Le 27 mars 2026 à 10h05 Au terme d’une rencontre amicale plutôt maîtrisée, l’équipe de
France a logiquement battu le Brésil (2-1) pour lancer sa tournée américaine. Une victoire de prestige qui fait du bien à moins de trois mois du Mondial 2026. Passer la publicité Passer la publicité La bronca et des Bleus les mains sur les hanches. Exténués mais heureux. Face à des tribunes du
Gillette Stadium qui se vident en un instant. L’équipe de
France a éteint toute l’excitation du peuple brésilien jeudi, pour le lancement de sa tournée américaine. En s’imposant logiquement face au Brésil (1-2), malgré une infériorité numérique due à l’expulsion de
Dayot Upamecano, les hommes de
Didier Deschamps ont étalé une sacrée force de caractère pour venir à bout du mythe. Une Seleçao qui, avouons-le, a perdu de son éclat. Mais l’essentiel est fait. Le devoir accompli. Les promesses sont là. La victoire de prestige aussi. Dans cet avant-goût de Coupe du monde, le spectacle est d’abord venu hors du terrain avec un
Gillette Stadium, antre de Tom Brady et des Patriots, acquis à la cause du Brésil de
Carlo Ancelotti. Il a suffi d’écouter les sifflets descendre des tribunes, teintées de nombreux maillots jaunes, envers les Français lors de leur entrée sur la pelouse et l’acclamation des Brésiliens quelques secondes plus tard lors de l’échauffement. Un amical, le premier depuis onze ans entre les deux nations, disputé à l’extérieur pour l’équipe de
France pour le lancement de sa tournée américaine. Passer la publicité À VOIR AUSSI - Avion et bus, jeux de société, bain de foule... Le voyage des Bleus aux États-Unis À lire aussi Les notes des Bleus contre le Brésil : Mbappé tueur à gages, Ekitiké précieux, Rabiot-Tchouaméni les shérifs «Cooling Break» sous 18 degrés, le football du futur Côté terrain,
Didier Deschamps a tenté de surprendre en titularisant Hugo Ekitiké, à la place de Désiré Doué, dans un 4-2-3-1 complété en attaque par Kylian Mbappé,
Michael Olise et Ousmane Dembé, placé à droite. Les quatre fantastiques alignés et une volonté claire de proposer du spectacle de la part d’un sélectionneur que l’on ne pourra pas taxer de frilosité sur ce coup-là. Avec des Brésiliens en bleu et des Français... en vert, ainsi va le football en 2026, le premier acte a tourné à l’avantage des vice-champions du monde. Plus de mobilité, plus de maîtrise et surtout plus de talent, face à une Seleçao qui a fait peine à voir dans l’utilisation du ballon lors du premier acte. Les nostalgiques du grand Brésil se sont souvent frotté les yeux face à un tel spectacle. À lire aussi Brésil-
France : Mbappé à une longueur du record de Giroud, Ekitike impitoyable... Les buts en vidéo Mbappé tout proche de Giroud Situation dont ont profité les Français, après l’étonnante « Cooling break » (pause fraîcheur) de la 22e minute, alors qu’il faisait 18 degrés, prémisse d’une future Coupe du monde aussi dévolue au spot publicitaire. Lancé en profondeur par Dembélé, après une belle récupération de Tchouaméni, Mbappé ouvrait le score par un somptueux ballon piqué (0-1, 32e), son 56e but en sélection, le rapprochant encore un peu plus du record d’Olivier Giroud (57 réalisations). Chirurgical. Dans la foulée, le capitaine des Bleus a pensé au doublé, après une coquetterie d’Ekitité, très intéressant dans ses remises et sa simplicité, mais n’a pas cadré sa frappe (37e). Les cris «Brasil, Brasil» pouvaient descendre des tribunes, difficile de ressentir quelconque émotion devant cette triste Seleçao. Les Bleus à 10 quasiment toute la seconde période Sans doute un peu piqués par
Carlo Ancelotti et vexé par une telle indigence, les partenaires de Vinicius ont sorti la tête de l’eau au retour des vestiaires. Une première fois avec une frappe sèche de Luiz Henrique (50e), stoppé par Maignan. Avant que Wesley n’oblige Upamecano à intervenir grossièrement et à écoper d’un carton rouge très logique (54e). Moment choisi par
Didier Deschamps pour changer, un peu, ses plans, avec l’entrée de Lacroix (1ère cape) et Kanté aux places de Dembélé et Tchouaméni (57e). Mais le Brésil n’a pas su en profiter. Au contraire des Bleus. Brésil-
