Le texte doit être validé vendredi par le
Bundesrat, la chambre haute du Parlement. 209 meutes vivent outre-Rhin, soit environ 1 600 loups, et la cohabitation avec les élevages devient de plus en plus compliquée. Exemple en
Basse-Saxe, où 54 loups ont été recensés. Des loups dans la Forêt noire, en Bavière (Allemagne). (LAUNETTE FLORIAN / MAXPPP) L'attaque remonte à quelques mois mais
Wendelin Schmücker, 49 ans, n'a pas oublié la visite des loups et son pâturage, transformé en champ de bataille. "Ils sont venus pendant la nuit et ils ont tué sept moutons, relate cet éleveur du nord-ouest de l'Allemagne. Pourtant, il y avait des clôtures électriques de 90 centimètres de hauteur ! Les images étaient vraiment terribles, c'était un vrai massacre. On a trois meutes ici, dans le secteur, cela fait une trentaine de loups". Chaque jour, l'éleveur de
Basse-Saxe inspecte ses clôtures, une routine essentielle pour protéger ses 600 bêtes. Après la première attaque,
Wendelin Schmücker a déposé une demande de port d'armes qui lui a été refusée. "Je me bats depuis douze ans pour que les loups puissent être chassés", dit-il.“Pour éviter les attaques, il faut réduire pratiquement à zéro leur population car un loup a besoin de trois à quatre kilos de viande par jour.”
Wendelin Schmücker, éleveur de moutons en
Basse-Saxeà franceinfoCes deux dernières années, 34 éleveurs du coin ont arrêté leur activité à cause des attaques, rapporte
Wendelin Schmücker. La loi qui doit être votée vendredi 27 mars à la
Bundesrat, facilitant l'abattage des loups, va donc dans le bon sens pour l'éleveur.Mais pour
Marie Neuwald, de l'association de protection de la nature
NABU, elle ne règlera pas le problème. "Certains troupeaux ne sont pas protégés ou alors très mal. Par exemple, il n'y a pas assez de courant dans la clôture ou elle est mal installée et le loup peut passer dessous. Le seul moyen vraiment efficace pour empêcher les attaques, c'est une bonne protection des troupeaux", plaide la militante.
Knut Kucznik, le vice-président de l'association des éleveurs ovins de la région du Brandebourg, est, lui aussi, favorable à une meilleure protection des moutons. À condition que l'État mette davantage la main à la poche. "De nombreuses régions ne débloquent pas les fonds nécessaires pour protéger les troupeaux, alors que ça coûte cher. Un chien chargé de veiller sur un troupeau revient à 2 500 euros par an", donne-t-il en exemple."Il y a deux solutions : soit ils financent à 100% les mesures de protection, soit ils tuent tous les loups. Tous."
Knut Kucznik, vice-président de l'association des éleveurs ovins de la région du Brandebourgà franceinfoEn Allemagne en 2024, 4 300 animaux ont été tués par des loups, et la population des prédateurs ne cesse de croître. Aujourd’hui, on en dénombre quelque 1 600 sur le territoire. Les éleveurs ont reçu 20 millions d'euros pour indemniser les pertes et financer les mesures de protection. Meurtres au Portugal : l'inquiétant profil de Cédric Prizzon Attention aux mauvais conseils sur les réseaux sociaux sur les gestes à faire en cas d'infarctus Les réactions des Bleus après leur victoire sur le Brésil Il marque 106 points dans un match de basket, dont 33 paniers à 3 points Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants Guerre au Moyen-Orient : les quatre scénarios du Pentagone Comment les déclarations de Donald Trump influencent-elles le cours du pétrole ? Deepfake : une "affaire Pelicot" numérique choque l’Allemagne Fiat contre Renault : quand l’Italie drague l'Algérie Visite de l'hôtel des Bleus à Boston, avant la Coupe du monde Melania Trump escortée par un robot à la Maison-Blanche Une femme chute d'une falaise et se retrouve coincée sur les rochers Flavel raconte son interpellation violente à Noisiel Mondial 2026 : la Nouvelle-Calédonie à deux matchs d'une qualification historique Protoxyde, rodéo urbain : le gouvernement durcit les sanctions Le combat d'une avocate pour les migrants qui ont fui les Etats-Unis Le 5 juillet 2001, Loana remportait la première saison de Loft Story Marseille : Une policière soupçonnée d'avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme Au moins 24 morts après la chute d'un bus au Bangladesh "Elle doit être durement sanctionnée", réagit Sébastien Chenu au sujet de la policière soupçonnée d'avoir vendu des informations au grand banditisme