NEWSAR
Multi-perspective news intelligence
SRCFrance Info
LANGFR
LEANCenter
WORDS984
ENT8
TUE · 2026-03-31 · 03:37 GMTBRIEF NSR-2026-0331-44342
News/Fin de la trêve hivernale : pourquoi les expulsions de locat…
NSR-2026-0331-44342News Report·FR·Economic Impact

Fin de la trêve hivernale : pourquoi les expulsions de locataires atteignent-elles des sommets ces dernières années ?

En 2025, les expulsions locatives en France ont atteint un niveau record, avec plus de 30 000 ménages expulsés, soit une augmentation de 27% par rapport à 2024. Ce chiffre est plus du double de celui observé en 2016.

franceinfo avec AFPFrance InfoFiled 2026-03-31 · 03:37 GMTLean · CenterRead · 4 min
Fin de la trêve hivernale : pourquoi les expulsions de locataires atteignent-elles des sommets ces dernières années ?
France InfoFIG 01
Reading time
4min
Word count
984words
Sources cited
3cited
Entities identified
8entities
Quality score
100%
§ 01

Briefing Summary

AI-generated
NEWSAR · AI

En 2025, les expulsions locatives en France ont atteint un niveau record, avec plus de 30 000 ménages expulsés, soit une augmentation de 27% par rapport à 2024. Ce chiffre est plus du double de celui observé en 2016. Les associations attribuent cette augmentation à la crise du logement, à la hausse du coût de la vie et au durcissement du cadre légal, notamment la loi Kasbarian-Bergé. Près de 200 000 personnes auraient été contraintes de quitter leur domicile en 2025, incluant ceux qui partent de crainte d'une expulsion forcée. Des manifestations sont organisées pour dénoncer cette situation et réclamer un logement plus abordable, alors que la trêve hivernale prend fin le 31 mars. Le gouvernement assume de durcir les règles face aux impayés.

Confidence 0.90Sources 3Claims 5Entities 8
§ 02

Article analysis

Model · rule-based
Framing
Economic Impact
Social Justice
Tone
Mixed Tone
AI-assessed
CalmNeutralAlarmist
Factuality
0.70 / 1.00
Factual
LowHigh
Sources cited
3
Well sourced
FewMany
§ 03

Key claims

5 extracted
01

Each eviction breaks lives, traumatizes women, men, and children.

quoteBernard Thoreau, Confédération nationale du logement
Confidence
1.00
02

Nearly 200,000 people were forced to leave their homes in 2025.

statisticFondation pour le logement
Confidence
1.00
03

The number of actual evictions increased by 27% in one year.

statisticnull
Confidence
1.00
04

175,000 tenants received a payment order in 2025, the first step before eviction.

statisticChambre nationale des commissaires de justice
Confidence
1.00
05

More than 30,000 households were evicted in 2025, a record.

