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THU · 2026-03-26 · 06:00 GMTBRIEF NSR-2026-0326-36383
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NSR-2026-0326-36383News Report·FR·Economic Impact

"Il faut qu'on arrive à réduire les coûts" : assureurs et assurés face au dilemme des catastrophes naturelles qui coûtent de plus en plus cher

Après les tempêtes Nils et Pedro en février 2026, la France fait face à une augmentation significative du coût des catastrophes naturelles. En 2025, ces coûts avaient déjà dépassé 5 milliards d'euros, et en mars 2026, ils atteignent déjà 1,2 milliard d'euros.

franceinfoFrance InfoFiled 2026-03-26 · 06:00 GMTLean · CenterRead · 5 min
"Il faut qu'on arrive à réduire les coûts" : assureurs et assurés face au dilemme des catastrophes naturelles qui coûtent de plus en plus cher
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Après les tempêtes Nils et Pedro en février 2026, la France fait face à une augmentation significative du coût des catastrophes naturelles. En 2025, ces coûts avaient déjà dépassé 5 milliards d'euros, et en mars 2026, ils atteignent déjà 1,2 milliard d'euros. La ville de Saintes, en Charente-Maritime, a été particulièrement touchée par des inondations, avec des dégâts estimés à plus de 1,5 million d'euros. Les habitants et les commerçants, comme Karine, propriétaire d'un salon de coiffure, subissent des pertes importantes, en partie couvertes par les assurances. Cette augmentation des coûts liés aux catastrophes naturelles pose un dilemme aux assureurs et aux assurés, menaçant potentiellement le système d'assurance. Il devient impératif de réduire ces coûts croissants.

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Economic Impact
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Sources cited
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Key claims

5 extracted
01

Karine estimates her losses at 10,000 euros.

factualKarine
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In 2026, the cost is already at more than 1.2 billion euros as of March 25th.

statisticFédération des assureurs
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In 2025, the cost of natural disasters reached more than 5 billion euros.

statisticArticle
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Damages in Saintes alone are estimated at more than 1.5 million euros.

statisticArticle
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The frequency of significant floods is increasing, occurring every three to four years.

factualMarc Dupouy
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Full report

