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WED · 2026-04-01 · 07:57 GMTBRIEF NSR-2026-0401-46571
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«Nos chemins se recroiseront» : Bruno Retailleau pense que David Lisnard finira par le «rejoindre»

Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains (LR), a réagi au départ de David Lisnard, maire de Cannes, qui a démissionné de LR en raison de désaccords sur la ligne politique du parti. Retailleau affirme ne pas comprendre cette décision, soulignant qu'ils partagent les mêmes convictions.

Par Adrien BezLe FigaroFiled 2026-04-01 · 07:57 GMTLean · Center-RightRead · 6 min
«Nos chemins se recroiseront» : Bruno Retailleau pense que David Lisnard finira par le «rejoindre»
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Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains (LR), a réagi au départ de David Lisnard, maire de Cannes, qui a démissionné de LR en raison de désaccords sur la ligne politique du parti. Retailleau affirme ne pas comprendre cette décision, soulignant qu'ils partagent les mêmes convictions. Malgré le lancement d'un nouveau parti par Lisnard et sa candidature à la présidentielle, Retailleau se dit convaincu que leurs chemins finiront par se recroiser. Il réfute les accusations d'ambiguïté formulées par Lisnard, insistant sur son positionnement libéral et son opposition à la macronie. Retailleau estime que les divergences sont superficielles et que leurs convictions communes les rapprocheront à nouveau.

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Political Strategy
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Retailleau nie les accusations d’ambiguïté et jure n’avoir «rien à voir avec la macronie».

quoteBruno Retailleau
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Lisnard quitte LR à cause des «ambiguïtés et la macronie» du parti.

quoteDavid Lisnard
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David Lisnard est candidat à la présidentielle.

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David Lisnard démissionne des Républicains (LR).

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Bruno Retailleau pense que David Lisnard finira par le «rejoindre».

