Le 1 avril 2026 à 09h26 Le président américain
Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 31 mars 2026. Evan Vucci / REUTERS Le président américain a dit plusieurs fois vouloir contrôler de plus près les élections, dont l’organisation est dévolue aux États américains et non au pouvoir fédéral, alors qu’approchent les élections législatives de mi-mandat. Passer la publicité Passer la publicité
Donald Trump a signé mardi un décret destiné à encadrer plus durement le vote par correspondance, avant les élections de mi-mandat qui auront lieu en novembre, répétant que cette pratique était responsable de fraudes, une affirmation qui n’a jamais été étayée par des preuves. «Je ne vois pas comment cela peut être contesté» en justice, a dit le président américain qui s’insurge depuis des années contre un système électoral supposément en sa défaveur, lui qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 face à
Joe Biden. Passer la publicité Le républicain a dit plusieurs fois vouloir contrôler de plus près les élections, dont l’organisation est dévolue aux États américains et non au pouvoir fédéral, alors qu’approchent les élections législatives de mi-mandat. Il avait déjà signé il y a un an un décret visant à restreindre le vote par correspondance et à imposer aux États des contrôles renforcés sur les listes électorales. Plusieurs experts avaient alors estimé que le texte représentait un dépassement des prérogatives de l’exécutif. À lire aussi «
Donald Trump tente de truquer le système» : le stratagème controversé du président américain en vue des élections de mi-mandat Fraude électorale ? De manière générale, les républicains reprochent au vote par correspondance, qui s’est largement développé aux États-Unis à la suite de la pandémie de Covid-19, de favoriser la fraude et d’alimenter les soupçons quant à la régularité du vote et des résultats. Aucune preuve n’a toutefois jamais été apportée sur l’existence d’une fraude électorale qui aurait affecté de manière significative le résultat d’un scrutin aux États-Unis. Le cercle de réflexion
Brookings Institution, classé au centre-gauche, a examiné un ensemble de données électorales collectées par la
Heritage Foundation, un cercle de réflexion conservateur, et n’a recensé que 39 cas de fraude sur les plus de 100 millions de bulletins recensés sur trois décennies. La Cour suprême américaine a quant à elle débattu mi-mars du recours au vote par correspondance, et notamment de l’acceptabilité des bulletins reçus après le jour du scrutin mais portant un cachet de la poste daté, au plus tard, du jour du vote. La Cour devrait statuer d’ici le terme de sa session annuelle, fin juin, et sa décision pourrait donc s’appliquer dès les élections de mi-mandat, en novembre 2026.
Donald Trump signe un décret visant à encadrer plus durement le vote par correspondance S'ABONNER Carlo Masala : « La Russie a une fenêtre d’opportunité parfaite pour attaquer l’Europe et regarder l’Otan s’effondrer » GRAND ENTRETIEN - Le professeur à l’université de la Bundeswehr, dans son ouvrage La Guerre d’après. L’Occident face à Poutine, imaginé un scénario dans lequel l’Europe finit par céder sa sécurité à une Russie impériale résurgente. À Séoul, Emmanuel Macron réplique vertement à
Donald Trump REPORTAGE - Le président français a entamé jeudi sa visite en Corée du Sud, en quête de nouveaux points d’appui en Asie du Nord-Est Nucléaire, balistique, proxys, Ormuz... Contrairement à ce qu’il affirme,
Donald Trump est loin d’avoir atteint ses objectifs de guerre en Iran DÉCRYPTAGE - Les objectifs fixés par le président américain, souvent flous, n’ont cessé de fluctuer au gré des événements. «Nous y sommes presque», a pourtant assuré
Donald Trump ce mercredi. La réalité apparaît moins reluisante pour Washington. Général Michel Yakovleff : «Avec des victoires comme celles-là, l’Amérique n’a pas besoin de défaites» ENTRETIEN - Pour l’ancien vice-chef d’état-major du Shape,
Donald Trump s’est enfermé dans une guerre qu’il ne peut arrêter seul. Téhéran en fixera les conditions de sortie, au prix fort pour Washington et ses alliés du Golfe. Un an après les droits de douane, pourquoi le protectionnisme de
Donald Trump laissera des traces DÉCRYPTAGE - Réduction du déficit, relance de l’industrie, recettes miraculeuses, les objectifs du président américain n’ont globalement pas été atteints. «Âge d’or» industriel, réduction du déficit, pouvoir d’achat : un an après le «Jour de la Libération», quel bilan économique pour
Donald Trump? ENTRETIEN - La salve douanière lancée par le président américain était censée apporter la prospérité aux États-Unis. Les résultats sont pourtant loin des ambitions affichées, constate Antoine Bouët, économiste et directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII). Trump promet de renvoyer l’Iran à «l’âge de pierre» si aucun accord n’est trouvé Dans sa première adresse à la nation en direct, le président américain a vanté les succès « sans précédent » remportés par un mois de campagne aérienne américaine et israélienne, et minimisé les conséquences économiques de la guerre. Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de Pékin. Froissé par l’attitude des alliés en Iran,
Donald Trump menace de sortir de l’Otan DÉCRYPTAGE - La guerre au Moyen-Orient sert au président américain à justifier ses anciens griefs contre l’Alliance, ouvrant une nouvelle grave crise dans les relations transatlantiques. «C’est un terrain juridique très controversé» :
Donald Trump peut-il se retirer unilatéralement de l’OTAN ? DÉCRYPTAGE - Dans une récente interview, le président américain envisage une nouvelle fois de quitter l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Reste qu’il pourrait être contrecarré dans cette ambition par le Congrès américain, qui doit donner son aval à cette mesure.