Le 27 mars 2026 à 11h45 «Nos pilotes, nos combattants écrivent en ce moment même des chapitres glorieux de l’histoire de l’État d’Israël (...) Mais
Tsahal est poussée à bout, au-delà de ses limites», a mis en garde
Yaïr Lapid qui accuse Benyamin Netanyahou de conduire le pays vers un «désastre sécuritaire». Passer la publicité Passer la publicité Le chef de l'opposition israélienne a accusé jeudi le gouvernement de Benyamin Netanyahou de conduire le pays vers un «désastre sécuritaire» en raison d'une pénurie de soldats combattants, au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les États-Unis. «Nos pilotes, nos combattants écrivent en ce moment même des chapitres glorieux de l'histoire de l'État d'Israël (...) Mais
Tsahal est poussée à bout, au-delà de ses limites», a mis en garde
Yaïr Lapid dans une déclaration télévisée, accusant le gouvernement de laisser «l'armée blessée, abandonnée sur le champ de bataille». Passer la publicité «Le gouvernement envoie l'armée combattre une guerre sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats», a-t-il ajouté, après la publication dans les médias israéliens d'un avertissement sur l'état des troupes qu'aurait adressé mercredi soir le chef d'état-major
Eyal Zamir au cabinet de sécurité. «Au bord de l’effondrement» «Quiconque l'a entendu hier ne pourra pas dire: je ne savais pas», a poursuivi
Yaïr Lapid, reprenant les propos du général Zamir qui aurait affirmé que l'armée israélienne était «au bord de l'effondrement» et évoquant des réservistes en étant à leur «sixième ou septième rotation». «Ces réservistes sont exténués et épuisés et ne peuvent plus répondre aux défis sécuritaires», a-t-il dit, insistant: «l'armée n'a pas assez de soldats pour ses missions». L'armée s'est elle aussi exprimée dans la soirée, disant avoir besoin de «forces supplémentaires» sur le front libanais et d'une manière générale pour pouvoir assurer l'ensemble de ses «missions», selon son porte-parole, le général de brigade
Effie Defrin. Face à ce constat, le chef de l'opposition israélienne a appelé à la conscription des juifs ultra orthodoxes, très largement exemptés de service militaire depuis la création de l'État d'Israël en 1948. «Le gouvernement doit cesser d'être lâche, cesser immédiatement de subventionner les
Haredim (»ceux qui craignent Dieu« en hébreu) qui se dérobent à la conscription, envoyer la police militaire chercher les déserteurs», a ajouté
Yaïr Lapid. La rédaction vous conseille «Mojtaba Khamenei, la marionnette des gardiens de la révolution ne peut pas montrer son visage en public», cingle Benyamin Netanyahou « Les pays du Golfe sont en panique » : les experts anti-Shahed envoyés par l’Ukraine sont à pied d’œuvre au Moyen-Orient «
Tsahal est poussée à bout, au-delà de ses limites» : le chef de l’opposition israélienne met en garde contre un «désastre sécuritaire» S'ABONNER Guerre en Iran: après un mois de conflit, quel bilan? Posez toutes vos questions à notre spécialiste du Moyen-Orient Georges Malbrunot, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient, répondra à vos questions ce vendredi à 15h30. Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance » ANALYSE - La suprématie militaire ne suffit pas pour gagner la guerre, dont l’enlisement profite souvent aux régimes autoritaires, moins dépendants de l’opinion et susceptibles de faire appel aux démons guerriers pour se renforcer. C’est peut-être ce qui guette Donald Trump en Iran. Sarah Fainberg : « Nous sommes dans le brouillard, celui de la guerre et des intentions de Trump » GRAND ENTRETIEN - La chercheuse au centre Elrom d’études spatiales de l’université de Tel-Aviv revient sur la « guerre préventive » qu’Israël mène en Iran, où
Tsahal se confronte tant à la résilience de la capacité de frappe iranienne qu’aux soubresauts de Washington. Près d’un mois après le début de la guerre, les boucliers américain et israélien à la peine face aux missiles et aux drones de l’Iran ? DÉCRYPTAGE - Si
Tsahal affirme avoir «intercepté» 92% des missiles balistiques tirés par Téhéran, la multiplication des projectiles qui s’écrasent sur le sol israélien pose la question de la robustesse et de l’endurance des systèmes défensifs israélo-américains. « Le pire est à venir » : Israël s’empare du Sud-Liban pour éradiquer le Hezbollah RÉCIT - Malgré les annonces de négociation avec l’Iran, Israël accentue sa pression au Liban, affirmant s’inspirer de son expérience, revendiquée, à Gaza. « Même les rats se font tuer » : la banlieue sud de Beyrouth prise en étau dans la guerre entre Israël et le Hezbollah REPORTAGE - Dahiyé est pilonnée sans relâche depuis trois semaines. Fief du Hezbollah, son histoire a épousé celle du parti-milice et de ses conflits avec l’État hébreu. «Dimona est censée être protégée» : l’Iran frappe à proximité du principal centre nucléaire militaire israélien REPORTAGE - À quelques kilomètres du cœur du programme nucléaire israélien, un missile iranien s’est abattu samedi soir sur un quartier résidentiel de Dimona, faisant des dizaines de blessés. Si l’installation stratégique n’a pas été touchée, l’attaque marque une nouvelle étape dans l’escalade. Immersion dans le centre de contrôle des opérations d’Air France en temps de guerre au Proche-Orient REPORTAGE - Suspensions de plusieurs lignes, menaces de drones et rapatriement en France pour nos concitoyens bloqués dans le Golfe persique... En période de crise, cette cellule a du pain sur la planche. Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël DÉCRYPTAGE - La question du soutien à Israël agit comme une ligne de fracture chez les Démocrates comme chez les Républicains et promet de peser sur les élections de mi-mandat de novembre prochain. « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens REPORTAGE - À Netanya, dans « la capitale française d’Israël », certains expatriés disent accepter la guerre comme un moindre mal, convaincus d’avoir perdu la France qu’ils ont connue.