L’attaquant de
Brentford, meilleur buteur brésilien de l'histoire du championnat anglais sur une saison, a été appelé pour la première fois avec la Seleçao par
Carlo Ancelotti en vue des matchs amicaux contre la
France, jeudi, et la Croatie.
Igor Thiago célèbre son but contre Everton au Stade Hill Dickinson de Liverpool (Angleterre), le 4 janvier 2026. (MI NEWS / AFP) Beaucoup attendaient le retour de
Neymar,
Carlo Ancelotti lui a préféré les néophytes
Rayan et
Igor Thiago. Les deux attaquants de
Premier League pourraient faire leur première apparition en sélection contre l'équipe de
France, jeudi 26 mars à Boston en match amical. Mais quand le jeune premier (19 ans), prodige de la pépinière de
Vasco da Gama, était prédestiné à la Seleçao, le second, déjà plus mature (24 ans), a pris des chemins de traverse avant d'atterrir à
Brentford, 7e de
Premier League, et de devenir le deuxième meilleur buteur du championnat derrière
Erling Haaland.lgor Thiago a forcé son destin jusqu'à l'élite du football brésilien puis a consenti à des détours audacieux par la Bulgarie et la Belgique, avant de devenir la coqueluche du Community Stadium de
Brentford. Quand on interroge ses formateurs, deux mots ressortent systématiquement : "physique" et "générosité". Un corps de fer dans un tempérament de velours.Originaire de Cidade Ocidental, dans la banlieue de Brasilia,
Igor Thiago est d'abord repéré par Tico, ancien attaquant brésilien devenu recruteur, qui le propose au prestigieux Athletico Paranaense. Le club de l'élite décline poliment deux fois, à un an d'intervalle. Alors,
Igor Thiago quitte sa famille et déménage à 1 500 kilomètres au sud, à 16 ans, pour rejoindre le Verê FC, évoluant en troisième division régionale. "[Igor] Thiago a été une bonne surprise, reconnaît d'emblée Bruno Saymon, son ancien entraîneur, auprès de franceinfo: sport. Quand il est arrivé chez nous, ce qui nous a le plus impressionnés, c'est son physique."
Igor Thiago embrasse le trophée du championnat u-17 du Paraná, le 8 décembre 2018 à Verê (Brésil). (Verê FC) Le gaillard avoisine déjà 1,90 m. Il déménage, court étonnamment vite, ne ménage pas ses efforts, et surtout, il marque. Treize buts dans le championnat du Paraná (l'un des 26 états du Brésil) des moins de 17 ans, une contribution de taille dans le premier et toujours seul titre majeur remporté par le Verê FC, devant les mastodontes de la région. Un exploit inédit sur les quinze dernières années pour un club de troisième division, dans un championnat où des clubs mineurs se frottent aux cadors de première division. "Il était très fort, très rapide, il avait déjà les caractéristiques qu'il a aujourd'hui", raconte Matheus, ancien coéquipier qui l'a côtoyé lors des trois matchs que le très jeune attaquant a disputés avec l'équipe sénior du Verê FC.A cette période,
Igor Thiago est pourtant loin de se consacrer pleinement au football. Depuis le décès de son père, à ses 13 ans, il enchaîne les petits boulots pour compléter les revenus de sa mère, agente d'entretien : il écume les marchés, distribue des prospectus, fait quelques travaux de maçonnerie. "Sa mère travaillait beaucoup mais elle lui avait fait une vidéo pour la finale du championnat, pour le féliciter et lui donner du courage pour le match", se souvient Bruno Saymon. Bruno Saymon, alors entraîneur d'
Igor Thiago, pose avec le trophée du championnat u-17 du Paraná, le 8 décembre 2018 à Verê (Brésil). (Verê FC) Dans une vidéo filmée en 2019, alors qu'il a 17 ans, et diffusée par le média brésilien O Globo,
