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MON · 2026-03-30 · 06:02 GMTBRIEF NSR-2026-0330-42881
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NSR-2026-0330-42881News Report·FR·Diplomatic

De Kennedy à Artemis: la coopération spatiale et la question de ses frontières

L'article explore la coopération spatiale depuis l'appel de John F. Kennedy en 1963 à l'URSS pour une mission lunaire conjointe.

Igor GauquelinRFIFiled 2026-03-30 · 06:02 GMTLean · CenterRead · 9 min
De Kennedy à Artemis: la coopération spatiale et la question de ses frontières
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L'article explore la coopération spatiale depuis l'appel de John F. Kennedy en 1963 à l'URSS pour une mission lunaire conjointe. Kennedy, préoccupé par les coûts d'Apollo et la course à l'espace, proposait une collaboration internationale pour éviter les doublons de recherche et de dépenses. Il suggérait que des scientifiques et astronautes du monde entier collaborent à la conquête spatiale, envoyant sur la Lune non pas les représentants d'une seule nation, mais ceux de tous les pays. L'article souligne que, malgré cette vision, les frontières persistent dans les projets lunaires actuels, comme Artemis II. L'article a été publié le 30 mars 2026.

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Khushchev's son, Sergei, worked on the development of launchers and missiles for the Soviet Union.

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Kennedy proposed a joint expedition to the Moon to Nikita Khrushchev in 1963.

quoteArticle (referencing Kennedy's speech)
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John Kennedy invited the USSR to join the US in going to the Moon in a 1963 speech before the UN.

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Kennedy was concerned about the exorbitant costs of the Apollo program.

