De ses débuts en
Vendée à son passage au ministère de l'Intérieur,
Bruno Retailleau revient dans le podcast "Dans les yeux d'Agathe" sur son parcours, son rapport à la politique et la ligne qu'il souhaite défendre avec son parti,
Les Républicains, à l'élection présidentielle de 2027. Comment devient-on
Bruno Retailleau ? On le dit cultivé, affable, mais aussi raide, voire austère. En croisade et intranquille. La
Vendée en étendard contre ce qu'il nomme "le petit monde politico-médiatique", il assume ses convictions et sa foi. Il est surnommé "le cardinal". Il est aussi l'éternel numéro deux qu'on n'a pas toujours vu venir. À 65 ans et son passage au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, il espère être le premier à l'Elysée. Mais est-il condamné à conseiller le prince ou peut-il régner à sa place ? Est-il de son temps ou anachronique, réactionnaire ou visionnaire ?
Bruno Retailleau est l'invité du podcast "Dans les yeux d'Agathe", avec
Agathe Lambret.Le parcours de
Bruno Retailleau commence en
Vendée, où il a grandi et où il a fait ses armes en politique, au département puis à la région. "Je fais partie de ceux qui ne sont pas des soucoupes volantes qui brutalement se sont posés dans le paysage politique." Il poursuit : "Je suis enraciné, je ne suis pas une plante artificielle. J'ai besoin de ces racines. Je me suis d'abord engagé pour 'ma petite patrie charnelle', comme dirait Péguy. La
Vendée, mon coin, parce que ça me parlait. J'avais envie de servir. J'avais le sentiment d'avoir contracté une dette."Depuis,
Bruno Retailleau "trace sa route". "Ma vie politique n'a pas été conçue comme une carrière", confie-t-il. Y compris son passage place Beauvau, qui l'a fait plus largement connaître des Français. "J'arrive au ministère de l'Intérieur par une sorte de hasard. Qui eût cru que M. Macron allait dissoudre l'Assemblée dans les conditions où il l'a dissoute ? C'était vraiment improbable !" Le voilà lancé dans la course à l'Elysée. "On m'a dit : mais jamais il ne sera candidat à la présidence de la République parce qu'il n'en a pas envie ! Je n'étais pas prédisposé. Mais mon ressort est beaucoup plus profond. J'ai un idéal et je veux l'atteindre."Face à une situation nationale qu'il juge préoccupante,
Bruno Retailleau explique pourquoi il a choisi d'annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 juste avant les municipales. "Il fallait qu'on fasse entendre une voix à droite. Il fallait sortir la tête de l'eau pour dire : voilà, on est là et voilà le cap." Il rejette la politique portée par les deux mandats d'
Emmanuel Macron. "Le bilan du macronisme est désastreux. La France a rendez-vous avec son destin. Ou c'est le relèvement, ou c'est l'effacement."Quand on lui demande si Edouard Philippe n'a pas "plié le match" à droite, il répond : "Bien sûr que non. Il a gouverné avec
Emmanuel Macron. Et ce bilan le rattrapera à un moment ou à un autre." Gérald Darmanin, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ? "Aux municipales, nos candidats qui ont réussi étaient droits dans leurs bottes, ils ne marchaient pas à l'oblique, en crabe." Il ne croit pas à une primaire ouverte à droite, qui irait jusqu'à Sarah Knafo ou Eric Zemmour ("Cette tambouille, ce n'est pas mon truc"), et s'en remet aux militants LR pour le mode de désignation d'un candidat. "Ma primaire à moi, c'est les projets. Je veux renverser la table. Et pour renverser la table, on ne peut pas avoir une synthèse molle, on ne peut pas avoir un plus petit dénominateur commun."
Bruno Retailleau prône donc une politique de droite intransigeante. S'il rejette toute alliance électorale avec le Rassemblement national et dit non à "l'union des droites", c'est qu'il considère que le RN n'est "pas de droite". Il va même plus loin : "Marine Le Pen, elle est de gauche. Et le programme du RN empirera le mal français." Lui prône le travail et la fin de l'assistanat, la défense de l'identité française face à un "islamisme conquérant" et la maîtrise de l'immigration dont "les Français ont marre". "L'accueil, ce n'est pas l'accueil à tout prix", selon
Bruno Retailleau, qui ne voit pas de contradiction entre ses positions, sa foi catholique et le message des évangiles sur l'accueil des étrangers. "Cet idéal spirituel, on doit l'avoir, il faut accueillir. Mais l'accueil, on l'oublie, c'est la réciprocité. 'A Rome, fait comme les Romains'."
Bruno Retailleau se voit "vraisemblablement" au second tour de la présidentielle 2027 face au RN. "Et je gagnerai", dit-il. Lui président, il prônera "un moratoire sur les lois sociétales". "On ne revient pas sur ce qui a été voté parce que ce sont des facteurs de division", estime-t-il. Il s'est opposé à l'inscription de l'IVG dans la Constitution, au mariage pour tous, à la PMA pour toutes. Et il est contre la réforme sur la fin de vie, dont l'examen en deuxième lecture par le Sénat (deux propositions de loi, l'une sur l'aide à mourir et l'autre sur les soins palliatifs) vient d'être repoussé. Elle a eu un faux conseiller bancaire au téléphone Tout juste élu, le maire de Carcassonne retire les drapeaux européens de la mairie Une femme meurt après une injection esthétique clandestine L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Au Liban, ils sauvent les animaux dans les zones de conflit Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne Tout juste élu, le maire de Moncontour démissionne Stéphane Plaza assigne l'État en justice pour "faute lourde"