La compagnie, qui a mené une enquête interne versée au dossier judiciaire, est l'objet d'un audit externe "sur les conditions d'emploi et de travail", à la demande du
Ministère de la Culture. Conduit par un cabinet indépendant, cet audit doit se terminer fin mars. Image des répétitions de "Ici sont les dragons" 1ere époque (MICHELE LAURANT) Avec Ici sont les dragons, deuxième époque, le
Théâtre du Soleil retrouve la scène en pleine tourmente. Visée par une enquête pour violences sexuelles, l'institution artistique doit bientôt rendre publiques les conclusions d'un audit indépendant.La compagnie, qui a entrepris de s'intéresser aux origines de l'invasion de l'
Ukraine par
Vladimir Poutine en 2022, joue depuis mi-mars à la Cartoucherie de Vincennes le deuxième volet de cette saga. Si la première époque retraçait la Révolution russe de 1917, la deuxième porte sur la période 1918-1933,en particulier la mise en place du régime nazi en
Allemagne et stalinien en
Russie. Dans ce grand livre d'Histoire transposé sur scène, on y voit
Lénine,
Trotski,
Staline, mais aussi
Hitler, Goebbels, Churchill, Léon Blum, l'écrivain Mikhaïl Boulgakov, des paysans qui meurent de faim lors de la grande famine en
Ukraine, des marins de Kronstadt, des journalistes...Pour cette création, la troupe, fondée en 1964 et célèbre pour ses épopées et son engagement politique, s'est à nouveau imprégnée d'archives et de travaux d'historiens. Parmi eux, Apaiser
Hitler de Tim Bouverie,
Staline, la cour du Tsar rouge de Simon Montefiore, ou encore Les mémoires de guerre de Churchill.Dans le spectacle, quasiment tous les textes entendus ont été réellement prononcés. La petite trentaine de comédiens porte des masques légèrement surdimensionnés et ne parle pas : leur voix a été pré-enregistrée par d'autres acteurs dans la langue d'origine, sous-titrée en direct.À l'entrée,
Ariane Mnouchkine, qui dirige l'institution, accueille les spectateurs, qui rempliront la salle le soir où l'AFP a assisté à la représentation. Dans la cantine dédiée au public a été installé un chevalet. Imprimée en grand, une "adresse" au public d'
Ariane Mnouchkine attire l'attention. Dans ce texte, publiée également sur le site internet de la compagnie mi-février, la patronne y fait référence à la tourmente dans laquelle se trouve le Théâtre depuis le 24 mars 2025. Lors d'une audition devant la Commission d'enquête parlementaire sur les violences sexuelles dans la culture, la comédienne
Agathe Pujol, un temps bénévole au sein de la compagnie, avait alors déclaré avoir été victime d'une tentative de viol en 2010 par un de ses membres lorsqu'elle était mineure, décrivant plus largement une "pression sexuelle constante". En décembre, Mediapart publie de nouvelles accusations de violences sexuelles notamment sur des mineures, qui concerneraient huit femmes, ex-salariées ou bénévoles. Deux comédiens, qui ont depuis quitté la troupe, sont mis en cause pour ces faits qui se seraient déroulés entre 2010 et 2025. Tous deux rejettent les accusations.Dans sa lettre,
Ariane Mnouchkine se dit "prête à présenter toutes les excuses légitimement attendues par les victimes", tout en dénonçant longuement et avec véhémence la "description sidérante, atterrante, faite de (la troupe, ndlr) par certains médias". Une enquête du "chef de viol sur mineur de 15 ans et agression sexuelle sur mineur de 15 ans" a été ouverte à l'été, selon le parquet de Paris. De premières plaignantes ont été entendues.La compagnie, qui a mené une enquête interne versée au dossier judiciaire, est désormais l'objet d'un audit externe "sur les conditions d'emploi et de travail", à la demande du
Ministère de la Culture. Conduit par un cabinet indépendant, cet audit doit se terminer fin mars.Dans sa lettre,
Ariane Mnouchkine promet de "faire connaître les conclusions", après en avoir informé les tutelles du Théâtre (ministère, Ville de Paris et Région).Une publication très attendue par
Agathe Pujol, interrogée par l'AFP. La comédienne indique avoir été entendue dans le cadre de l'audit au même titre que d'autres personnes concernées, dont certaines n'ont pas souhaité s'exprimer publiquement. Se disant "choquée" par le lancement du nouveau spectacle, elle estime qu'une suspension temporaire de l'activité du théâtre aurait pu être envisagée, de même qu'une évolution de la direction. "J'ai le sentiment que les conditions actuelles ne permettent pas encore une remise en question à la hauteur des enjeux", affirme la comédienne, soutenue par l'association MeTooMedia."Je dirige une entreprise, donc mes lacunes, c'est que je n'ai pas vu certaines choses", or "la cheffe doit voir", expliquait lundi
Ariane Mnouchkine sur France Culture. Même si, pour elle, les accusations "concernent deux personnes", pas le "collectif". Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Céline Dion fera son retour sur scène à Paris à l'automne 2026 "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans Isabelle Mergault : "Je voudrais mourir en faisant rire" L'acteur américain Chuck Norris est mort à l'âge de 86 ans L'actrice et réalisatrice Isabelle Mergault est morte à l'âge de 67 ans On a tous travaillé gratuitement en jouant à Pokémon Go Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes pour des violences sexuelles Jean Dujardin : "Avec Bruno Salomone, on s'est aimés immédiatement" Impôts : les cartes Pokémon dans le viseur du fisc "Projet dernière chance" : "le film le plus difficile" de Ryan Gosling "Bruno Salomone a fait sa demande en mariage sur son lit d'hôpital" "Une bataille après l'autre" triomphe, Michael B. Jordan sacré... Les moments forts des Oscars 2026 Oscars 2026 : la cérémonie est-elle sous la menace de l'Iran ? À 10 ans, il présente sa collection à la fashion week