BFM-Economie-BFM Business proPartenairePublié aujourd'hui à 08h43Les enjeux environnementaux, une priorité RSE pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 - ButagazNeutralité carbone à horizon 2050, décret tertiaire, directive CSRD… Le calendrier réglementaire se précise et les obligations se multiplient pour les entreprises françaises. Loin de se réduire à une contrainte administrative, la transition énergétique redessine en profondeur les stratégies industrielles et commerciales. Entre électrification, économie circulaire et énergies renouvelables, les solutions existent — à condition de s'y préparer dès maintenant. La décarbonation n'est plus une option.Décarboner son activité, les obligations des entreprisesSur la question de la décarbonation des activités industrielles, la
France a fixé le cap : neutralité carbone en 2050 avec des émissions divisées par deux d'ici à 2030. La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), adoptée en 2015 et révisée en 2020, traduit ces ambitions en contraintes réglementaires concrètes pour le monde économique. Le premier levier, c’est le décret tertiaire. Depuis sa publication en 2019, tout bâtiment professionnel de plus de 1 000 m² a pour objectif de réduire progressivement sa consommation énergétique de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Bureaux, commerces, entrepôts, établissements de santé — des millions de mètres carrés sont concernés. Les récalcitrants s'exposent à des sanctions administratives et financières.Optimiser la gestion énergétique et bilan carboneVient ensuite l’obligation d'automatiser la gestion énergétique des bâtiments. Chauffage, ventilation, éclairages pilotés en temps réel, les systèmes BACS (« Building automation and control system » ou « Système d’automatisation et de contrôle des bâtiments ») peuvent générer jusqu'à 30 % d'économies, mais leur déploiement représente un investissement conséquent, notamment pour les PME. Côté européen, la directive CSRD (« Corporate Sustainability reporting directive ») adoptée en 2022, contraint les grandes entreprises à publier un bilan carbone complet, pour leurs activités mais aussi pour celles de leurs fournisseurs. Une obligation qui devrait s'étendre progressivement aux structures plus modestes. Bien sûr avec l’
Ademe, les certificats d'économies d'énergie, les prêts verts
Bpifrance… des dispositifs existent pour accompagner la transition et tenter de décomplexifier le cadre réglementaire pour laisser le moins d'acteurs possibles sur le bord du chemin.Les enjeux environnementaux, priorité de la politique RSEIl y a encore dix ans, la Responsabilité Sociétale des Entreprises relevait souvent du vernis marketing. Aujourd'hui, elle est devenue une exigence structurelle. Face à l'urgence climatique, les entreprises sont attendues au tournant par les pouvoirs publics, les investisseurs, mais aussi, de plus en plus, par leurs propres clients et collaborateurs. Au cœur de ces politiques RSE, l'enjeu environnemental s'impose en priorité. Réduire son empreinte carbone, optimiser la consommation de ressources naturelles, repenser ses circuits de production selon les principes de l'économie circulaire. Ces objectifs, jadis perçus comme des contraintes, sont désormais des marqueurs de performance et de modernité.Un enjeu de crédibilité pour les entreprises78 % des Français estiment que l’adaptation au changement climatique doit être une priorité pour les entreprises(1). Ce chiffre dit tout d'un basculement culturel profond. La RSE environnementale n'est plus seulement une réponse à la réglementation. Elle est devenue un critère de choix pour les consommateurs, un signal d'attractivité pour les futurs employés et un gage de crédibilité auprès des financeurs. Les entreprises qui intègrent ces enjeux en amont de leur stratégie — et non en réaction à la pression réglementaire — y trouvent un double bénéfice : réduction des coûts opérationnels à long terme et différenciation sur des marchés de plus en plus sensibles à l'impact environnemental. La transition écologique, loin d'être un frein à la croissance, se révèle un moteur d'innovation et de compétitivité pour celles qui choisissent de s'y engager pleinement.Transition énergétique : verdir son mix énergétiqueLe diagnostic est sévère : en
France, l'industrie et le secteur tertiaire représentent encore près de 45 % de la consommation d'énergie finale, majoritairement issue des énergies fossiles. Pour respecter les trajectoires fixées par la SNBC, les entreprises n'ont d'autre choix que de transformer radicalement leur mix énergétique.Premier levier possible : l'électrification des usages. Chauffage, process industriels, mobilité… partout où les énergies fossiles peuvent être remplacées par de l'électricité décarbonée, la substitution s'impose. La
France, grâce à son parc nucléaire, dispose d'une électricité parmi les moins carbonées d'Europe, ce qui rend cette bascule particulièrement efficace. L'autoconsommation solaire est aussi une solution pertinente dans certains cas avec des panneaux photovoltaïques en toiture, en ombrières de parking…Le biopropane, une alternative qui a du sensFace à la volatilité des coûts énergétiques, à l’isolement de certains sites non raccordés ou des besoins industriels énergivores, le passage au tout électrique n’est pas une option pour toutes les entreprises. C'est précisément dans ces situations que le biopropane prend tout son sens. Produit à partir de déchets industriels recyclés et d'huiles végétales via un procédé d'hydrotraitement, le biopropane est un gaz renouvelable aux propriétés identiques au gaz propane conventionnel.. Pour les sites industriels isolés encore dépendants du fioul, il constitue une voie de décarbonation immédiate et opérationnelle.Loin d'être un frein, ce virage énergétique que doivent prendre les entreprises, devient un puissant levier de résilience face à la volatilité des prix des énergies fossiles.Source : (1) IFOP septembre 2024Ce contenu a été réalisé par l’équipe publishing de BFM, en partenariat avec
Butagaz. La rédaction de BFM Business n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.