Pour manifester leur mécontentement après les annonces du gouvernement, les routiers ont organisé un barrage filtrant samedi matin sur l'A7, au sud de
Lyon. Ils réclament un encadrement des prix du carburant, pour pouvoir continuer leur activité. Les routiers protestent contre la hausse du prix des carburants et la faiblesse des annonces du gouvernement (illustration). (ANDREJ ISAKOVIC / AFP) Une vingtaine de camions sagement garés sur la droite, encadrés par la police. Les routiers forment un long barrage filtrant, ce qui oblige les automobilistes à ralentir et à se rabattre sur une seule voie. Après les annonces du gouvernement, l'organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui regroupe des petites et moyennes entreprises, a décidé de se mobiliser samedi 28 mars, sur l'A7 au sud de
Lyon. À chaque voiture qui passe, les routiers distribuent leurs tracts. "Ça ne se passe pas trop mal pour l'instant, dans l'ensemble les gens sont assez compréhensifs", affirme
Thierry Momplot, un des routiers manifestants, qui possède un seul camion. Cette hausse des prix à la pompe le met en danger financièrement : "En gros, par jour, ça me coûte 90 euros de carburant en plus. On ne peut pas la répercuter. Pour l'instant, on essaye d'absorber cette augmentation par nous-mêmes pour ce mois, mais si ça continue, dans cinq ou six mois, j'arrêterai", déplore-t-il.Les plus grosses structures sont tout autant touchées par cette hausse des prix du carburant, comme
Gérard Hugon avec sa société
Centre Express Limousin. "Le gouvernement a annoncé une aide de 20 centimes au litre, mais ce n'est pas suffisant car on a eu une perte de 50 centimes au litre, donc il faut que l'État nous écoute !", réclame ce patron, à la tête d'une flotte de cent camions. "En sachant que le gasoil, on le paye presque tout de suite, on répercute en fin de mois, avec des règlements à 30 ou 45 jours, donc ça demande une avance de trésorerie très très importante !"Les transporteurs routiers ne sont pas les seuls à subir cette augmentation des factures : les autocaristes aussi accusent le coup. La société
Rochette a mobilisé un de ses chauffeurs pour l'action de ce matin, à bord d'un grand autocar noir rutilant. "On fait du transport scolaire, des excursions l'été, et là c'est en baisse en ce moment : les gens ne veulent plus prendre le car, parce que ça revient trop cher", explique-t-il. Leur revendication principale : encadrer les prix. Ne pas le faire serait au contraire un mauvais calcul pour Jean-Christophe Gautron, secrétaire général de l'organisation des transporteurs routiers européens : "Il faut savoir que sur les trois dernières années, 5 000 entreprises du transport ont dévissé ou risquent de dévisser dans les mois à venir, prévient-il. Donc ne pas nous aider coûtera à terme beaucoup plus cher à l'État.""C'est pour l'État une perte chiffrée à cinq milliards d'euros de pertes financières : des taxes non perçues et non versées par les entreprises, des cotisations sociales non versées, de la TVA ou des impôts sur les entreprises qui ne sont pas payés, et le coût social du chômage pour les salariés de nos entreprises." Jean-Christophe Gautron, secrétaire général de l'organisation des transporteurs routiers européensà franceinfoLa mobilisation va se déplacer en début de semaine en Île-de-
France, avec une opération escargot annoncée sur le périphérique parisien lundi, et devrait évoluer au fil des négociations. Le pape Léon XIV appelle à la "paix" et au "partage" dans son allocution à Monaco "L'IA a un potentiel libérateur absolument incroyable !" Mission Artemis : un rover suisse bientôt sur la Lune Carburant : les mesures "ciblées" du gouvernement pour le transport, l'agriculture et la pêche Des animaux découpés vivants dans un abattoir en Martinique Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry brillent et battent leur record sur la danse rythmique aux Mondiaux Allemagne : une baleine, échouée depuis plusieurs jours, enfin libérée Traversée des Alpes : le projet fou d'un champion hors normes Vols de carburant : les gendarmes lancent l'alerte "C’est la cour des miracles" : le sénateur Claude Malhuret charge de nouveau Donald Trump Guerre au Moyen-Orient : négociations sous les bombes Xavier Dupont de Ligonnès, caché dans le désert du Texas ? Meurtres au Portugal : l'inquiétant profil de Cédric Prizzon Attention aux mauvais conseils sur les réseaux sociaux sur les gestes à faire en cas d'infarctus Les réactions des Bleus après leur victoire sur le Brésil Il marque 106 points dans un match de basket, dont 33 paniers à 3 points Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants Guerre au Moyen-Orient : les quatre scénarios du Pentagone Comment les déclarations de Donald Trump influencent-elles le cours du pétrole ?