La jeune policière, affectée à l'accueil du public dans un commissariat marseillais, est accusée d'avoir consulté plus de 5 000 fiches et d'avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme. Publié le 26/03/2026 05:00 Mis à jour le 26/03/2026 06:27 Une enseigne d'un commissariat de police (illustration). (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP) Une policière d'une vingtaine d'années est interdite d'exercer à
Marseille après sa mise en examen en septembre 2025 pour corruption, révèle
franceinfo, jeudi 26 mars. La fonctionnaire est soupçonnée d'avoir vendu de nombreuses informations confidentielles au grand banditisme, issues de fichiers de police. Elle a été placée en détention provisoire pendant trois mois avant d'être libérée fin décembre et placée sous contrôle judiciaire. Selon le
parquet de Paris, sollicité par
franceinfo, la jeune policière, affectée à l'accueil du public dans un commissariat marseillais, est accusée d'avoir consulté plus de 5 000 fiches et d'avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme : personnes recherchées, antécédents judiciaires ou encore voitures volées. Elle vendait la fiche 15 euros, contre des prix allant de 50 à 100 euros habituellement. Elle avait ainsi gagné au moins 10 000 euros sur un compte PayPal en quatre mois seulement, entre mai et septembre 2025. La policière remettait les informations puisées dans les fichiers confidentiels à un intermédiaire sur l'application
Telegram.Cet intermédiaire revendait à son tour les fiches à des criminels chevronnés dans toute la
France. Il a été arrêté il y a deux semaines, le 11 mars dernier, avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire le 13 mars. Selon le
parquet de Paris, au moins une dizaine d'opérations de police judiciaire ont été concernées, que ce soit en matière de trafic international de stupéfiants, de tentative de meurtre, ou encore de détention d'armes. Selon les informations de
franceinfo, un trafiquant de drogue a ainsi pu identifier la voiture de police qui le surveillait, des suspects ont également pu prendre la fuite juste avant leur interpellation dans une affaire d'enlèvement et séquestration.Le canal
Telegram mis en cause a été identifié en juin 2025 par l'Office anti-cybercriminalité (Ofac), dans le cadre de sa veille sur les réseaux sociaux. L'enquête de la section de lutte contre la cybercriminalité du
parquet de Paris a été ouverte notamment pour "corruption active" et "corruption passive", "accès frauduleux en bande organisée dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'Etat", "extraction et transmission frauduleuse en bande organisée de données d'un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'Etat", ou encore "participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement". Les investigations se poursuivent, menées par l'IGPN, la police des polices, et l'Ofac, l'Office anti-cybercriminalité. Addiction aux réseaux sociaux : Meta et YouTube condamnés Rupture amoureuse : 1 actif sur 3 utilise ses congés pour s’en remettre Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Au cimetière, le Hezbollah glorifie ses combattants et l'Iran Disparus de l'Aveyron : les deux femmes retrouvées mortes Gims en garde à vue pour soupçon de blanchiment d'argent Résidence seniors en faillite : des personnes âgées à la rue Spéculations sur le pétrole : délit d'initié à Washington ? Les deux femmes portées disparues dans l'Aveyron retrouvées mortes au Portugal Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron Un mort après une collision entre un TER et un poids lourd à Saint-Raphaël Lou Jeanmonnot et la Fédération de la lose, un divorce heureux "C'est un scandale démocratique", réagit Olivier Faure au sujet des maires sortants hués par la foule Patinage artistique : comment apprend-on les sauts ? Pâtes, chocolat, céréales... Alerte sur une surexposition au cadmium Fusillade près d'une école : un homme abattu à Montélimar Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump propose un plan de paix Ces avions américains qui partent d’Angleterre pour bombarder l’Iran