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Éclairage Depuis le dernier discours de John Kennedy devant l'ONU en 1963, invitant l'URSS à se joindre aux États-Unis pour aller sur la Lune, une coopération spatiale a prospéré. Mais à l'heure des nouveaux projets lunaires, les frontières restent bien là. Publié le : 30/03/2026 - 08:02 12 min Temps de lecture La pleine lune, photographiée en avril 2021 depuis la ville de Buenos Aires. AFP - JUAN MABROMATA Le 20 septembre 1963, plus de 60 ans avant l'imminent vol Artemis II, John Fitzgerald Kennedy se présente devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. Et s'il n'est jamais cité, le message s'adresse à Nikita Khrouchtchev. Au milieu de considérations sur l'état du monde, le président américain regrette la prolifération des deux côtés du détroit de Béring : « Trop longtemps, déplore-t-il, nous avons augmenté nos budgets militaires, nos arsenaux nucléaires et notre capacité à anéantir toute vie sur cet hémisphère – humaine, animale et végétale. » Plaidant pour UN désarmement, il salue la main tendue la veille par le chef de la diplomatie soviétique, pour UN accord visant à empêcher la présence d'armes de destruction massive dans l'espace. « Remettons nos négociateurs à la table des négociations », exhorte-t-il, avant de s'arrêter sur la course à la Lune. Pourquoi la Lune serait-elle l'objet d'une « compétition » ? JFK est alors préoccupé par les coûts exorbitants de son programme Apollo. Dès 1961, à Vienne, il a proposé au premier secrétaire Khrouchtchev de faire le chemin ensemble. Cette fois, il le lance à la face du monde : « Il existe, dit-il, des possibilités de coopération accrue et d'efforts conjoints renforcés en matière de réglementation et d'exploration de l'espace. J'inclus parmi ces possibilités une expédition conjointe sur la Lune. » Pourquoi le premier vol habité vers la Lune devrait-il être l'objet d'une compétition nationale ? Pourquoi les États-Unis et l'Union soviétique, en préparant de telles expéditions, devraient-ils s'engager dans d'immenses doublons de recherche, de construction et de dépenses ? « Assurément, conclut le président américain, nous devrions examiner si les scientifiques et astronautes de nos deux pays, et même du monde entier, ne pourraient pas collaborer à la conquête de l'espace, en envoyant UN jour, au cours de cette décennie, sur la Lune, non pas les représentants d'une seule nation, mais les représentants de tous nos pays. » «First Footprints On Another World»: l'empreinte de la botte de Buzz Aldrin sur le sol de la Lune, le 20 janvier 1969. © NASA Écouter aussiLe 20 juillet 1969, le jour où l'homme a posé le pied sur la Lune Des textes dédiés à l'espace, notamment à la Lune Le premier secrétaire Khrouchtchev quitte le pouvoir en octobre 1964. Mais son fils Sergueï continue de travailler comme ingénieur, avec Vladimir Tchelomeï, sur le développement de lanceurs et de missiles pour le compte de l'Union soviétique. Installé aux États-Unis après la chute du régime, il dira que si son père avait refusé la première offre de M. Kennedy pour ne pas exposer les retards technologiques à l'adversaire, il aurait pu accepter la deuxième. Moins de six ans après l'assassinat de JFK, les États-Unis se rendent seuls sur la Lune en 1969, y déposant douze Américains jusqu'à 1972. Dès 1967, UN traité est trouvé, sur les « principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes ». D'autres textes suivent pour le compléter. En 1968, des règles de sauvetage sont édictées. En 1972, on précise les responsabilités en cas de problème avec les satellites artificiels. La coopération dans l'espace a existé après la chute du mur de Berlin, autour de la station Mir et de sa petite sœur, l'ISS. Cependant les enjeux géostratégiques ne se sont pas estompés. « Face à l'escalade des menaces qui pèsent sur la sécurité dans et depuis l'espace, UN accord juridiquement contraignant s'impose afin de préserver le caractère pacifique de l'espace extra-atmosphérique », peut-on lire sur le site de l'ONU. Les dernières tentatives de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité d'adopter UN document sur UN espace extra-atmosphérique exempt d’armes ont échoué. Débat du jourÀ qui appartient la Lune ? (2024) Achever l'UN des rêves les plus intimes de l'humanité Au début de son premier mandat, en 2017, Donald Trump a annoncé qu'il était temps de relancer UN programme comme celui de George W. Bush, Constellation, visant à retourner sur le satellite de la Terre pour y rester, avec l'objectif de le faire si possible avant les Chinois. Le programme actuel s'appelle donc Artemis. Sa deuxième mission, la première habitée, inclut UN Canadien, en plus de ses trois membres d'équipage états-uniens. L'agence ASC participe au programme, et progressivement, d'autres partenaires dont l'ESA pour l'Europe, ou son homologue japonaise Jaxa, s'y sont joints. Les Émirats arabes unis, via le Centre spatial Mohammed bin Rashid, y ont trouvé leur place. L'Italie a UN accord bilatéral spécifique lié à la fourniture d'UN module pour la surface. Outre Airbus, qui travaille pour l'ESA notamment aux Mureaux, notons Latelec ou Arianegroup, parmi les fournisseurs d'équipements du côté des autres entreprises implantées en France. Beaucoup de monde, dans beaucoup d'endroits du monde, s'intéresse de près au lancement d'Artemis II, possiblement cette semaine à Cap Canaveral. Le SLS de la Nasa est le lanceur le plus puissant de l'histoire, parmi ceux ayant été certifiés pour les vols habités. Cette mission est périlleuse. Peu avant le décollage d'Artemis I, sans équipage en 2021, pendant le remplissage des ergols dans le réservoir central, une fuite d’hydrogène liquide avait nécessité l'envoi de trois hommes de la « red team » sur le pas de tir, devant des centaines de tonnes de liquides hautement explosifs, pour resserrer des boulons. Construire une infrastructure sur la Lune Mission après mission, avec déjà quelques sérieuses refontes, le programme Artemis vise à construire à terme une architecture sur la Lune, et à tester l'exploitation de ses potentialités : construire des briques, fabriquer du carburant, installer des panneaux solaires, voire une centrale nucléaire civile, etc. L'Europe a construit le Module de service européen, élément crucial aux voyages du véhicule Orion, qui transporte les premiers équipages autour de notre satellite dès la mission Artemis II. L'ESA en a livré quatre outre-Atlantique, donc potentiellement jusqu'à Artemis IV. Les astronautes de la Nasa et ceux de ses partenaires se préparent activement aux départs. En 2024 à Cologne, l'agence européenne a inauguré Luna, « installation analogique lunaire » exploitée conjointement avec l'agence spatiale allemande DLR. Le but est de s'entraîner à évoluer sur du régolithe artificiel, du faux sol lunaire. Habitat, transport, énergie, robotique... Une