Le gouvernement français a eu une bonne surprise vendredi 27 mars avec un déficit public moins élevé qu'attendu en 2025, à 5,1% du produit intérieur brut. De quoi le rendre « ambitieux » pour continuer sur cette voie en 2026. Publié le : 27/03/2026 - 11:08 3 min Temps de lecture
Sébastien Lecornu et le gouvernement français se félicitent d'un déficit plus bas que prévu en 2025. (Image d'illustration) © Emma Da Silva / AP Une bonne surprise comme il y en a peu concernant les chiffres de la dette en ces dernières années. Le déficit public de l'année 2025 annoncé par l'
Insee ce vendredi 27 mars est moins élevé qu'attendu de 0,3 point, 5,1% du PIB au lieu des 5,4% attendus par le ministère de l'. Selon cette première estimation, il a ainsi reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui « accélèrent du fait de la hausse des impôts », a expliqué l'Institut national de la statistique dans un communiqué. « Plus de sérieux, sans pour autant casser le modèle social et la croissance, a écrit le Premier ministre sur X. On continue - avec prudence - pour passer sous les 5% en 2026 ». Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité. Cette amélioration a permis de faire baisser le ratio de la dette publique. Il est descendu à 115,6% du PIB fin 2025, soit 1,6 point de mieux que fin septembre. « Il faut continuer à réduire le déficit » et « les chiffres pour l'année 2025 nous invitent à être ambitieux pour pour la nouvelle baisse du déficit en 2026 », a commenté sur
TF1 le ministre de l'Action et des Comptes publics,
David Amiel. À lire aussiFrance:
Amélie de Montchalin choisie par
Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des comptes Pas d'aide aux consommateurs ou aux entreprises pour autant Le gouvernement s'est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5% du PIB. Il paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique et donc les recettes fiscales. Interrogé par
TF1 sur les premières conséquences économiques en
France, principalement via la montée du prix des hydrocarbures,
David Amiel a répondu qu'il était « trop tôt pour qu'on ait la remontée statistique précise des chiffres ». Il a par ailleurs exclu que les chiffres meilleurs que prévu des comptes publics favorisent l'octroi rapide d'aides aux entreprises ou aux consommateurs. L'effort pour réduire le déficit est passé très majoritairement, à ce stade, par la hausse des prélèvements. De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus facile a été fait, tandis que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir. « Les recettes accélèrent en 2025: elles sont en hausse de 3,9%, après +3,2 % en 2024 », relève l'
Insee. En particulier, « les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement », de 6,6% en 2025. « Les dépenses ralentissent : elles augmentent en euros courants de 2,5%, après +4,0% en 2024 », a poursuivi l'institut statistique. Mais « leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+2,0%) », si bien qu'en volume, elles ont augmenté de 0,9%. Le Premier ministre, qui s'est rendu vendredi matin à une réunion avec ses ministres chargés de l'économie et du budget, y voit pourtant des « dépenses publiques maîtrisées », avec « une ligne simple - sérieux, stabilité, maîtrise ». « Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l'euro près l'annulation d'une autre dépense qui était prévue », a promis
David Amiel. La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la
France. Celle-ci atteint 3 460,5 milliards d'euros fin 2025, contre 3 484,1 milliards fin septembre. La
France, avec les perturbations sur les marchés financiers dues à la guerre au Moyen-Orient, a vu monter ces dernières semaines les taux d'intérêt sur ses emprunts obligataires. À lire aussiDétroit d'Ormuz: l’Iran serait-il en train de créer de facto un passage sûr, mais payant? Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail