles de faire avancer l’enquête, des données de localisation, ou encore des photos et vidéos. L’exploitation de ces informations permet aux enquêteurs d’établir les liens entre les suspects, de comprendre la préparation et le déroulement des faits, et d’identifier d’éventuels autres participants. Outre les interrogatoires et les saisies, plusieurs domiciles ont aussi été perquisitionnés. Sollicité, le parquet de
Lyon, n’a pour l’heure pas donné suite. Passer la publicité L’enquête est entrée dans une phase plus silencieuse mais déterminante. Si les grandes opérations d’interpellation des personnes soupçonnées d’avoir porté les coups mortels sont désormais achevées, les trois magistrats instructeurs s’attellent à démêler les responsabilités individuelles au sein de la mouvance antifasciste. Les profils des mis en cause, âgés de 20 à 26 ans, révèlent une sociologie très homogène : qu’ils soient étudiants, salariés du privé ou assistants parlementaires, tous sont issus ou proches de la mouvance «antifa». Parmi les figures les plus en vue de ce groupe, les enquêteurs placent Jacques‑Élie Favrot au sommet de la pyramide. Ce dernier est considéré comme l’un des cadres structurants de la Jeune Garde avant sa dissolution. Âgé d’une vingtaine d’années, un temps fiché S et déjà condamné pour vol et port d’arme, il était au moment des faits le collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde. Meurtre de
Quentin Deranque à
Lyon : sept identitaires entendus par les enquêteurs, des téléphones saisis S'ABONNER CRITIQUE - À la mort de son grand-père, une jeune femme enquête sur le secret de ses origines. «Elle est mangée de partout» : six ans après la mort d’Elisa Pilarski en forêt, le propriétaire du pitbull Curtis face aux juges RÉCIT - Pendant trois jours, le tribunal correctionnel de Soissons va se pencher sur le degré de responsabilité de Christophe Ellul, passionné de dressage au «mordant», dans la mort de sa compagne, enceinte de six mois à l’époque des faits. «Certains sont battus plusieurs fois par jour» : une ONG ukrainienne décrit le quotidien des travailleurs de la centrale de Zaporijia, occupée par les Russes L’organisation Truth Hounds a documenté des détentions de civils, la pression exercée sur les employés et l’implication progressive de Rosatom dans l’administration du site. «Le véritable mystère n’est pas celui de sa mort» : la thèse d’un ancien flic sur la cavale de Xavier Dupont de Ligonnès jusqu’aux États-Unis RÉCIT - Quinze ans après la tuerie de Nantes, l’énigme Xavier Dupont de Ligonnès reste entière. Pour l’ancien policier Gilles Galloux, spécialiste en cybercriminalité, «XDDL» aurait méthodiquement organisé sa survie... de l’autre côté de l’Atlantique. Mort de Quentin : ce que l’on sait des sept personnes mises en examen, dont deux collaborateurs du député
LFI Raphaël Arnault Sept individus suspectés d’avoir porté les coups mortels ont été déférés devant un juge à l’issue de 48 heures de garde à vue, a indiqué jeudi le procureur de la République de
Lyon, Thierry Dran, lors d’une conférence de presse. Fichés S, membres actifs de la Jeune Garde… Ce que l’on sait des principaux suspects du meurtre de Quentin Plusieurs d’entre eux gravitent dans le proche entourage du député
LFI Raphaël Arnault. Meurtre de Quentin à
Lyon : avec l’«association de malfaiteurs», l’enquête pourrait s’étendre aux Insoumis DÉCRYPTAGE - Une semaine après le meurtre de
Quentin Deranque, l’enquête s’accélère avec l’interpellation de onze suspects, dont deux collaborateurs de Raphaël Arnault. L’«association de malfaiteurs» pourrait permettre d’élargir les investigations jusqu’au mouvement Insoumis. Affaire Émile : ces pistes sur lesquelles les grands-parents de l’enfant veulent emmener les enquêteurs RÉCIT - Les avocats d’Anne et Philippe Vedovini ont remis vendredi aux juges d’instruction plusieurs centaines de pages portant sur de nouvelles demandes d’actes, dont de nouvelles fouilles et des prélèvements ADN massifs. «Jeunes et fébriles, les cambrioleurs frappent leurs victimes à coups de marteaux» : quand les séquestrations à domicile virent à l’épouvante EXCLUSIF - Selon un bilan porté à la connaissance du Figaro, policiers et gendarmes ont recensé 454 vols avec arme à feu contre des particuliers à leur domicile dans les onze premiers mois de l’année 2025. Soit plus d’une dizaine d’attaques chaque semaine. Étudiants, père de famille, footballeurs, DJ... Qui sont les victimes françaises de l’incendie de Crans-Montana ? Quarante personnes de 14 à 39 ans sont mortes dans l’incendie du bar Constellation, dans la nuit du Nouvel An, dont neuf Français. Vingt-trois autres ont été blessées plus ou moins grièvement.