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SUN · 2026-03-29 · 05:20 GMTBRIEF NSR-2026-0329-41729
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"On a vu des petites bulles en surface": en Moselle et dans les Pyrénées, on rêve d'un pactole après la découverte de la "plus grande" réserve d'hydrogène naturel connue dans le monde

Plusieurs entreprises en France explorent le sous-sol à la recherche d'hydrogène naturel, une source d'énergie potentielle pour décarboner l'économie. La Française de l'énergie (FDE) a découvert en Moselle, près de Metz, ce qu'elle considère comme la plus grande réserve d'hydrogène naturel au monde, estimée à 34 millions de tonnes par le CNRS.

BFM TV EconomieFiled 2026-03-29 · 05:20 GMTLean · Center-RightRead · 5 min
"On a vu des petites bulles en surface": en Moselle et dans les Pyrénées, on rêve d'un pactole après la découverte de la "plus grande" réserve d'hydrogène naturel connue dans le monde
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Plusieurs entreprises en France explorent le sous-sol à la recherche d'hydrogène naturel, une source d'énergie potentielle pour décarboner l'économie. La Française de l'énergie (FDE) a découvert en Moselle, près de Metz, ce qu'elle considère comme la plus grande réserve d'hydrogène naturel au monde, estimée à 34 millions de tonnes par le CNRS. Un forage de 3600 mètres a confirmé la présence importante d'hydrogène blanc dissous dans les eaux souterraines, s'étendant potentiellement sur la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne. L'objectif est de comprendre la formation de cet hydrogène pour une exploitation future, bien que le modèle économique reste à consolider. Des recherches similaires sont menées dans les Pyrénées-Atlantiques.

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The deposit is estimated at 34 million tons of gas by the CNRS.

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The company confirmed 'the significant presence of white hydrogen' in the rock.

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The drilling reached 3,600 meters deep, the 'deepest drilling in the world'.

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A drilling identified 'the largest deposit in the world' of hydrogen in Lorraine.

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"For now, all the lights are green in terms of decarbonization."

