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NSR-2026-0328-40754News Report·FR·Political Strategy

Lors d’une conférence à La Sorbonne, Dominique de Villepin se place comme héritier du gaullisme pour 2027

Lors d'une conférence à la Sorbonne le 27 mars 2026, Dominique de Villepin a présenté une esquisse de son projet pour la France en se positionnant comme héritier du gaullisme en vue de l'élection présidentielle de 2027. L'ancien premier ministre a exprimé son désaccord avec les concepts de "nouvelle France" de Jean-Luc Mélenchon et de "France de souche", tout en critiquant la dérive vers l'extrême droite de son ancienne famille politique.

Par Le Figaro avec AFPLe FigaroFiled 2026-03-28 · 11:42 GMTLean · Center-RightRead · 6 min
Lors d’une conférence à La Sorbonne, Dominique de Villepin se place comme héritier du gaullisme pour 2027
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Lors d'une conférence à la Sorbonne le 27 mars 2026, Dominique de Villepin a présenté une esquisse de son projet pour la France en se positionnant comme héritier du gaullisme en vue de l'élection présidentielle de 2027. L'ancien premier ministre a exprimé son désaccord avec les concepts de "nouvelle France" de Jean-Luc Mélenchon et de "France de souche", tout en critiquant la dérive vers l'extrême droite de son ancienne famille politique. De Villepin a plaidé pour un "redressement républicain" fondé sur les valeurs du gaullisme, se différenciant également de Gabriel Attal sur la question du droit international. Devant un public varié, il a appelé à une réaffirmation de l'État de droit.

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De Villepin said he does not believe in 'la France de souche'.

quoteDominique de Villepin
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De Villepin said he does not believe in 'the new France', Jean-Luc Mélenchon's concept.

quoteDominique de Villepin
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De Villepin criticized a 'young former prime minister' for saying that international law is useless.

quoteDominique de Villepin
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Dominique de Villepin presented an outline of his project for France, positioning himself as heir to de Gaulle and Chirac.

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De Villepin denounced a drift towards the extreme right in his former political family.

