L'exposition "La mode au 18ᵉ siècle. Un héritage fantasmé" au
Palais Galliera à
Paris. (GALLIERA) Sans cesse réinventé et idéalisé, le XVIIIe siècle rentre en résonance avec les aspirations de chaque époque. Le
MAD, le
Palais Galliera et le
Musée Cognacq-Jay en proposent trois visions. Suivez le guide. Pourquoi un tel engouement ? "Il semblerait que le XVIIIe siècle soit un siècle dans lequel on peut trouver peut-être des réponses, ou tout du moins des questionnements, en rapport avec ceux de notre monde contemporain dans différents aspects... C'est un siècle dans lequel on aime s'immerger pour y retrouver une douceur de vivre et un art extrêmement raffiné dont nous trouvons encore des échos dans la société actuelle par un certain nombre d'inventions, d'objets...", indique
Sophie Motsch, l'une des commissaires de l'exposition Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d'un hôtel particulier."En matière de mode féminine, ce siècle est fondateur, tant du côté de la silhouette proposée que de la manière de vendre les vêtements" explique, de son côté,
Pascale Gorguet Ballesteros, commissaire de La mode au 18ᵉ siècle. Un héritage fantasmé au
Palais Galliera.Pour
Adeline Collange-Perugi, conservatrice du patrimoine et responsable de la collection art ancien,
Musée d’arts de Nantes qui assure la visite de l'exposition Révéler le féminin. Mode et apparence au XVIIIᵉ siècle au
Musée Cognacq-Jay "il faut savoir que la mode, ce qu'on appelle les phénomènes de mode, naît en
France à
Paris au XVIIIe siècle. C'est un phénomène d'émulation et d'accélération où les formes, les motifs et les couleurs changent très rapidement. La mode devient un langage des élites et le vêtement dans ces grandes maisons aristocratiques et dans la haute bourgeoisie est la première dépense avant les attelages, la nourriture et le mobilier"."Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d'un hôtel particulier" au MadJusqu'au 5 juillet, plongez au cœur de l’intimité d’une demeure aristocratique du XVIIIe siècle et de ses habitants, maîtres et domestiques : avec plus de 550 pièces originales - issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées - cette exposition immersive convoque tous les domaines d’expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780.Le commissariat de l’exposition est assuré par
Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, en charge des collections XVIIe - XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et par
Sophie Motsch, attachée de conservation.L’exposition se concentre sur une journée type d’une famille de l’aristocratie française du Siècle des Lumières - Monsieur et Madame, leurs enfants et leur domesticité. L'exposition scrute les activités quotidiennes des habitants de cet hôtel particulier, du lever au coucher. Chaque pièce reconstituée avec une très grande richesse d'objets est associée à un moment précis de l'emploi du temps de ses habitants. Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur déambule de pièce en pièce, comme s’il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille. Exposition "Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d'un hôtel particulier" au
MAD à
Paris. (CHRISTOPHE DELLIERE) "La mode au 18ᵉ siècle. Un héritage fantasmé" au Palais GallieraJusqu'au 12 juillet, l’exposition La mode au 18ᵉ siècle. Un héritage fantasmé dévoile les caractéristiques de la mode féminine au siècle des Lumières, en regard de réinterprétations plus contemporaines. À travers trois siècles de création, le
Palais Galliera révèle à quel point cette mode a été réinterprétée, entre héritage historique, fantasmes esthétiques et liberté créative. Souvent perçu comme un siècle lointain, voire poussiéreux, il représente pourtant une étape majeure dans l’évolution des apparences féminines. "Cette exposition ne parle pas que de la mode du XVIIIe siècle, elle parle de sa postérité, des réappropriations successives par la mode du XIXe puis celles du XXe et XXIe siècle. Cette focale est plutôt sur la façon dont la mode fonctionne, se réapproprie chronologiquement des moments de son histoire, des moments chronologiques pour ensuite mieux se réinventer" explique la commissaire
Pascale Gorguet Ballesteros. L'exposition "La mode au 18ᵉ siècle. Un héritage fantasmé" au
