À 21 ans, le Français a disputé la première demi-finale de sa carrière en Masters 1000 à
Miami. Publié le 28/03/2026 10:31 Mis à jour le 28/03/2026 10:42 La joie d'
Arthur Fils lors de son quart de finale du Masters 1000 de
Miami (
Floride, Etats-Unis), le 25 mars 2026. (MAURICIO PAIZ / AFP) Un temps de passage symbolique, un retour en excellente forme confirmé et de nouveau, les regards et les attentes braqués sur lui. À 21 ans,
Arthur Fils a impressionné au Masters 1000 de
Miami, où il s'est arrêté aux portes de la finale, samedi 27 mars. Débarrassé de ses pépins physiques, le Francilien semble même être entré dans une autre dimension en ce début d'année 2026.En
Floride, il est ainsi devenu le premier joueur né en 2004 à se qualifier pour le dernier carré d'un Masters 1000 (il y a déjà eu un "2005", le Tchèque
Jakub Mensik, titré l'an passé), après un parcours remarqué. Le Français s'est successivement offert l'espoir local
Darwin Blanch (32es de finale), l'ancien finaliste de Roland-Garros
Stefanos Tsitsipas (16es), le vainqueur de
Shanghai 2025
Valentin Vacherot (8es), avant un quart de finale épique et renversant face à un autre américain,
Tommy Paul, au cours duquel il a sauvé pas moins de quatre balles de match. "Honnêtement, ça ne représente pas grand-chose d'être en demi-finales. Mais si on revient six ou huit mois en arrière, quand j'étais blessé au dos, si on m'avait dit que j'allais jouer une demi-finale à
Miami, j'aurais signé tout de suite", avait-il assuré après la rencontre.Avant même de mettre pied sur le court du Hard Rock Stadium, vendredi, il était déjà assuré de signer son meilleur parcours en Masters 1000. Et s'il n'a pas réussi à pousser l'aventure encore plus loin, car surclassé par
Jiri Lehecka (6-2, 6-2), le voilà désormais tout de même projeté huitième à la Race - le classement qui prend en compte les points acquis sur la saison en cours -, et cela sans avoir disputé le moindre match en janvier.Un retour au premier plan pour un joueur visiblement changé depuis qu'il a laissé derrière lui sa blessure, début février. Touché par une fracture de fatigue au dos qui l'avait forcé à déclarer forfait avant son match du troisième tour à Roland-Garros en mai dernier, il avait ensuite manqué six mois de compétition. Le Français avait alors décidé de prendre son temps pour travailler et revenir à son meilleur niveau. "Ça fait quinze ans que je joue d'une certaine manière. Il fallait changer des petites choses que je n'avais jamais changées et que jamais je n'aurais pensé devoir changer", a-t-il expliqué après son quart de finale.Le natif de Courcouronnes a notamment perdu plusieurs kilos "pour [son] dos", et travaillé loin des raquettes et des balles, comme il le raconte à L'Equipe : "J'ai passé des mois à ne pas toucher la raquette et à ne faire que du physique avec des journées vraiment longues. Deux heures de vélo en salle, après tu fais du renforcement pendant deux heures, et des étirements pendant une heure. Tu ne fais pas de tennis mais cinq heures de sport.""Je n'avais pas le choix si je voulais revenir au meilleur niveau, même mieux que quand je suis parti."Arthur FilsIl s'est aussi attaché à faire évoluer son jeu pour moins piocher sur le plan physique. "Avant, je kickais plus, je lançais beaucoup à gauche et je ne faisais pas de boucle au service. Je ne passais pas par-derrière. Là, on a essayé d'avoir un rythme uniforme, je passe par-derrière, je monte le bras directement et, quand il est en haut, j'ai déjà lancé la balle donc après je peux directement servir. La conséquence c'est que je ne force pas avec mon corps ou avec mon dos pour faire avancer la balle", a-t-il détaillé, citant l'Américain Brandon Nakashima comme inspiration dans le geste.Ces évolutions ont forcément joué à
Miami, où il est, par exemple, devenu tueur sur ses jeux de service, qu'il a tous remportés jusqu'en demi-finales (49 d'affilée), une performance seulement réussie par Roger Federer (2002) et Novak Djokovic (2011) avant lui en
Floride. Il est également devenu spécialiste des sets décisifs, avec 77,8% remportés sur l'année écoulée, un ratio qui le place troisième dans la hiérarchie mondiale, derrière les deux monstres Novak Djokovic (90%) et Carlos Alcaraz (88,2%).Globalement, sur ce début de saison,
Arthur Fils présente des meilleurs résultats sur plusieurs indicateurs que lors de ses saisons 2024 et 2025. Il figure par exemple dans le Top 5 des joueurs avec le meilleur ratio de points gagnés sur son deuxième service cette saison (55,2% avant sa demi-finale). Celui qui n'est plus très loin de redevenir le n°1 français à l'ATP a gagné presque six points de pourcentage par rapport à l'année 2024 (49,6%).L'aventure floridienne se présente, pour l'instant, comme le point d'orgue d'un début d'année de haut niveau, le meilleur depuis le démarrage de sa (jeune) carrière.
