Même s'il n'a pas reçu le soutien de l'Union africaine,
Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le successeur d'
Antonio Guterres sera choisi en fin d'année, et l'ex-président sénégalais souhaite succéder au Portugais. Mais le soutien de l'UA a été bloqué par 20 des 55 États membres, dont le
Sénégal. Il n'en fallait pas plus d'
UN tiers, c'est-à-dire 18 au maximum. Une absence de soutien qui n'empêche pas
Macky Sall de continuer de briguer ce poste. Publié le : 29/03/2026 - 18:02Modifié le : 29/03/2026 - 18:13 3 min Temps de lecture L'ancien président sénégalais
Macky Sall au Cap, en
Afrique du Sud, le 27 février 2025. (Image d'illustration) © Gianluigi Garcia / AFP L'Union africaine (UA) ne soutient pas la candidature de l'ex-président sénégalais
Macky Sall au poste de secrétaire général de l'ONU. Au total, 20 États, dont le
Sénégal, ont opposé leur veto à cette initiative.Dans
UN communiqué, l'équipe de communication de
Macky Sall explique que sa candidature est toujours sur les rails pour succéder à
Antonio Guterres malgré ce manque de soutien de l'UA, et que la majorité des États du continent la soutienne. « De part et d'autre, on entend des commentaires jubilatoires ou indignés, explique
Seydou Guèye, ancien porte-parole de la présidence sénégalaise, et cadre du parti de
Macky Sall, l'APR, joint par RFI. C'est tout simplement parce que ceux qui en sont les auteurs ne connaissent pas dans le détail les procédures et règles des organisations internationales. »« Les pays africains qui ont exprimé leur soutien au président
Macky Sall sont au nombre de 36 sur 54. Les expressions favorables à la candidature du président
Macky Sall comme candidat pour représenter l'
Afrique sont de l'ordre de 61%. Donc la candidature est intacte. La décision, elle, aurait eu
UN apport politique essentiel en termes d'unité de l'
Afrique. Mais si tel n'est pas le cas, ça ne porte pas préjudice à la validité de la candidature du président
Macky Sall pour le poste de secrétaire général des Nations unies », assure-t-il.Est-ce que cette décision de l'UA de ne pas soutenir la candidature de
Macky Sall n'envoie pas
UN signal politique défavorable ? « Non, je ne le pense pas, estime
Seydou Guèye. Puisque vous avez des candidats, je pense à
Michelle Bachelet [l'ancienne présidente chilienne, NDLR] qui n'a pas bénéficié du soutien de son pays. Cela ne l'a pas empêché de maintenir sa candidature et d'être en course. »Le service de communication de
Macky Sall a publié
UN communiqué confirmant le maintien de sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU. Selon l'équipe de l'ancien président (de 2012 à 2024), l'Égypte et le Liberia ont décidé par la suite de se retirer de la liste des 20 États ayant émis une objection ou demandé une extension du délai de la procédure silencieuse. « En conséquence, 13 pays ont maintenu leurs objections et cinq (pays) leurs demandes d'extension du délai de la procédure », soit désormais 18 pays au total, indique le communiqué, ce qui valide le maintien de la candidature de
Macky Sall.Les autorités sénégalaises n'ont pas été les seules à formuler
UN refus de soutien à la candidature de
Macky Sall, puisque 19 autres pays membres de l'organisation continentale en ont fait de même. Le Nigeria, par exemple, a ainsi expliqué qu'une désignation de
Macky Sall au poste de secrétaire général violerait le principe de rotation qui veut que ce soit au tour de l'Amérique latine et des Caraïbes d'en donner
UN à l'ONU.Le mandat d'
Antonio Guterres à la tête des Nations unies, commencé en janvier 2017, s'achèvera à la fin de l'année 2026.