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THU · 2026-03-26 · 04:36 GMTBRIEF NSR-2026-0326-36377
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NSR-2026-0326-36377News Report·FR·Political Strategy

De LFI au RN, qui sont les candidats déclarés ou pressentis pour la présidentielle 2027, à un an de l'échéance ?

À un an de l'élection présidentielle de 2027 en France, plusieurs personnalités politiques se positionnent déjà. Jean-Luc Mélenchon (LFI) est pressenti comme candidat naturel, tandis que Marine Le Pen (RN) a été désignée par son parti, sous réserve d'une décision de justice.

Laure ComettiFrance InfoFiled 2026-03-26 · 04:36 GMTLean · CenterRead · 9 min
De LFI au RN, qui sont les candidats déclarés ou pressentis pour la présidentielle 2027, à un an de l'échéance ?
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À un an de l'élection présidentielle de 2027 en France, plusieurs personnalités politiques se positionnent déjà. Jean-Luc Mélenchon (LFI) est pressenti comme candidat naturel, tandis que Marine Le Pen (RN) a été désignée par son parti, sous réserve d'une décision de justice. D'autres figures comme Bruno Retailleau, Marine Tondelier et Édouard Philippe sont également considérées comme des prétendants potentiels. Hormis LFI et le RN, la course à l'investiture reste ouverte dans la plupart des partis, avec des processus de désignation encore incertains. Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) a déjà annoncé sa candidature. Les partis politiques anticipent la succession d'Emmanuel Macron et préparent activement leurs stratégies pour la prochaine échéance présidentielle.

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Nathalie Arthaud has declared her candidacy for Lutte Ouvrière in the 2027 presidential election.

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Marine Le Pen has been designated as the Rassemblement National's candidate unless she is convicted on appeal in July.

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Philippe Poutou is unsure about representing the NPA in the 2027 presidential election.

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Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Marine Le Pen et Edouard Philippe are considered potential candidates for the 2027 presidential election.

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Jean-Luc Mélenchon is considered the natural candidate for La France Insoumise (LFI).

