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Insee a annoncé vendredi que le déficit public pour 2025 était de 5,1%, en recul de 0,7 point par rapport à l'année précédente, notamment grâce à des recettes qui accélèrent. Le ministère de l'Economie et des Finances, à
Paris, le 27 mars 2026. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP) C'est une bonne surprise pour le gouvernement. Le déficit public de la
France a atteint 5,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, selon les premières évaluations des comptes nationaux des administrations publiques publiées par l'
Insee, vendredi 27 mars. Ce qui marque un recul de 0,7 point par rapport à 2024. Un niveau inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l'Economie et des Finances, qui tablait sur 5,4% de déficit cette année.Cette amélioration s'explique d'abord par des recettes plus élevées que prévu. Elles ont progressé de 3,9% sur l'année écoulée, tirées notamment par les impôts sur le revenu et sur le patrimoine (+6,6%). "Les recettes accélèrent du fait de la hausse des impôts", souligne l'
Insee. Cette dynamique s'explique à la fois par certaines mesures fiscales et par une activité économique un peu plus favorable qu'anticipé. "La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi", a fait valoir vendredi le Premier ministre,
Sébastien Lecornu. "Le fait que le bateau [reparte] a recréé des perspectives qui nous [permettent] évidemment d'avoir des recettes qui rentrent."Déficit 2025 à 5,1 %, contre 5,4 % envisagé, meilleur que prévu.Dépenses publiques maîtrisées. Plus de sérieux, sans pour autant casser le modèle social et la croissance.Quand on tient une ligne simple — sérieux, stabilité, maîtrise — les comptes s’améliorent sans brutalité.…—
Sébastien Lecornu (@SebLecornu) March 27, 2026 Le deuxième facteur repose sur le ralentissement des dépenses. Elles ont augmenté de 2,5% en 2025, contre 4% en 2024. Une progression moins rapide, même si elle reste supérieure à celle du PIB en valeur (+2%). En volume, les dépenses continuent d'augmenter (+0,9%), mais à un rythme plus modéré. Le Premier ministre a estimé sur X que ces chiffres sont le fruit de "dépenses publiques maîtrisées", dans une "ligne simple : sérieux, stabilité, maîtrise".Mais cette baisse du déficit tient aussi à l'état des prévisions initiales, selon l'économiste
Sylvain Bersinger, interrogé par franceinfo. L'écart peut ainsi s'expliquer par des hypothèses "un peu pessimistes" du côté de Bercy. L'expert remarque aussi qu'à 5,1% du PIB, le déficit demeure bien au-dessus du seuil européen de 3%, établi par la Commission européenne. "Ce n'est pas soutenable, insiste
Sylvain Bersinger. Les efforts les plus difficiles (…) restent à venir", notamment sur la dépense publique.Le gouvernement lui-même appelle à la prudence. "Ce sont des bonnes surprises qu'il faut relativiser. Quand on est encore à 5,1% de déficit, aucune raison de se satisfaire ou de s'autocongratuler", a déclaré
Sébastien Lecornu lors d'une réunion gouvernementale dédiée aux finances publiques, vendredi à Bercy. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a lui aussi insisté sur TF1 sur la nécessité de "continuer à réduire le déficit". Surtout, cette amélioration ne crée aucune marge de manœuvre immédiate. "Il n'y a pas de cagnotte. La cagnotte, c'est quand il n'y a pas de déficit", a prévenu David Amiel, excluant de nouvelles dépenses sans économies en face.L'exécutif entend désormais poursuivre la réduction du déficit "quoi qu'il arrive", en rupture avec la logique du "quoi qu'il en coûte". L'objectif affiché reste de passer sous les 5% en 2026 pour
Sébastien Lecornu, mais "il apparaît plus incertain dans le nouveau contexte international", note l'économiste
Sylvain Bersinger. La guerre au Moyen-Orient pourrait peser sur la croissance, notamment via la hausse des prix de l'énergie, et sur les recettes fiscales. "La situation géopolitique jouera", reconnaît
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