quotePhilippe de Donato, CNRS
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Plusieurs industriels se sont lancés à l'assault de la recherche d'hydrogène naturel dans les sous-sols français, dans l'espoir d'apporter une solution pour décarboner l'économie. Si un premier forage a permis d'identifier "le plus grand gisement au monde" d'hydrogène connu à ce jour en Lorraine, le modèle économique n'est pas du tout consolidé. Illustration en Moselle et dans les Pyrénées-Atlantiques.La recherche d'hydrogène naturel dans le sol reprend certains traits de l'exploration d'hydrocarbures: incertaine, coûteuse, mais aussi porteuse de nombreuses promesses. En France, plusieurs sociétés se sont lancées, ces dernières années, à l'assault des sols de montagne (Pyrénées) et d'anciens bassins miniers, dans l'objectif de déceler ce gaz très volatile et inodore, au fort potentiel énergétique, issu du contact entre d'autres gaz et certaines roches dans des cavités terrestres.En Moselle, à une quarantaine de kilomètres de Metz, la Française de l'énergie revendique ainsi "une première mondiale". Il y a trois ans, alors qu'elle prévoyait d'extraire du gaz de mines en s'implantant sur cet ancien bassin houiller, elle a en effet découvert ce qu'elle évalue désormais comme "la plus grosse réserve d'hydrogène naturel au monde", dissout dans les eaux souterraines de Lorraine.En l'espace de trois mois, depuis janvier 2026, les tiges de sa plateforme de recherche ont atteint les 3.600 mètres de profondeur, soit le forage "le plus profond au monde". La société a confirmé, ce mardi 24 mars, "la présence importante d'hydrogène blanc" dans cette proche naturelle, évaluée à 34 millions de tonnes de gaz par le CNRS à l'issue d'un précédent programme de recherche (Regulator). Un gisement qui s'étendrait aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand."Mesurer les concentrations d'hydrogène dissout"Cette présence a été "confirmée sur de nombreux intervalles, dans la continuité de la découverte réalisée à Folschviller", à six kilomètres de là, en 2023, a salué la société. En prélevant 58 échantillons au cours du forage, l'entreprise a pu localiser "plusieurs zones de présence d'hydrogène naturel et (acquérir) un ensemble complet de données géologiques", indique-t-elle.Car le but est bien de "se rapprocher de la source, de la cuisine de l'hydrogène", décrivait en janvier dernier Yann Fouant, responsable des relations publiques de la FDE. Et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, grâce à une sonde brevetée. "On a déjà produit l'hydrogène, on l'a remonté, on a eu des petites bulles en surface", s'enthousiasmait le représentant de l'entreprise."C'est vraiment une promesse", ajoutait alors Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet. "Pour l'instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation", de "source d'énergie" et "d'indépendance énergétique", estimait-il.Désormais, s'ouvre une phase cruciale qui consistera à "mesurer les concentrations d'hydrogène dissous et tester, in-situ, les outils de séparation de l'eau et de l'hydrogène, développés en partenariat avec l'entreprise Solexperts et le laboratoire Géo Ressources (CNRS), avec le soutien de Saint-Gobain", indique la FDE. Une étape essentielle pour espérer, derrière, bâtir un modèle économique, encore balbutiant.La Française de l'Energie confirme la présence massive d’hydrogène en France - 26/037:58"La clé du modèle économique va dépendre de la composition du gaz"Le projet lorrain est une "nouvelle pierre" ajoutée à ce vaste chantier. Aujourd'hui, le seul site d'extraction d'hydrogène naturel au monde se trouve au Mali, avec une toute petite production de de 2 barils équivalents par jour. Il s'agit en fait d'un démonstrateur, les acteurs locaux ayant trouvé eux aussi "par hasard" de l'hydrogène pur à 98% à cet endroit."Pour nous c’est très intéressant, car cela montre que oui, des réservoirs comme celui-ci existent dans le monde, mais aussi que le gaz se renouvelle dans la poche", explique pour BFM Business Emmanuel Mansini, PDG de la startup iséroise Mantle8, qui recherche de l'hydrogène dans la région des Comminges, à l'ouest des Pyrénées françaises.Ce renouvellement "continu" de l'hydrogène signifie que la poche est bien hérmétique, mais aussi que du gaz continue de se générer. Il faut en effet "quelques centaines d'années" pour que celui-ci soit créé, soit un temps très court à l'échelle géologique.La startup, financée entre autres par l'un des fonds d'investissement de Bill Gates, a déjà déployé des capteurs de surface sur une petite zone des Pyrénées. Elle espère désormais obtenir, comme d'autres (à l'image de TBH2 Aquitaine), un permis d'exploration à l'échelle d'une zone de 700 kilomètres carrés, dans l'objectif de déployer ses capteurs pour déceler des poches d'hydrogène blanc à explorer. Ce qui lui demandera un investissement de l'ordre de 1 million d'euros."Nous nous sommes toujours dit que pour avoir quelque chose de commercial, il fallait non pas que l’hydrogène soit dissout dans l’eau, mais qu’il soit naturellement sous forme de gaz", développe Emmanuel Masini. La startup veut ainsi développer "des technologies spécifiques", pour "verifier le système (d'entrée et de sortie de l'hydrogène dans la proche)", et ainsi se focaliser uniquement sur des réserves où l'hydrogène se renouvelle. "Généralement les acteurs arrivent en fin de parcours et se focalisent sur un seul réservoir, avec des technologies pétrolières", rapporte le dirigeant.Pour lui, "la clé du modèle économique va, aussi, dépendre de la composition du gaz". Par exemple, "si on trouve de l'hélium, alors il faudra le séparer de l'hydrogène, ce qui en soi est un challenge".Par ailleurs, "s'il y a d'autres substances comme de l'azote, ou pire, du méthane (un gaz à effet de serre très polluant, ndlr), alors il faudrait le réinjecter, ou alors le laisser sur place en fonction des concentrations". Car "l'objectif, c'est zéro gaz à effet de serre", rappelle Emmanuel Mansini."Ce qui est difficile, ce n’est pas tant de produire de l'hydrogène, mais de trouver une ressource qui coche toutes les cases", soutient-il.Pas encore de filière, une réflexion autour des e-carburants pour le transport aérienLa perspective d'une commercialisation reste pour l'heure hypothétique et lointaine. Seul le secteur des transports a commencé à s'aligner ces dernières années autour de l'hydrogène vert, produit par électrolyse de l'eau, mais la filière a connu un gros coup de frein du fait de coûts trop élevés.L'hydrogène naturel serait, lui, moins coûteux à produire selon les acteurs interrogés, car, si toutes les conditions sont réunies, il ne nécessiterait pas de transformation lourde. Son coût est estimé "six fois moins important" que celui de l'hydrogène vert par la filière, mais ces données dépendent de paramètres encore hypothétiques.Un espoir naît des potentiels besoins autour des e-carburants, notamment pour le transport aérien. "Si on se branchait à une usine de e-carburants (SAF, carburants d'aviation durables), ce serait un game-changer pour eux", plaide Emmanuel Mansini. Aujourd'hui, l'objectif de 20% de SAF dans les avions fixé par l'Union européenne pour 2035 est jugé "hors d'atteinte" par les compagnies aériennes.La FDE, de son côté, mène des travaux préparatoires sur d'autres puits d'évaluation en Moselle et Meurthe-et-Moselle, sur 2.254 kilomètres carrés. La société a obtenu un permis exclusif de recherche recouvrant plus de 300 communes. FDE lance également "un programme d'évaluation du potentiel de ses permis sur une zone particulièrement prospective aux États-Unis, dans l'État du Kansas", a précisé l'entreprise. Tandis que d'autres mènent des projets de recherche en Europe, mais aussi au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne.
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