France en images Accéder au diaporama (19) Impliqué sur toute l’action initiée dans le camp français, à l’image de son match convaincant, Ekitiké doublait la mise après une magnifique offrande d’Olise, discret jusque-là (0-2, 65e). Confirmation du poids pris ces derniers mois par le Red de Liverpool, et qui a justifié sa titularisation jeudi du côté de Foxborough. Son billet pour les États-Unis cet été n’est même plus un débat avant la liste du 13 mai. Si le Brésil a sorti un peu la tête de l’eau, avec le but de Bremer (1-2, 78e) consécutif à un relâchement de la défense française, la pression de la Seleçao n’a jamais été insoutenable, même pour des Français réduits à dix. N’oublions pas l’ultime frisson devant le but de Maignan (90+6), pour des Bleus qui ont terminé avec une charnière Konaté-Lacroix, pour le plus grand bonheur du FC Sochaux. Passer la publicité Ne pas galvauder une victoire contre le Brésil À moins de trois mois de la Coupe du monde, la photographie actuelle laisse entrevoir une équipe de
France joueuse, prometteuse et bien plus fournie, avec un réservoir offensif qui ferait rêver
Carlo Ancelotti. Et de l’autre côté, une sélection brésilienne encore très loin de pouvoir faire lever les foules. Le chantier est immense pour les quintuples champions du monde. Les Bleus s’en contrefichent, et ils ont bien raison. Battre le Brésil – une première depuis février 2011– n’est jamais un résultat à galvauder. Encore moins anodin. Même dans une rencontre amicale. La tournée américaine est bien lancée. Équipe de
France : une victoire de prestige et des promesses, les Bleus éteignent le Brésil S'ABONNER Coupe du monde 2026 : Pavard, Doué, Cherki... Quels Bleus dans l’avion pour l’Amérique ? DÉCRYPTAGE - Qualifiée pour le prochain Mondial, l’équipe de
France se tourne déjà vers son grand rendez-vous de l’été prochain. Reste à savoir avec quels joueurs…
France-Ukraine : une soirée pour sourire et s’envoler vers la Coupe du monde 2026 Dans un contexte pesant, qu’ils espèrent rendre festif, les Bleus visent une qualification pour le tournoi qui se déroulera en Amérique. « En Arabie saoudite, il n’a pas baissé de niveau » : N’Golo Kanté, pourquoi son retour en bleu est une évidence pour
Didier Deschamps DÉCRYPTAGE - Convoqué pour le dernier rendez-vous de 2025, N’Golo Kanté, absent depuis un an, voit sa belle histoire avec les Bleus se poursuivre. Coupe du monde 2026 : Jean-Philippe Mateta et Florian Thauvin, de belles histoires au goût d’inachevé DÉCRYPTAGE - Attractions du rassemblement de l’équipe de
France en octobre, les deux hommes n’ont pas bousculé la hiérarchie. Coupe du monde 2026 : les Bleus se rapprochent de l’Amérique mais sans faire rêver personne DÉCRYPTAGE - Décevante et sans idée, l’équipe de
France n’a pas soulevé les foules en octobre. Mais elle entrevoit le Mondial 2026. Bleus, format, qualifiés, Trump... À quoi ressemblera la Coupe du monde 2026 ? Le prochain Mondial, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique avec quarante-huit nations sur la ligne de départ, s’annonce gigantesque. «Tout ce qu’il fait a l’air facile» : comment
Michael Olise est devenu le nouveau chef d’orchestre des Bleus ANALYSE - Maître à jouer de l’équipe de
France,
Michael Olise a pris une autre dimension en sélection. Son règne ne fait que commencer. Décisif, affûté, altruiste… Et si Kylian Mbappé cassait tout cette saison ? DÉCRYPTAGE - Décisif avec les Bleus et déjà séduisant avec le Real, l’attaquant de 26 ans semble lancé pour une grande saison. Avec la Coupe du monde en rêve majeur.
France-Islande : après la polémique Dembélé, et si on parlait enfin de jeu ? ANALYSE - Dans un contexte singulier suite à la blessure de l’attaquant du PSG, les Bleus doivent valider leur belle rentrée en dominant l’Islande, ce mardi, au Parc des Princes. Les Bleus et le PSG, la soif de trophées, la «lessiveuse» du foot... la pêche: Lucas Hernandez se confie au Figaro ENTRETIEN - Blessé gravement aux deux genoux, le champion du monde est toujours là en équipe de
France et au Paris SG. Il se livre sur ses ambitions, son mental et les cadences infernales. À 29 ans, il reste plus affamé que jamais.