Cette nouvelle mesure, annoncée jeudi, la première prise par la nouvelle présidente du CIO, la Zimbabwéenne
Kirsty Coventry, s'appliquera à partir des JO de Los Angeles 2028 et "n'est pas rétroactive". Publié le 26/03/2026 15:08 Mis à jour le 26/03/2026 16:08 Illustration de l'entrée de la Maison de l'olympisme à
Lausanne (Suisse), le 9 décembre 2025. (FABRICE COFFRINI / AFP) Un retour en arrière et l'uniformisation d'une ligne de conduite. Le Comité international olympique (CIO) a annoncé, dans un communiqué jeudi 26 mars, conditionner la participation des athlètes aux épreuves féminines à des tests génétiques, alors même qu'il n'y a pas de consensus scientifique sur un éventuel avantage de performance sportive pour les personnes porteuses du gêne SRY. Dans un document intitulé Politique sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives, l'instance olympique explique que "l’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux olympiques ou d’un autre événement du CIO, qu'il s'agisse de sports individuels ou d'équipe, est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin, déterminé sur la base d'un dépistage du gène SRY, qui sera réalisé une seule fois dans la vie de l’athlète".Ce test, non intrusif assure l'instance, sera pratiqué par prélèvement salivaire, buccal ou sanguin, et seront organisés par les fédérations internationales et les instances sportives nationales. Ces tests génétiques sont par ailleurs interdits en
France en raison de la loi de bioéthique de 1994. "Si ces tests sont illégaux dans un pays, les athlètes, quand ils voyagent pour une compétition, auront la possibilité d’être testés là-bas. Cette mesure sera implémentée pour LA 2028, donc nous avons le temps de suivre ce processus avec tout le monde d'ici cette date", a précisé la présidente du CIO,
Kirsty Coventry, lors d'une conférence de presse jeudi.Ce dépistage du gène SRY, qui est l'indicateur de masculinité et perçu comme une "preuve extrêmement fiable" et un "gage d'équité, de sécurité et d'intégrité au sein de la catégorie féminine" par le CIO, qui s'appuie sur "un examen mené par le CIO entre septembre 2024 et mars 2026", viendra ainsi confirmer l’absence ou la présence de ce gène, et déterminera la participation ou non des athlètes femmes dans les catégories féminines."À l'exception rare des athlètes ayant reçu un diagnostic de syndrome d'insensibilité totale aux androgènes (SICA) ou d'autres anomalies ou troubles rares du développement sexuel (DSD) qui ne bénéficiant pas des effets anabolisants et/ou améliorant les performances de la testostérone, aucun athlète dont le dépistage du gène SRY est positif n’est admissible pour concourir dans la catégorie féminine lors d'un événement organisé par le CIO", ajoute encore le Comité international olympique dans son communiqué.En clair, les athlètes transgenres ne pourront pas participer aux épreuves féminines olympiques, à la différence des athlètes intersexes (DSD), qui pourront, elles, être admissibles si elles ont pu préalablement démontrer leur insensibilité totale aux androgènes. "Aux JO, même un minuscule avantage peut faire pencher une médaille d’or d'un côté ou l'autre. Cela a pour but de protéger le terrain de jeu, qu’il soit sûr et égal pour tous", a défendu la présidente du CIO en conférence de presse.Cette politique, qui est "le fruit d'un examen mené par le CIO entre septembre 2024 et mars 2026", a été adoptée par la commission exécutive du CIO et entrera en vigueur dès les Jeux de Los Angeles en 2028 et "sera sans effet rétroactif". "Plus de 1100 athlètes ont été consultés" au travers d'un sondage, a dévoilé Jane Thornton, directrice médicale et scientifique du CIO, qui a précisé avoir eu des entretiens lors du processus avec des athlètes concernés par cette mesure. "La base de cette politique est la science et cela a été fait dans le meilleur intérêt des athlètes, défend
Kirsty Coventry. On sait que ce sujet est sensible, nous avons pris en considération toutes nos parties prenantes dans le monde afin d'assurer à tous nos athlètes de concourir de manière égalitaire", a développé la président du CIO, indiquant que ce document "va continuer à évoluer et s’améliorer".Déjà en vigueur lors des JO de 1968 à 1996, le CIO fait donc machine arrière, et s'aligne sur trois fédérations internationales - d'athlétisme, de boxe et de ski - qui avaient déjà pris cette mesure en 2025 dans les compétitions qu'elles régissent. Cette décision est un tournant majeur de la position du CIO, qui avait jusqu'ici laissé chaque fédération internationale fixer sa politique. Aux Jeux de Paris 2024 par exemple, la boxeuse algérienne Imane Khélif, médaillée d'or à cette occasion, avait pu concourir alors même qu'elle avait annoncé être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.Cette politique devra être appliquée par les Fédérations internationales et les autres instances dirigeantes sportives, telles que les Comité nationaux olympiques (CNO), les fédérations nationales et les associations continentales. "La présente politique remplace toutes les déclarations antérieures du CIO sur ce sujet, y compris le Cadre du CIO sur l'équité, l'inclusion et la non-discrimination sur la base de l'identité sexuelle et de l'intersexuation", précise l'instance. Majestueux ! Fournier Beaudry et Cizeron sacrés champions du monde de danse sur glace Les supporters du Sénégal revendiquent et fêtent la victoire à la CAN au Stade de
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