Palais Galliera à
Paris. (GALLIERA) Le XVIIIe siècle se distingue par la diversité des silhouettes, la richesse des étoffes et l’exubérance des parures ainsi que des coiffures, ouvrant la voie à une nouvelle conception du corps et de l’apparence. Dès le Second Empire, la mode féminine puise dans l’esthétique du siècle des Lumières, qui devient une source d’inspiration majeure. Dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux, le XVIIIe siècle apparaît comme un monde d’élégance et un paradis perdu qui suscitent une forte nostalgie. Après la Seconde Guerre mondiale, la couture française se tourne à nouveau vers les savoir-faire du luxe développés au XVIIIe siècle. Progressivement, elle n’est plus uniquement une référence historique mais devient une esthétique à part entière.Riche de soixante-dix silhouettes, accompagnées d’accessoires de mode, de textiles, d’arts graphiques et de photographies, découvrez des chefs-d’œuvre comme l’exceptionnel corset de la reine Marie-Antoinette, rarement présenté : "J'espère que vous apprécierez particulièrement cette pièce iconique de nos collections. Sachez que c'est probablement la dernière fois qu'il est exposé puisqu'il est extrêmement fragile" a souligné la conservatrice générale du patrimoine responsable des collections vêtements des XVIIe-XVIIIe siècles avant d'ajouter qu'il ne faut pas rater "dans la dernière partie de l'exposition, une petite série d'escarpins construite autour d'un escarpin perdu par Marie-Antoinette lorsqu'elle grimpa à l'échafaud en 1793".
Pascale Gorguet Ballesteros vante aussi une coiffure de l'époque, à la Belle Poule ou à l'Indépendance : "c'est un chapeau juché sur des montagnes de cheveux souvenir d'une bataille que la frégate française, la Belle Poule, a gagné contre une frégate anglaise en 1778 qui a marqué l'entrée de la
France dans la guerre d'indépendance américaine". La fin du parcours confronte des silhouettes du XVIIIe siècle avec celles des siècles suivants, dont des tenues des collections de Chanel, Christian Dior, Louis Vuitton, Christian Lacroix, Vivienne Westwood et Dries van Noten…"Révéler le féminin. Mode et apparence au XVIIIᵉ siècle" au musée Cognacq-JayJusqu'au 20 septembre, le
Musée Cognacq-Jay aborde la diversité des représentations féminines au XVIIIᵉ siècle. En confrontant de rares pièces textiles à de très nombreuses œuvres picturales, l’exposition Révéler le féminin. Mode et apparences au XVIIIe siècle met en regard les liens étroits entre costume et image de soi. Portraits, scènes galantes et pièces textiles historiques explorent la diversité des représentations de la féminité telles qu’elles se déploient dans les mises en scène du XVIIIe siècle."En collaboration avec le
Palais Galliera, nous organisons cette exposition autour de l'apparence de la féminité par la mode et le portrait. Au XVIIIe siècle avec la mobilité sociale, il y a une nouvelle classe montante, la bourgeoisie, très désireuse d'avoir son individualité mise en image par le portrait et il y a de plus en plus de demandes auprès des peintres. La mode, marqueur de rang social et langage de splendeur mais aussi art de séduire, permet d'exister ! Dans la première salle, vous verrez, parmi nos chefs-d’œuvre, des tableaux qui côtoient une magnifique veste en soierie précieuse gansée de fils d'or et d'argent sur laquelle on retrouve des similitudes avec les vêtements peints" explique Saskia Ooms, responsable des collections du
Musée Cognacq-Jay. À cette époque, des artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard ou Élisabeth Vigée Le Brun traduisent l’éclat et la finesse des étoffes, la précision des motifs, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir.Lors du parcours, il ne faut pas rater des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal ou Valérie Belin ainsi qu’une très belle robe fleurie de Chanel par Karl Lagerfeld, qui suggèrent une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté. Menaces, insultes racistes : des fans d'Harry Potter se déchaînent Melchior Leroux, le réalisateur derrière les clips de Theodora Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Céline Dion fera son retour sur scène à
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