Igor Thiago affiche déjà une ambition implacable, presque froide : "Le monde du football ne se résume pas à enfiler ses crampons et à jouer, il faut être discipliné et se comporter en homme sur le terrain comme en dehors, affirme-t-il. Un homme précoce, un homme mature, sans nostalgie, et quitter sa famille tôt pour réaliser ce rêve."Matheus, de deux ans son aîné, décrit un garçon "humble", "impliqué", "toujours prêt à aider pour des tâches qui ne lui incombaient pas", comme planter la pelouse, mais "pas du genre à beaucoup parler de sa vie". Sauf avec son entraîneur. "Je me souviens qu'à l'époque, j'avais perdu mon beau-père, et on a beaucoup partagé ensemble, raconte Bruno Saymon. On discutait, on échangeait nos histoires de vie. C'est un garçon que j'ai pris sous mon aile, un fils que le football m'a donné."Il n'avait pas de père, alors j'ai fini par devenir une figure paternelle qui essayait de l'aider, de lui donner de bons conseils.Bruno Saymon, entraîneur d'
Igor Thiago avec les u-17 du Verê FC,à franceinfo: sport.Parmi quatre propositions après ses exploits régionaux,
Igor Thiago choisit le Cruzeiro, et ne tarde pas à éclore dans l'élite du football brésilien. "Il avait déjà une base", juge, auprès de franceinfo: sport, Célio Lúcio, assistant des équipes de jeunes du club de Belo Horizonte, qui l'a bien connu à son arrivée. L'adjoint, préposé aux ateliers individuels avec les joueurs, se souvient qu'il "a appris très rapidement". Ses points faibles de l'époque – "les têtes, la protection du ballon, la finition" – sont devenus autant de points forts. "Il posait toujours des questions, il venait toujours nous voir pour nous demander de l'aider", raconte Célio Lúcio.D'un attaquant un peu brouillon, parfois "bourrin", il devient un joueur complet, s'impose dans le onze du Cruzeiro, puis signe en Europe en février 2022, au Ludogorets Razgrad, champion incontesté de Bulgarie depuis quatorze ans. Le cadre parfait, malgré le froid mordant, pour enchaîner les réalisations : 21 en 55 matchs. La réussite est plus insolente encore au Club Bruges, où il ne passe qu'un an, le temps d'inscrire 29 buts, avant de rallier la
Premier League et
Brentford.
Igor Thiago célèbre avec son coach, Nicky Hayen, après avoir marqué avec Bruges contre le KRC Genk, le 24 avril 2024 au Stade Jan Breydel Stadium de Bruges (Belgique). (BRUNO FAHY / AFP) La rengaine reprend inlassablement, malgré une première année avortée par une blessure au ménisque puis une infection au genou.
Igor Thiago a déjà inscrit 19 buts depuis le début de cette saison. Aucun Brésilien n'a jamais fait mieux, et seul l'indétrônable
Erling Haaland le devance.Dès lors, difficile pour
Carlo Ancelotti de snober
Igor Thiago. Il vivra certainement sa première sélection avec le Brésil cette semaine contre les Bleus, ou, à défaut, la Croatie. Parmi ceux qui l'ont connu avant son exil européen, personne ne doute désormais de sa présence à la Coupe du monde : "Il a toujours saisi les opportunités qui se présentaient à lui", rappelle Bruno Saymon. Les Bleus sont prévenus. Lou Jeanmonnot et la Fédération de la lose, un divorce heureux Patinage artistique : comment apprend-on les sauts ? Le président Volodymyr Zelensky a reçu les athlètes ukrainiens médaillés aux Jeux paralympiques de Milan Cortina Kylian Mbappé : "toutes les rumeurs sur ma blessure, c'était bidon !" Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo Préparer son "summer body", est-ce bien conseillé ? Les athlètes français pensent-ils déjà aux Jeux de 2030 ? Saut Hermès : dans les coulisses d’un ballet d’exception Les athlètes français pensent-ils déjà aux Jeux de 2030 ? Une wildcard après une maternité ? Une nouvelle avancée dans le surf dont va bénéficier Johann Defay Satisfaction et travail... Les réactions des Bleus du hand après leur première victoire avec Talant Dujshebaev Didier Deschamps applaudi pour sa dernière liste au siège de la FFF "Ca a été très dur physiquement et mentalement, j'ai beaucoup enchaîné", reconnaît Antoine Dupont Une vingtaine d'utilisateurs de l'IPTV condamnés à des amendes de 300 à 400 euros Le Maroc champion d'Afrique : l'incroyable coup de théâtre Les parieurs du match Sénégal-Maroc vont-ils remporter ou perdre leur gain ? Les couleurs LGBT sur les maillots de foot, c'est fini Le Maroc finalement déclaré vainqueur de la Coupe d'Afrique Kilian Bron, des grands espaces en VTT aux grottes étriquées en spéléologie Avec l'équipe de
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