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Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Marine Le Pen et Edouard Philippe sont déjà plus ou moins lancés dans la campagne présidentielle de 2027. (GETTY IMAGES / AFP / SIPA / HELOISE KROB) Les élections municipales à peine terminées, toutes les formations politiques ont commencé à préparer la course à l'Elysée. Avec des candidatures et des processus de désignation plus ou moins avancés. Les élections municipales à peine passées, les formations politiques et leurs élus se projettent déjà sur la succession d'Emmanuel Macron, qui quittera l'Elysée au printemps prochain, après deux mandats consécutifs. Hormis à La France insoumise, où Jean-Luc Mélenchon fait figure de candidat naturel pour une quatrième candidature consécutive, et au Rassemblement national, qui a désigné Marine Le Pen comme championne sauf si elle était condamnée en appel, début juillet, la course paraît très ouverte, voire incertaine, tant sur les noms des responsables sur la ligne de départ que sur la manière de désigner le challenger de chaque camp. De nombreuses personnalités sont cependant déjà sur les rangs, avec des projets plus ou moins avancés.De l'extrême gauche à l'extrême droite, franceinfo vous présente les différents candidats déclarés, ceux qui pourraient se lancer et les processus envisagés pour les départager dans la course à l'investiture suprême.A l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, candidat naturel mais pas déclaré de LFIQui sont les candidats déjà déclarés ? Candidate de Lutte Ouvrière en 2017 (0,64%) et 2022 (0,56%), Nathalie Arthaud le sera à nouveau dans un an. "Lutte Ouvrière sera présente à la présidentielle 2027. Lors de notre Congrès, nous avons voté que je serai candidate pour Lutte Ouvrière lors de cette présidentielle", a lancé la professeure de sciences économiques lors d'une conférence de presse, début décembre.Quelles sont les personnalités qui pourraient se déclarer candidates ? Du côté de La France insoumise (LFI), qui conteste vigoureusement le récent classement à l'extrême gauche par le Conseil d'Etat, Jean-Luc Mélenchon fait figure de candidat naturel de la formation qu'il a lancée en 2016. Battu au premier tour en 2012 (11,10%), 2017 (19,58%) et 2022 (21,95%), l'ancien parlementaire ne s'est pas encore déclaré pour 2027, mais il y a peu de doute sur sa volonté de repartir en campagne, à bientôt 75 ans.Contrairement à 2012 (1,15%), 2017 (1,09%) et 2022 (0,77%), Philippe Poutou n'est, lui, pas sûr de porter la candidature du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle. "Je ne veux pas engager mon parti là-dessus, on va d’abord discuter. Est-ce qu'on y va ou pas ?", s'est interrogé l'ancien porte-parole du mouvement dans l'émission en ligne "Backseat", début mars. La question sera tranchée "d'ici cet été". Il n'exclut pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon dans sa quatrième tentative élyséenne.A gauche, entre socialistes, écologistes et communistes, une primaire qui fait débatQui sont les candidats déjà déclarés ? A gauche, les candidats déjà déclarés à l'élection présidentielle ne manquent pas. Farouchement opposé à toute alliance avec LFI, le député socialiste Jérôme Guedj s'est déclaré début février, au micro de France Inter, "pour porter la voix d'une gauche républicaine". Début décembre, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a été désignée par son parti pour le représenter à la primaire de la gauche. Egalement sur les rangs, le député ex-insoumis François Ruffin a officialisé sa candidature à la fin du mois de janvier, sur TF1 et dans Libération. Toujours via la primaire de la gauche, chez les anciens insoumis, Clémentine Autain est "candidate pour incarner une gauche solide", a-t-elle annoncé à La Tribune dimanche dès juin dernier. En novembre, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho s'est elle aussi lancée dans la course "pour reconstruire une écologie capable de gouverner", a-t-elle déclaré à L'Obs.Quelles sont les personnalités qui pourraient se déclarer candidates ? A la tête de son mouvement, Place publique, Raphaël Glucksmann se prépare activement à être candidat à la présidentielle, mais c'est "trop tôt pour le dire", a-t-il tempéré sur RTL, mi-février. Côté communiste, Fabien Roussel n'a pas officialisé sa candidature, mais celle-ci est plus que probable. "Nous nous préparons à une candidature propre qui ne passe pas par la primaire", a défendu l'un de ses proches, Léon Deffontaines, au Figaro, début février.Dans le giron du Parti socialiste, d'autres figures affûtent leurs ambitions, sans les dévoiler au grand jour. Il en est