Depuis la publication de millions de documents par la justice américaine sur le dossier Epstein, cette affaire tentaculaire est partout sur les réseaux sociaux et a même été adaptée en jeu en ligne. L'écran d'accueil du jeu vidéo "Five Nights at Epstein's". (CAPTURE D'ECRAN / RADIO FRANCE) Ambiance sordide, voix d'enfants et photomontages de
Jeffrey Epstein… Le concept d'un tel jeu vidéo a de quoi faire froid dans le dos. Mais depuis quelques semaines, "Five Nights at Epstein's" - ou "Cinq nuits chez Epstein" - attire de nombreux écoliers, en particulier aux Etats-Unis. Un phénomène qui inquiète, par le caractère pédocriminel de cette affaire et alors que d'autres enquêtes parallèles continuent de s'ouvrir. Dans ce jeu en ligne, il faut survivre cinq parties d'affilée sur l'île de
Jeffrey Epstein, en échappant à la surveillance du criminel sexuel, de
Donald Trump ou bien du physicien
Stephen Hawking, connus pour leurs liens avec le milliardaire. Le joueur doit garder un œil sur des caméras, braquées dans des pièces à l'effigie de celles de la maison d'Epstein sur l'île
Little Saint James. Pour distraire ses ennemis et les éloigner, il est possible de jouer des voix d'enfants.La mécanique repose sur le principe du jeu de survie et reprend celle de la très populaire saga "Five Nights at Freddy's", qui a vendu plus de 30 millions de jeux en dix ans. Seule différence : l'apparence des antagonistes. Dans le jeu original, le joueur incarne un gardien de nuit dans une pizzeria, qui doit survivre aux attaques d'animatroniques.La version satirique du jeu est lancée en janvier 2026, alors que le département de la justice des Etats-Unis rend public trois millions de mails, images et documents, jusque-là classifiés dans l'épais dossier Epstein. Omniprésente sur les réseaux sociaux, l'affaire n'a pas manqué de faire réagir Internet. Quand certains la tournent en ridicule, d'autres alimentent les théories du complot, à coups d'images et d'informations non vérifiées : aux chansons et vidéos satiriques générées par IA se mêlent par exemple des posts accusant Epstein et d'autres célébrités d'avoir pactisé avec le diable.En parallèle, des extraits de "Five Nights at Epstein's" sont repris sur
YouTube,
TikTok ou
Instagram. On trouve même des conseils sur des forums de jeux vidéo pour passer les différents niveaux. "Le jeu fait très peur quand on y joue seul, mais c'est hilarant quand on y joue à l'école", peut-on par exemple lire en anglais sur un de ces sites.Le jeu semble surtout attirer un public américain pour le moment, mais aussi de nombreux mineurs. Aux Etats-Unis, parents d'élèves et enseignants s'inquiètent dans les médias de voir de plus en plus d'enfants jouer à ce jeu en classe. "Five Nights at Epstein" est en effet accessible gratuitement en ligne. Malgré les demandes pour limiter son accès, la chaîne américaine CBS a recensé une douzaine de sites sur lesquels le jeu était disponible.De son côté, Meta assure bloquer le lien du jeu vidéo, mais des extraits sont toutefois visibles sur ses plateformes, par exemple sur
Instagram. Des clips de parties de "Five Nights at Epstein's" circulent aussi sur
TikTok, plateforme très prisée par les moins de 15 ans, malgré sa politique générale qui interdit la promotion de contenu relatif à l'exploitation de mineurs. L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Au Liban, ils sauvent les animaux dans les zones de conflit Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne Tout juste élu, le maire de Moncontour démissionne Stéphane Plaza assigne l'État en justice pour "faute lourde" Pourquoi certains comparent la guerre en Iran à Dune Vente du Parc des Princes : "Nous souhaitons clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été", assure Emmanuel Grégoire, maire de Paris Une course de chaises de bureau, en relais, au Japon