multitude d'acteurs privés sont incorporés à l'architecture d'ensemble de ce programme, au niveau des solutions d'alunissage tout particulièrement avec Blue Origin et SpaceX. La Nasa envoie les prochains êtres humains vers la Lune, mais c'est le privé qui doit les y déposer. L'entreprise de Jeff Bezos a mis en pause le tourisme à bord de sa petite fusée suborbitale New Shepard pour se concentrer sur son lanceur New Glenn, et sur la Lune, entre autres. Son premier atterrisseur Blue Moon MK-1, version cargo, est arrivé début février au Centre spatial Johnson de Houston. Il suit son cours. Quant au puissant concurrent SpaceX, il espère très vite pouvoir multiplier les essais de son fameux système Starship. L'astronaute allemand de l'ESA Alexander Gerst, au centre d'entraînement Luna, conçu pour recréer la surface lunaire, le 17 septembre 2024 au Centre des astronautes européens (EAC) à Cologne. AFP - PAU BARRENA Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité. À relireImplanter UN réacteur nucléaire sur la Lune: quel est donc ce projet fou de la Nasa? SpaceX recentre son attention sur notre sattellite Sur le site de la Nasa, la page dédiée aux accords Artemis met la Lune en exergue en photo, et derrière elle, Mars. C'est l'objectif de toujours d'Elon Musk qui, venant du numérique, a révolutionné le spatial et entend continuer de le faire en testant très vite des ravitaillements en orbite entre des bâtiments cylindriques de plus de 50 mètres. Le patron de SpaceX a annoncé en février que son entreprise se recentrait désormais sur le satellite de la Terre, en vue d'y construire une première « ville autonome ». « Nous pouvons potentiellement y parvenir en moins de dix ans, alors que Mars pendrait plus de vingt ans », a-t-il concédé, soulignant que les fenêtres de tir vers la planète rouge ont lieu tous les 26 mois, tandis que « nous pouvons effectuer UN lancement vers la Lune tous les dix jours ». Si le Starship, dans toutes ses variantes dont le HLS lunaire censé être produit pour la Nasa, n'est pas prêt, Elon Musk voit déjà partir une flotte frappée du X sur le régolithe et il ne faut pas le sous-estimer. Outre le transport d'êtres humains et de matériel dans des proportions inégalées, ses équipes envisagent aujourd'hui de se servir de certains bâtiments comme bases, couchées sur le sol lunaire à l'horizontale. Comment protéger les prochains envoyés de l'humanité sur la Lune de sa poussière, qui a gêné les heureux élus d'Apollo tout là-haut ? Comment protéger le matériel, dont le Starship lui-même, de cet encombrant élément, notamment lors d'UN atterrissage ou d'UN décollage sur zone ? Les solutions fusent, chez les ingénieurs, sur tous les sujets. Programme exclusif, accords inclusifs Il ne faut pas confondre le programme Artemis et les accords du même nom. Les accords Artemis datent de 2020, ils ont été parrainés par Washington avant la fin de la première administration Trump, qui a alors rédigé UN cadre juridique consacré à l'exploitation de ressources minières afin d'y rallier d'autres pays. Ils sont aujourd'hui une soixantaine. En 2020, lorsque la rédaction de ces accords a été rendue publique, l'agence Reuters expliquait que les responsables américains prévoyaient de « négocier formellement avec des partenaires spatiaux tels que le Canada, le Japon et les pays européens », mais que les premières discussions excluraient la Russie. Deux ans avant la guerre en Ukraine, le département de la Défense considérait que la Fédération russe se montrait de plus en plus hostile, pointant du doigt des manœuvres satellites « menaçantes » à l'encontre de matériel américain en orbite terrestre. Quant à la Chine, l'article ne mentionnait même pas l'idée de discuter avec elle. Les accords Artemis se veulent inclusifs, et Donald Trump, depuis son retour, n'a de cesse de louer la grandeur de Moscou, à défaut d'inviter Pékin à faire le chemin vers la Lune avec lui. Hélas, alliée de la Chine pour ses propres projets lunaires ILRS, la Fédération russe se trouve désormais aussi très occupée par son « opération spéciale » dans le pays limitrophe, face à ces accords jugés centrés sur les intérêts des États-Unis. À relireEspace: les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite veulent voir plus grand (2023) Des textes et des questions non résolues La France a mis du temps à signer les accords Artemis, ne franchissant le pas qu'en 2022. Il fallait s'assurer qu'ils n'enfreignaient pas les traités, expliquait Albert Tumanyan, spécialiste en droit de l'espace. « La charte de 1967 pose UN principe qui dit qu'aucun État, aucune entreprise privée ne peut s'approprier quoi que ce soit dans l'espace », précisait-il. Ces accords, en établissant le principe de zones de sécurité pour protéger les activités menées sur place, posent la question de « l'appropriation d'UN territoire sur la Lune ». Et en permettant l'exploitation des ressources spatiales à des entreprises privées, cela revient aussi à s'approprier des ressources. Ces sujets vont « se discuter entre ceux qui vont pouvoir faire partie de l'aventure et qui pourront aller sur place. Artemis crée ce cadre », assurait Lionel Suchet, directeur général délégué de l'agence spatiale française. « C'est la première fois qu'on a affaire à ce type d'acte international », explique aujourd'hui pour RFI le juriste Lucien Rapp, directeur scientifique de la Chaire Sirius. UN texte est proposé « unilatéralement par une puissance spatiale » à la signature des autres États, « mais pas tous ensemble, au fur et à mesure ». La pleine lune, photographiée sur l'horizon de Dubaï en juin 2025. AFP - FADEL SENNA Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité. Lire aussiLune: quel rôle pour le Sénégal (et l’Afrique) aux côtés de la Nasa? Cohabiter voire coopérer vers le pôle Sud lunaire En pleine guerre contre l'Iran, Donald Trump entend toujours envoyer des êtres humains sur le sol de la Lune en 2028 si possible, pour « affirmer le leadership des États-Unis dans l'espace, jeter les bases du développement économique lunaire, préparer le voyage vers Mars et inspirer la prochaine génération d'explorateurs américains ». À défaut d'y être allés ensemble, peut-être UN jour prochain des Américains et des Russes vont-ils se croiser là-haut, dans UN rayon à peine plus grand que le Grand Paris, avec des Chinois, des Indiens et d'autres encore. Peut-être garderont-ils ensemble UN œil responsable sur tous les acteurs des environs, depuis leurs bases respectives. Dans son article premier, le traité de 1967 stipule que « l'exploration et l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, doivent se faire pour le bien et dans l'intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique ». Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail
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