ainsi d'Olivier Faure, patron du parti contesté en interne, notamment par François Hollande. L'ancien chef de l'Etat consulte mais "doit travailler sur son bilan et sur ce qu'est 'le nouveau Hollande'", met en garde un député socialiste. Ancienne candidate PS à l'élection présidentielle, en 2007, Ségolène Royal a affirmé fin octobre sur France 2 qu'elle "pourrait participer à une primaire de la gauche", sans concrétiser pour l'heure cette possibilité.Quel pourrait être le processus pour les départager ? La question reste entière au lendemain des élections municipales. La primaire, prévue le 11 octobre, va-t-elle permettre de désigner un seul candidat soutenu largement par les partis et les électeurs de gauche ? Rien n'est moins sûr. LFI balaie ce processus, ardemment défendu par Les Ecologistes notamment, mais beaucoup moins par le socialiste Olivier Faure, ou par ses opposants internes, qui ne veulent pas en entendre parler. Dans le camp présidentiel, la tentation d'une primaire pour trancher "l'après-Macron"Qui sont les candidats déjà déclarés ? Il est parti très tôt. L'ancien Premier ministre Edouard Philippe a officialisé sa candidature dès septembre 2024. Depuis, le président d'Horizons a pris ses distances avec Emmanuel Macron, appelant notamment à sa démission en octobre 2025. Il exclut de participer à une primaire et avait assuré que sa réélection comme maire du Havre serait son test électoral avant la présidentielle. C'est chose faite après sa victoire au second tour, le 22 mars.Quelles sont les personnalités qui pourraient se déclarer candidates ? Un autre ex-Premier ministre nourrit de grandes ambitions. Gabriel Attal, qui a repris les rênes du parti présidentiel, Renaissance, multiplie les déplacements en France et à l'étranger et planche sur un programme. Mais il souffre de critiques en interne et se voit reprocher les résultats très modestes de Renaissance aux municipales. Dans les rangs macronistes, l'actuel ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se prépare aussi. "J'y songe", a-t-il déclaré fin janvier sur LCI, se sentant "capable" d'être le candidat du bloc central.Quel pourrait être le processus pour les départager ? Le débat est encore loin d'être tranché au sein du bloc central. "Une primaire pourrait permettre de clarifier, mais à condition que tout le monde joue le jeu", estime une macroniste au sein du gouvernement. Gabriel Attal a appelé mardi Horizons et le MoDem à se coordonner avec Renaissance au sein d'un "comité de liaison" pour "organiser" un "rassemblement" des candidatures avant la présidentielle. "Je n'exclus aucune possibilité, a-t-il développé sur France Inter. Ça peut être la primaire, ça peut être des sondages, ça peut être une autre méthode". Gérald Darmanin est au moins d'accord sur ce point : "Il faut un seul candidat de la droite et du centre, et peut-être même de la gauche républicaine qui refuse La France insoumise" pour "gagner la présidentielle" de 2027, a-t-il répété à l'issue des municipales.A droite, chez Les Républicains, la perspective d'une primaire entrouverteQui sont les candidats déjà déclarés ? Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a officialisé sa candidature en février. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et candidat malheureux à la primaire LR pour la présidentielle de 2022, "se prépare", mais refuse de participer à une primaire.Quelles sont les personnalités qui pourraient se déclarer candidates ? Le maire de Cannes, David Lisnard, ne cache pas ses ambitions présidentielles. Avec son parti, Nouvelle Energie, il planche sur un projet présidentiel mais n'a pas encore officialisé sa candidature. L'ex-Premier ministre Michel Barnier s'est dit "prêt à servir (s)on pays", dans un entretien au Point, en juin 2025, six mois après la censure qui avait entraîné sa démission.Un ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac s'invite également dans cette pré-campagne en marge de sa famille politique historique. Dominique de Villepin a effectué un retour sur la scène politico-médiatique après les attaques du 7-Octobre. L'ex-diplomate a créé son mouvement, La France Humaniste, en juin 2025. "Je suis absolument déterminé à participer au combat de 2027", a-t-il dit à La Tribune dimanche fin janvier, sans officialiser encore sa candidature. Quel pourrait être le processus pour les départager ? Le sujet divise Les Républicains. Un groupe de travail a été formé pour réfléchir au mode de désignation d'un candidat. Le bureau politique a retenu trois options qui seront soumises au vote des adhérents en avril. Ils devront dire s'ils préfèrent une primaire fermée, réservée aux membres du parti, une