Publié le 31/03/2026 09:33 Mis à jour le 31/03/2026 11:12 Des élèves de sixième du collège de la cité scolaire
François Villon, à
Paris, montrent leurs agendas, fin mars 2026. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE /
Franceinfo /
Radio France) Le
Sénat examine mardi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Mais dans les collèges et lycées du XIVe arrondissement de
Paris, des expérimentations sont déjà en cours pour limiter le temps d'écran des élèves. "Faire baisser la pression sur cette histoire de téléphone portable". Dans le XIVe arrondissement de
Paris, ce sont les établissements scolaires qui montrent l'exemple pour inciter les plus jeunes à réduire leur temps d'écran. Depuis la rentrée, les collèges et lycées du secteur ont supprimé l'accès à
Pronote pour les élèves pour revenir au papier, avec un carnet de liaison ou à un simple agenda. Le but est ainsi de ne pas donner aux élèves le réflexe d'aller sur Internet : la plateforme numérique
Pronote, qui centralise les notes, les absences et les devoirs, suscite en effet de nombreuses critiques puisqu'elle impose l'usage d'un smartphone aux enfants.Or, la charte du bien-être numérique de tous les collèges publics du XIVe arrondissement de
Paris préconise d'interdire le téléphone au moins jusqu'à l'entrée en quatrième et de limiter le temps d'écran quotidien. Une initiative prise alors que le gouvernement envisage d'interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Le
Sénat examine d'ailleurs un texte mardi 31 mars.À la cité scolaire
François Villon, ce sont les élèves de sixième qui se sont d'abord vus retirer l'usage du logiciel
Pronote à la rentrée, avec pour objectif à terme de faire reculer l'âge du premier portable. Une mesure qui ne gêne pas tellement
Manon, qui rêvait pourtant à la fin du CM2 d'avoir un portable. "Je suppliais mes parents pour avoir un smartphone, confie la jeune fille. Mais maintenant, avec les interventions du collège sur les dangers d'Internet, je me suis dit que je devais grandir un peu pour en avoir un."
Adèle, une collégienne, reconnaît que cette mesure a du bon, car elle reconnaît avoir déjà utilisé les cours comme excuse pour utiliser son portable : "Par exemple, tu dis à tes parents 'je vais regarder
Pronote' et en fait tu regardes une vidéo sur YouTube... Ça t'empêche de tout le temps regarder ton téléphone". "Comme ça, tu es mieux concentré sur l'école", renchérit
Dado.
Clémence Habbaba, professeure d'histoire-géographie et cofondatrice de l'association "Education numérique raisonnée". (SANDRINE ETOA-ANDEGUE /
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Radio France) Si les parents ont toujours accès à
Pronote, les élèves de sixième sont revenus au carnet de liaison, enrichi d'un agenda physique. "Le bon vieux papier est réhabilité", se réjouit
Clémence Habbaba, professeure d'histoire-géographie et cofondatrice de l'association "Education numérique raisonnée". Elle détaille : "On a dit 'stop' à cette emprise du numérique sur nos élèves et sur nous, les enseignants. L'avantage c'est qu'on n'a plus le prétexte pour faire acheter des smartphones aux enfants. On le sent dans les classes de sixième, parce qu'on a eu aussi un message de prévention des parents".La proviseure de la cité scolaire
François Villon, Lucie Pitiot, reconnaît qu'après quelques mois, le bilan est encourageant : "On a fait baisser la pression sur cette histoire de téléphone portable. Résultat : on en confisque beaucoup moins que les années précédentes"."Finalement, ce téléphone a changé d'usage et se concentre désormais sur l'usage des réseaux sociaux, en dehors du temps scolaire."Lucie Pitiot, proviseure de la cité scolaire
François Villonà franceinfoPour la proviseure, il s'agit là de la prochaine étape. Car, indique-t-elle, "le téléphone n'a pas pour autant disparu, la pression exercée par les élèves sur leur famille n'a pas disparu". Mais pour l'instant, "ce qui compte c'est l'agenda", maintient Lucie Pitiot, afin d'éviter que la rentrée au collège s'accompagne d'un achat d'un portable perçu comme nécessaire pour bien suivre la scolarité. Lucie Pitiot, proviseure du collège de la cité scolaire
François Villon, à
Paris. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE /
Franceinfo /
Radio France) Ce que confirme Akila Lamassi, mère de quatre enfants de 9 à 15 ans et élue FCPE. "Ma fille qui est en cinquième me demande tout le temps si elle aura un téléphone", relate-t-elle. Mais elle ne compte pas céder avant son entrée en quatrième : "Je lui dis qu'elle aura un 'bigot', comme ils l'appellent, à neuf touches". Un téléphone basique donc, sans accès à Internet. Pour éviter d'utiliser le téléphone portable, ce collège parisien revient aux agendas : le reportage de Sandrine Etoa-Andegue L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Au Liban, ils sauvent les animaux dans les zones de conflit Céline Dion à
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