statisticnull
Confidence
1.00
§ 04

Full report

4 min read · 984 words
Les expulsions locatives ont battu un triste record en 2025, avec plus de 30 000 ménages expulsés. Entre crise du logement, durcissement légal et fermeté gouvernementale, associations et syndicats alertent sur une spirale qui s'aggrave. Manifestation pour le droit au logement organisée à deux jours de la fin de la trêve hivernale, le 29 mars 2025 à Paris. (VALERIE DUBOIS / HANS LUCAS / AFP) La trêve hivernale s'achève, marquant le retour des expulsions. Mardi 31 mars au soir, des milliers de locataires redeviendront expulsables, dans un contexte inédit : 30 500 ménages ont été contraints de quitter leur logement en 2025, un record. Et la tendance pourrait encore s'aggraver, le gouvernement assumant de durcir les règles face aux impayés. Dans ce contexte, plusieurs associations et syndicats organisent des manifestations depuis dimanche contre l'explosion des expulsions locatives et pour un logement plus abordable. "Chaque expulsion, ce sont des vies brisées, des femmes, des hommes, des enfants traumatisés", a dénoncé Bernard Thoreau, de la Confédération nationale du logement, lors d'un point presse.La progression est nette et régulière. En 2025, 175 000 locataires ont reçu un commandement de payer, première étape avant une procédure d'expulsion. Cela représente une hausse de 2,4% par rapport à 2024, selon la Chambre nationale des commissaires de justice. Mais c'est surtout le nombre d'expulsions effectives qui alarme. L'an passé, ce chiffre a augmenté de 27% en un an. En 2024, les 24 000 expulsions représentaient déjà une hausse de 29% par rapport à 2023. Désormais, le nombre d'expulsions s'établit à plus du double du niveau observé en 2016, d'après la Fondation pour le logement (ex-Fondation Abbé-Pierre).Dans un communiqué publié le 26 mars, la fondation insiste sur une réalité "largement sous-estimée". De nombreux locataires quitteraient leur logement d'eux-mêmes, de crainte d'une expulsion par la force. Au total, près de 200 000 personnes auraient été contraintes de partir de leur domicile en 2025, selon la Fondation pour le logement.Pour les associations, plusieurs facteurs se cumulent. "Accident de la vie, hausse du coût de la vie, de plus en plus de ménages ont du mal à payer leur loyer", explique Marie Rothhahn, responsable de la lutte contre la privation de droits sociaux au sein de la fondation.Au-delà du contexte économique, les associations pointent un durcissement du cadre légal. La loi Kasbarian-Bergé, dite "loi anti-squat", adoptée le 27 juillet 2023 pour "protéger les logements contre l'occupation illicite", a modifié en profondeur les procédures. Désormais, un locataire en difficulté doit demander explicitement devant le juge le maintien de son bail et avoir réglé son dernier mois de loyer. A défaut, le magistrat constate la résiliation du bail, ce qui ouvre la voie à l'expulsion.Dans un rapport publié en octobre 2025, la Fondation pour le logement estime que ces mesures ont entraîné des effets visibles à chaque étape de la procédure : "délais raccourcis, pouvoirs du juge restreints, conditions d’accès aux délais de paiement durcies, recours accru à la force publique". Ces évolutions se traduisent aussi dans les décisions de justice. Au tribunal de Paris, seulement 35% des dossiers d'impayés ont abouti à un délai de paiement sans expulsion en 2024, contre 48% en 2023, selon la vice-présidente du pôle civil de proximité, Françoise Thubert.Marie Rothhahn, de la Fondation pour le logement, évoque également des "instructions de fermeté aux préfets" et observe une évolution des profils concernés : davantage de personnes âgées, malades ou avec de jeunes enfants. Elle déplore aussi l'absence de solutions de relogement durables, au mieux remplacées par quelques nuits en hébergement d'urgence.Pour les associations, la situation ne devrait pas s'améliorer. "Le nombre d'expulsions va encore augmenter", prévient Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au logement. Le gouvernement, lui, veut aller plus loin. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, met notamment en avant la nécessité de "rétablir la confiance entre propriétaires et locataires" et de faciliter à la fois l'accès au logement et la sortie en cas d'impayés.D'après l'entourage du ministre, un locataire accumulant une dette importante "n'est pas considéré comme un squatteur" aujourd'hui, ce qui "est incompréhensible" et rendrait "les expulsions quasi impossibles et interminables". Une analyse vivement contestée par les associations."C'est faux, s'il y a une dette importante, le juge prononce l'expulsion", insiste Marie Rothhahn, qui condamne des propos "graves" et "indécents". Pour les associations, cette orientation marque un tournant. Assimiler des situations d'impayés à du squat "montre la cruauté de la société qui s'est installée", estime Jean-Baptiste Eyraud.Le gouvernement soutient également de nouvelles évolutions législatives. Le projet de loi "Ripost" du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, prévoit de faciliter l'expulsion de personnes entrées illégalement dans un logement via des locations de courte durée, dans un meublé touristique par exemple. Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne Tout juste élu, le maire de Moncontour démissionne Stéphane Plaza assigne l'État en justice pour "faute lourde" Pourquoi certains comparent la guerre en Iran à Dune Vente du Parc des Princes : "Nous souhaitons clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été", assure Emmanuel Grégoire, maire de Paris Une course de chaises de bureau, en relais, au Japon Nestlé s'est fait voler près de 12 tonnes de barres KitKat Les transporteurs routiers manifestent contre la hausse des prix des carburants Gims mis en examen : le milieu du rap dans le collimateur Emmanuel Grégoire répond aux familles sur les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris Le champion du monde Ilia Malinin embrase le gala des Mondiaux de patinage artistique Dans ce village de l'Oise, personne n'a voulu être maire L'acompte sur salaire bientôt facilité en France ? Ces villes françaises devenues coqueluches des réseaux sociaux Billy Idol : "J'ai raté le rôle du T-1000, dans Terminator 2, à cause de la drogue" Incendie dans une discothèque : frayeur pour 750 personnes
§ 05

Entities

8 identified
§ 06

Keywords & salience

7 terms
expulsions locatives
1.00
trêve hivernale
0.80
crise du logement
0.70
droit au logement
0.60
impayés
0.50
loi anti-squat
0.40
commandement de payer
0.40
§ 07

Topic connections

Interactive graph
No topic relationship data available yet. This graph will appear once topic relationships have been computed.