primaire ouverte au centre et à la droite, ou la désignation directe du chef du parti, Bruno Retailleau.Cette démarche suscite bien des critiques en interne. "C'est un non-sens absolu, un vote biaisé, un vote truqué", a dénoncé mercredi, David Lisnard, sur BFMTV, pour qui ce vote reviendra à entériner la candidature de Bruno Retailleau. Le président de l'Association des maires de France menace de quitter le parti et plaide pour "une grande primaire ouverte", "pourquoi pas" jusqu'à Eric Zemmour ou Nicolas Dupont-Aignan. Laurent Wauquiez, patron des députés LR et opposant à Bruno Retailleau, a lui critiqué mardi sur RTL des "options de boutiquiers", continuant de plaider pour une primaire ouverte, de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. Mais l'ouverture d'une primaire au parti Reconquête reste rejetée par plusieurs cadres LR, comme Xavier Bertrand ou Michel Barnier.A l'extrême droite, le RN prépare un plan B, au cas oùQui sont les candidats déjà déclarés ? Marine Le Pen est la candidate "naturelle" de son parti, après trois candidatures infructueuses, dont deux défaites au second tour en 2017 et 2022. Mais son avenir politique est suspendu à son sort judiciaire. Elle a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat, et deux ans de prison ferme, le 31 mars 2025, pour détournements de fonds, dans l'affaire des assistants parlementaires européens de son parti. Après son procès en appel en début d'année, elle attend désormais le délibéré, prévu le 7 juillet. Pour être candidate, il lui faudrait être relaxée, ou du moins écoper d'une peine d'inéligibilité de deux ans (qu'elle aurait alors purgée à la date du premier tour de la présidentielle) et sans peine de prison ferme. En cas d'empêchement judiciaire, le RN a déjà son plan B, comme Jordan Bardella. Le président du RN et dauphin de la fille de Jean-Marie Le Pen se prépare depuis plusieurs mois à la remplacer. Tous deux sont désormais testés par les instituts de sondage et se hissent largement à la première place dans les intentions de vote pour le premier tour.Déjà candidat trois fois à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, patron du parti souverainiste Debout la France, a annoncé le 8 mars 2025 qu'il serait à nouveau sur la ligne de départ en 2027. En 2017, il avait réalisé son meilleur score, avec 4,70% des voix, avant de rallier Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours. Il a été réélu maire de Yerres (Essonne) au premier tour des municipales.Enfin, François Asselineau a profité de l'anniversaire de son parti souverainiste et anti-UE, Union populaire républicaine (UPR), pour annoncer sa candidature, le 21 mars à Paris. Le haut fonctionnaire, déjà candidat en 2017 (0,92%), n'a pas réussi à réunir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter en 2022. Fin 2024, il a obtenu un non-lieu dans l'enquête pour harcèlement moral et agressions sexuelles après deux plaintes de collaborateurs, une décision qui fait toutefois l'objet d'un appel du parquet.Quelles sont les personnalités pas encore déclarées, mais qui pourraient le faire ? Du côté de Reconquête, aucune candidature ne devrait être officialisée avant septembre, selon le parti. Eric Zemmour se lancera-t-il à nouveau, après avoir fini quatrième en 2022, avec 7,07% des voix au premier tour ? Il s'est d'ores et déjà dit favorable à une primaire ouverte de la droite. Après sa percée durant la campagne municipale parisienne, sa numéro deux, Sarah Knafo, a démenti toute intention d'être candidate à la place du polémiste. "Je n'ai jamais émis l'idée d'être candidate à la présidentielle, a affirmé l'eurodéputée sur RMC-BFMTV le 20 mars. Eric Zemmour prendra sa décision et il l'annoncera." Addiction aux réseaux sociaux : Meta et YouTube condamnés Rupture amoureuse : 1 actif sur 3 utilise ses congés pour s’en remettre Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Au cimetière, le Hezbollah glorifie ses combattants et l'Iran Disparus de l'Aveyron : les deux femmes retrouvées mortes Gims en garde à vue pour soupçon de blanchiment d'argent Résidence seniors en faillite : des personnes âgées à la rue Spéculations sur le pétrole : délit d'initié à Washington ? Les deux femmes portées disparues dans l'Aveyron retrouvées mortes au Portugal Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron Un mort après une collision entre un TER et un poids lourd à Saint-Raphaël Lou Jeanmonnot et la Fédération de la lose, un divorce heureux "C'est un scandale démocratique", réagit Olivier Faure au sujet des maires sortants hués par la foule Patinage artistique : comment apprend-on les sauts ? 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