5 min read · 1 115 words
podcast (Nouvelle fenêtre) flux rss (Nouvelle fenêtre) La facture est extrêmement lourde après les vents et les crues exceptionnelles provoqués par les tempêtes Nils et Pedro, en février. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher, au risque de menacer notre système d'assurance. Maison après son inondation le long de la rivière Charente à Saintes, dans le sud-ouest de la France, le 2 mars 2026. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP) En 2025, le coût des catastrophes naturelles avait atteint plus de 5 milliards d'euros. En 2026, selon le chiffre publié par la Fédération des assureurs, on en est déjà à plus d'1,2 milliard d'euros, mercredi 25 mars 2026.En Charente-Maritime, non loin de La Rochelle, la ville de Saintes a été touchée par une crue exceptionnelle et les dégâts sont toujours bien visibles.Dans cette rue, le long de la Charente, des plaques de placo sont toujours abandonnées sur les trottoirs, des matelas jonchent le sol pour les encombrants et presque toutes les maisons sont en travaux. Par endroits, l'eau est montée à plus d'un mètre et a tout dévasté, raconte cet habitant : "Je suis stupéfait de voir ce que j'ai vu. Des voisins ont carrément perdu des cloisons chez eux. On doit encore sortir le matelas, qui était très lourd à porter tellement il était imbibé d'eau.""Il y a tout à refaire, entièrement, à 100%."Un habitant de Saintesà franceinfoLes dégâts, dans la seule ville de Saintes, sont estimés à plus de 1,5 million, avec un millier de maisons inondées, mais aussi des commerces.Le salon de coiffure de Karine vient de rouvrir, mais une odeur d'humidité persiste. Ici, l'eau est montée jusqu'à 60 centimètres à l'intérieur, au plus fort de la crue. Les murs sont à refaire et une partie du matériel à jeter, dont des bacs de lavage. "Ce sont des bacs massants électrifiés, ça coûte 8 000 euros pour un bac." À cela s'ajoute la perte de chiffre d'affaires, qui alourdit encore la facture."C'est quand les experts sont arrivés que j'ai vu l'ampleur de mes dégâts."Karine, propriétaire d'un salon de coiffureà franceinfoKarine raconte : "Les experts m'ont dit : 'Ça, c'est mort, là, il va falloir découper, là, il y a quatre semaines de séchage et 15 jours de travaux.' Là, je me suis dit que j'allais devoir fermer tout ce temps. 'Ça va pas être possible'."En tout, Karine en a pour 10 000 euros de pertes, en partie pris en charge par son assureur. "C'est effectivement un sinistre qui coûte un peu cher, un sinistre important, commente Marc Dupouy, qui travaille chez Allianz. Donc là, ça fait une facture un peu lourde, voilà. C'est comme ça." Le problème est la multiplication de ces crues, ces dernières années. En 37 ans, comme assureur à Saintes, Marc Dupouy a vu le climat se dérégler et les factures s'alourdir. "Tous les ans, la Charente déborde, explique-t-il. Mais la fréquence, avec des montées très importantes, ça se rapproche, oui. De façon importante et impactante pour la population, c'est tous les trois-quatre ans, avec des crues exceptionnelles, tous les 15 ans."Ces crues plus fréquentes inquiètent certains habitants : combien de temps pourront-ils encore rester assurés ? Claudine a subi trois inondations en cinq ans. La dernière a détruit toute sa cuisine. Des traces de boue sont encore visibles sur les murs. Elle s'inquiète de voir sa compagnie d'assurance résilier son contrat ou de voir le prix de son assurance flamber. "C'est évident que ça se passe dans certaines régions, comme dans le Nord, à Calais."Je suis prête à payer un peu plus, ça dépend combien, bien sûr. "Claudine, retraitée qui a subi trois inondations en 5 ansà franceinfo"Une assurance privée, ça monte, ajoute Claudine. Je n'ai pas une retraite de riche." Le plus simple, soupire-t-elle, serait que l'État rachète sa maison et qu'elle parte vivre ailleurs, loin des inondations.Les assurances coûtent de plus en plus cher, c'est quelque chose qu'on observe déjà. Leur prix monte chaque année, avec des hausses de 12 % en moyenne, en 2025, pour les assurances habitation.Cette année, c'est encore 7 à 8 % de plus, parce qu'il faut remplir la caisse "catastrophe naturelle", qui couvre les dégâts climatiques, un dispositif public-privé entre les assureurs et l'État.Les factures augmentent et, avec elles, les primes pour maintenir ce fonds, assure Agathe Souef, directrice Indemnisation-Dommages aux biens chez Allianz. "Cette caisse doit être remplie, d'où les surprimes que nos clients peuvent avoir constatées, comme les clients de tous les assureurs, explique-t-elle. Mais c'est une nécessité pour maintenir le cœur même du dispositif "catastrophe naturelle" en France."Mais la solution, au-delà de ces hausses de tarifs, est de prévenir les dégâts, insiste Agathe Souef : "Il faut qu'on arrive à réduire les coûts. Très concrètement, ça veut dire qu'il faut absolument des normes de construction, par exemple, qu'il va falloir qu'on solidifie."Côté client, c'est aussi prendre des précautions, ajoute-t-elle. "Il y a des systèmes de batardeau [barrière anti-inondation amovible ou permanente, conçue pour protéger les ouvertures, portes, fenêtres, garages].""Ce qu'il faut qu'on vise, c'est que les conséquences soient moins graves et réparables."Agathe Souef, directrice Indemnisation-Dommages aux biens chez Allianzà franceinfoIl ne s'agira pas de conditions sine qua non, selon Agathe Souef, mais une incitation à mettre en œuvre, "ensemble" avec les assurés, des moyens qui permettront aux clients de se retrouver "dans une situation vivable" et que les assureurs soient "assurables demain".Selon les projections de la fédération "France assureurs", le coût des sinistres climatiques, en France, pourrait doubler d'ici 2050, avec des inondations et des tempêtes, mais aussi des sécheresses ou des incendies de plus en plus violents. 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Entities

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Keywords & salience

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