predictionBruno Retailleau
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Le 1 avril 2026 à 09h57 «Il ne peut rien me reprocher», rétorque Bruno Retailleau à David Lisnard, niant les accusations d’ambiguïté du maire de Cannes. François Bouchon / Le Figaro Le président du parti explique qu’il ne «comprend pas» la décision de celui qui vient de démissionner de LR et avec qui il partage pourtant «les mêmes convictions». «Il a créé sa boutique, je ne suis pas dupe.» Passer la publicité Passer la publicité Le maire de Cannes David Lisnard a acté cette semaine son départ des Républicains, dont il déplore les «ambiguïtés», mais Bruno Retailleau assure qu’il finira par revenir. «Je pense que David nous rejoindra. Nos chemins se recroiseront», a affirmé le président du parti ce mercredi au micro de Europe1/CNews. Les deux hommes avaient rendez-vous mardi après-midi au siège des Républicains et le premier a remis sa lettre de démission au second, comme l’a révélé Le Figaro. «C’est un ami, je ne dirai pas de mal de lui. Mais je le lui ai dit, sa décision, je ne la comprends pas», répond Bruno Retailleau. «Je pense qu’il l’avait préparée des semaines ou des mois. Il a créé sa boutique (le parti Nouvelle Énergie, NDLR). Je ne suis pas dupe.» David Lisnard a confirmé mardi soir sur France 2 qu’il était désormais bien candidat à la présidentielle, expliquant claquer la porte de LR «parce que le parti n’a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la macronie». Le président de l’Association des maires de France déplore également le maintien de ministres LR au gouvernement de Sébastien Lecornu alors que celui-ci a décidé de suspendre la «réformette des retraites». Passer la publicité «On a les mêmes convictions» «Il ne peut rien me reprocher», rétorque Bruno Retailleau, qui nie les accusations d’ambiguïté, des arguments «prétextes», et jure n’avoir «rien à voir avec la macronie». «J’ai été un ministre de l’intérieur de combat. Un ministre qui n’a rien cédé, ni au président de la République sur l’immigration, ni sur l’Algérie. Quand j’ai vu que le premier ministre était en train de faire des accords de boutiquier avec Olivier Faure, je suis parti du gouvernement.» Et sur le plan de l’économie, «depuis quand n’y a-t-il pas eu un président à la tête de LR aussi libéral que moi ?», poursuit l’ancien sénateur, conscient de toucher, avec le libéralisme, une corde sensible chez David Lisnard. «Je pense qu’on va se rejoindre, parce qu’on a les mêmes convictions», conclut-il. Il y a toutefois un grand point de divergence entre les deux hommes : le mode de départage du candidat à la présidentielle. Favorable à une primaire ouverte qui irait du centre-droit jusqu’à Sarah Knafo, le maire de Cannes s’est insurgé contre la décision d’un bureau politique de LR de soumettre le 11 avril à ses adhérents trois options: désigner directement Bruno Retailleau comme candidat ; passer par une primaire réservée aux adhérents; ou une primaire plus ouverte et élargie aux sympathisants. «Autant d’avis que de formes de primaires» La primaire ? «Je ne dis pas “Non, pas question”. Mais quand on me parle de primaire, je constate qu’il y a autant de gens “pour” que de gens “contre”. Et parmi les “pour”, il y a autant d’avis que de formes de primaires. C’est la zizanie !», déplore Bruno Retailleau, qui rappelle l’«engagement» pris pendant la campagne pour la présidence de LR de faire trancher les adhérents. «C’est donc inscrit dans nos statuts, j’entends respecter cette règle démocratique. [...] On est une famille politique, il faut déjà qu’on clarifie les choses dans notre propre famille politique où il ne vous a pas échappé qu’il y a des ambitions.» S’il entend bien être investi par les siens pour la course à la présidentielle, l’ancien ministre de l’Intérieur n’en appelle pas moins à l’union, affirmant que «la France est à droite», mais regrettant que la droite «aime autant les querelles gauloises» quand la gauche a «toujours le réflexe du collectif». Union, oui, mais laquelle ? «Je suis pour l’alliance des électeurs de droite dans les urnes. Je crois en la majorité nationale. Je parle souvent de France des honnêtes gens. Je pense qu’un électeur qui a voté pour Édouard Philippe au Havre pourra parfaitement rejoindre mon projet. Un électeur qui a voté pour Robert Ménard à Béziers pourra aussi me rejoindre.» Et chez Renaissance, le parti présidentiel, «il y a des électeurs de droite». Pas question, pour autant, de se rassembler sans projet. Alors que quelque 90 personnalités politiques de droite et du centre ont appelé à «un sursaut d’unité» et à une «candidature unique» en 2020 dans La Tribune Dimanche, Bruno Retailleau soutient que «vouloir un candidat unique simplement pour avoir comme projet de battre les extrêmes, que ce soit Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, c’est court». «Le rejet ne fait pas un projet. Ce qui est important, ce sont les idées», martèle-t-il, dans la lignée de la tribune publiée dans les colonnes du Figaro. «Nos chemins se recroiseront» : Bruno Retailleau pense que David Lisnard finira par le «rejoindre» S'ABONNER Bruno Retailleau : « Un rejet ne fait pas un projet, le refus des extrêmes ne suffit pas à justifier une candidature unique » TRIBUNE - Alors que 90 élus de droite et du centre appellent à « un sursaut d’unité » et à une candidature unique, le patron des Républicains estime, au contraire, qu’« après une décennie de revirements impuissants, le temps n’est plus aux synthèses molles, mais à la rupture avec la politique de gribouille et de tambouilles qu’a été le macronisme ». Immigration : ce que prépare Édouard Philippe pour la présidentielle 2027 EXCLUSIF - Algérie, regroupement familial… Le maire réélu du Havre, qui mûrit son projet dans l’espoir de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre, se dit prêt au « rapport de force » mais soutient l’immigration de travail. Présidentielle 2027 : le bloc central se mobilise pour une candidature unique de la droite et du centre RÉCIT - Pour prévenir un second tour RN-LFI, des dizaines de personnalités macronistes et de LR pressent leurs dirigeants de « construire une démarche » commune. « Une poussée, pas un raz de marée » : la droite minimise les acquis du RN dans le Sud-Est aux municipales En comparant les derniers scrutins aux législatives précédentes, LR et centristes assurent ne pas s’inquiéter outre mesure, sur fond de course présidentielle. Bruno Retailleau au Figaro : «Un candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République» ENTRETIEN EXCLUSIF - Primaire, union des droites, critiques internes... Alors que les adhérents seront consultés le 18 avril pour définir le mode de désignation du candidat LR à la présidentielle, le chef de la droite défend sa stratégie avec conviction. Alliances avec le RN, primaire à droite, candidat à la présidentielle... Les Républicains, réunis en bureau politique, vident leur sac RÉCIT - Au cours d’un rendez-vous «très animé» de plus de deux heures, la centaine de membres présents ont opté pour que les adhérents choisissent un mode de désignation du candidat LR pour 2027. Chez Les Républicains, parti qui a obtenu le «plus grand nombre d’élus» aux municipales, Bruno Retailleau creuse son sillon Les 147 membres du bureau politique se réunissent mardi pour trancher le mode de départage des candidats à la présidentielle. Tensions en vue. Retailleau, Philippe, Attal… Les « présidentiables » du bloc central et de LR sous la pression d’une gauche renforcée Les chefs de LR, d’Horizons et de Renaissance voient resurgir le débat sur une candidature unique à l’élection présidentielle, face aux alliances nouées à gauche avec LFI en vue du second tour des municipales. Municipales à Nice : pourquoi Bruno Retailleau a lâché Christian Estrosi ANALYSE - En refusant son soutien au candidat Horizons, en mauvaise posture face à Éric Ciotti, le président des Républicains s’est attiré les foudres du bloc central, entraînant des dissonances internes au sein du parti. « Contre la gauche et contre le RN » : la stratégie de Bruno Retailleau pour 2027 se dessine DÉCRYPTAGE - Au lendemain du premier tour, le patron LR et candidat à la présidentielle a ciblé l’ennemi : La France insoumise et ses alliés. Tout en nommant l’adversaire : le parti lepéniste.
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