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Le 28 mars 2026 à 12h42 Dominique de Villepin à La Sorbonne, à Paris, le 27 mars 2026. JULIEN DE ROSA / AFP L’ancien premier ministre a dit «ne pas croire» à «la nouvelle France», le concept de Jean-Luc Mélenchon. Tout en précisant, dans un exercice d’équilibre, ne pas croire non plus à «la France de souche». Passer la publicité Passer la publicité Fort de sa réputation d'homme d'État, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin a présenté vendredi une esquisse de son projet pour la France, en se plaçant comme héritier du général de Gaulle et de Jacques Chirac, sans pour autant encore officialiser sa candidature à la présidentielle de 2027. Très présent ces derniers temps sur les sujets internationaux, le héraut d'un droit international piétiné, visage du «non» français à la guerre en Irak en 2003, a tenu vendredi soir lors d'une conférence à l'université parisienne de La Sorbonne à parler de la France. Dans la perspective de 2027. Et pour exister en politique, il faut se construire un espace. À 72 ans, Dominique de Villepin le sait très bien. Passer la publicité De Villepin dit «ne pas croire» à «la nouvelle France» Populaire à gauche pour son soutien affirmé à Gaza, il a dit «ne pas croire» à «la nouvelle France», le concept de Jean-Luc Mélenchon. Tout en précisant, dans un exercice d'équilibre, ne pas croire non plus à «la France de souche». Et pour se différencier de Gabriel Attal auprès d'un électorat centriste ou modéré à qui il pourrait plaire, il a regretté qu'un «jeune ancien premier ministre» puisse «dire que le droit international ne sert à rien». Venu de la droite, l'ancien ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur, qui a fondé son propre parti, La France humaniste, n'est pas tendre avec son ancienne famille politique dont il dénonce une dérive vers l'extrême droite. «Le droit n'est plus la langue commune du vivre ensemble, à tel point qu'un ministre de l'Intérieur en fonction a pu, sans vergogne, remettre en cause l'État de droit», a-t-il dénoncé en référence au patron des LR, Bruno Retailleau. Devant plusieurs centaines de personnes, étudiants, actifs (dont le rappeur et acteur Fianso) ou retraités, Dominique de Villepin a appelé au «redressement républicain», qui porte selon lui un nom: «le gaullisme», «repère dans un monde bouillonnant». Pour mieux établir cette filiation avec le général de Gaulle et Jacques Chirac, les trois derniers présidents de la République, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron, n'ont pas été épargnés. «Depuis 2007, la France n'est ni gouvernée, ni réformée, piégée entre l'hyperprésidentialisation de la fonction et la banalisation de la parole des chefs d'État successif», a-t-il martelé, en insistant: «Le macronisme est mort». «La famille est devenue l’impensé de la gauche, le fantasme de la droite» Concernant les contours de son propre projet, Dominique de Vilepin, fort d'une bonne cote de popularité qui ne se traduit pas pour l'instant en intentions de vote, est resté assez flou et a tenu à dépasser le clivage gauche-droite, faisant notamment applaudir deux de ses prédécesseurs à Matignon: Alain Juppé (RPR) et le récemment décédé Lionel Jospin (PS). Mettant en garde contre «les croisades contre le wokisme», il a également dénoncé le danger du «populisme identitaire» et rappelé sa volonté de supprimer l'âge légal de la retraite pour que ces dernières reposent «sur une règle de durée de cotisations». «La famille est devenue l'impensé de la gauche, le fantasme de la droite», a-t-il également regretté. «Mon lignage ce n'est ni une idéologie, ni un parti», a-t-il martelé. Passer la publicité Sa tentative présidentielle, en 2012, s'était arrêtée dans la douleur quand il avait échoué à rassembler les parrainages d'élus locaux nécessaires. Il dit en avoir tiré les leçons. «J'ai eu ma part d'erreurs aussi, c'est vrai. Je n'ai jamais craint de les reconnaître. Sur le CPE (le contrat première embauche réservé aux jeunes, NDLR), sur les autoroutes, sur les banlieues», a-t-il énuméré vendredi soir. Concernant ses ambitions personnelles, il a confirmé, entre les lignes, vouloir se présenter à la présidentielle de l'an prochain sans toutefois l'énoncer clairement. À lire aussi «Un Insoumis dans un gant de velours» : Dominique de Villepin se structure en vue de 2027 «Il vient un moment dans une vie où l'on n'a plus d'autre devoir que de transmettre ce que l'on a reçu de meilleur», a-t-il déclaré vendredi. «C'est la précampagne présidentielle qui s'ouvre», a dit son entourage à l'AFP. Pour la vraie campagne, patience. Son entourage affirme que l'annonce de candidature pourrait arriver «dès avril comme en décembre» 2026. Questionné en janvier concernant son calendrier, Dominique de Villepin avait répondu qu'il fallait attendre que les Français soient «dans le temps de la présidentielle». Les élections municipales étant passées, la route est dégagée. La rédaction vous conseille Déclarations de Mélenchon sur Epstein : Villepin regrette le «sacrifice de la gauche de la gauche» et fustige un «acte d’irresponsabilité politique» «Le droit international est un garde-fou» : Dominique de Villepin se réjouit que Macron ait «corrigé» sa position sur le Venezuela Lors d’une conférence à La Sorbonne, Dominique de Villepin se place comme héritier du gaullisme pour 2027 S'ABONNER Sondage : lâché par le bloc central, Emmanuel Macron replonge dans l’opinion BAROMÈTRE FIGARO MAGAZINE - La cote de confiance du président de la République baisse de deux points en ce début d’année 2026. «Un Insoumis dans un gant de velours» : Dominique de Villepin se structure en vue de 2027 DÉCRYPTAGE - L’ancien premier ministre de Jacques Chirac multiplie les déplacements en France et les consultations avec des personnalités en vue. Budget : Dominique de Villepin enjoint à Sébastien Lecornu de «s’émanciper» d’Emmanuel Macron Invité ce dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », l’ancien premier ministre a exhorté son lointain successeur à « se tenir à distance » du président s’il veut « s’affirmer ». Dominique de Villepin et Édouard Philippe, deux prétendants à l’Élysée lestés par leur bilan à Matignon DÉCRYPTAGE – Privatisation des autoroutes, limitation à 80 km/h, fermeture de Fessenheim… Dans cette précampagne présidentielle, les deux anciens premiers ministres sont fréquemment ramenés à leur action gouvernementale. Dominique de Villepin dénonce un «génocide» en cours à Gaza Engagé dans une vraie-fausse campagne en vue de la prochaine présidentielle, l’ex-premier ministre marque encore ses différences avec le discours de la droite LR et se range derrière la terminologie employée par Jean-Luc Mélenchon et LFI. Présidentielle 2027 : popularité et intentions de vote, deux critères sondagiers à ne pas confondre ANALYSE - L’histoire de la Ve République est jalonnée de figures politiques jouissant d’une image très positive dans l’opinion mais qui au final n’ont pas connu de grands succès dans les urnes. Renaud Muselier (Renaissance) : «Dominique de Villepin est un gaulliste de salon» ENTRETIEN - Ancien secrétaire d’État auprès de Dominique de Villepin, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur fustige les « prises de position sur Gaza » de l’ex-premier ministre, qui a lancé son parti politique à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Dominique de Villepin, la vraie-fausse campagne d’un «Mélenchon des beaux quartiers» RÉCIT - À gauche comme à droite, on observe avec curiosité l’ancien premier ministre qui lance son mouvement, «La France Humaniste», et publie un livre, Le pouvoir de dire non. «En politique, il ne sert à rien d’être le préféré de ses adversaires» : les indiscrétions du Figaro Magazine CHRONIQUE - Petites phrases et coulisses de la semaine politique, avec les ambitions d’Édouard Philippe et Dominique de Villepin pour l’élection présidentielle en 2027. Présidentielle 2027 : Barnier, Villepin, Hollande… La tentation du dernier tour de piste des septuagénaires Un temps mise hors jeu par le macronisme et son « nouveau monde », cette génération des « baby-boomers » a retrouvé ces derniers mois le devant de la scène politique, au point de raviver des ambitions présidentielles.
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