Arthur Fils restait notamment sur un quart de finale au même échelon de compétition face au numéro 4 mondial Alexander Zverev à Indian Wells (Californie) il y a quelques semaines. Il a remporté 11 de ses 14 derniers matchs et n'a été battu quasiment que par des membres du Top 10 sur les cinq tournois qu'il a disputés depuis février : Félix Auger-Aliassime (n°8) à Montpellier, Alex de Minaur (n°6) à Rotterdam, Carlos Alcaraz (n°1) à Doha, et Zverev (n°4), donc, à Indian Wells - la seule exception étant
Jiri Lehecka (n°22). Son bilan rivalise déjà avec celui de sa saison passée, avec une finale (sa première depuis septembre 2024), une demie, et deux quarts. De quoi atteindre les sommets promis à hauteur de son talent et confirmer que le Francilien a bien franchi un cap ? "Ce que je trouve hyper marquant chez
Arthur Fils, c'est ce mix d'énergie mentale, de concentration et de capacité à tenir en permanence sur un match aussi long, sans quasiment avoir de creux. Ce sont vraiment les ingrédients qu'on retrouve chez les très grands champions, capables de gagner des tournois du Grand Chelem, de réussir à battre un mec qui joue si bien, en ne lâchant jamais l'affaire", a déclaré Arnaud Clément à L'Equipe vendredi. "Il y serait déjà (dans le top 10) s'il n'avait pas été arrêté aussi longtemps par les blessures." Et la route est encore longue pour s'inscrire durablement à haut niveau, comme l'a rappelé sa sortie plus compliquée en demi-finales de
Miami.La question s'était déjà posée l'an passé à la même époque, après ses deux quarts à
Miami et Indian Wells. "Il commence à être mûr, peut-être assez pour aller déjà chercher un dernier carré dans un tournoi du Grand Chelem", disait alors à franceinfo: sport l'ancien top 10. Il y a déjà cette demi-finale en Masters 1000, avant de continuer à rêver plus grand. 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne Vente du Parc des Princes : "Nous souhaitons clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été", assure Emmanuel Grégoire, maire de Paris Une course de chaises de bureau, en relais, au Japon Le champion du monde Ilia Malinin embrase le gala des Mondiaux de patinage artistique Majestueux ! Fournier Beaudry et Cizeron sacrés champions du monde de danse sur glace Les supporters du Sénégal revendiquent et fêtent la victoire à la CAN au Stade de France Le Sénégal, déchu, présente son titre de champion d'Afrique au Stade de France Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry brillent et battent leur record sur la danse rythmique aux Mondiaux Traversée des Alpes : le projet fou d'un champion hors normes Les réactions des Bleus après leur victoire sur le Brésil Il marque 106 points dans un match de basket, dont 33 paniers à 3 points Visite de l'hôtel des Bleus à Boston, avant la Coupe du monde Mondial 2026 : la Nouvelle-Calédonie à deux matchs d'une qualification historique Lou Jeanmonnot et la Fédération de la lose, un divorce heureux Patinage artistique : comment apprend-on les sauts ? Le président Volodymyr Zelensky a reçu les athlètes ukrainiens médaillés aux Jeux paralympiques de Milan Cortina Kylian Mbappé : "toutes les rumeurs sur ma blessure, c'était bidon !" Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo Préparer son "summer body", est-ce bien conseillé ? Les athlètes français pensent-ils déjà aux Jeux de 2030 ? Saut Hermès : dans les coulisses d’un ballet d’exception Les athlètes français pensent-ils déjà aux Jeux de 2030 ? Une wildcard après une maternité ? Une nouvelle avancée dans le surf dont va bénéficier Johann Defay Satisfaction et travail... Les réactions des Bleus du hand après leur première victoire avec Talant Dujshebaev Didier Deschamps applaudi pour sa dernière liste au siège de la FFF