La porte-parole du gouvernement
Maud Bregeon a indiqué ce mercredi sur TF1 que "moins de 10%" des stations-service en
France rencontraient des difficultés d'approvisionnement. Il s'agit pour l'essentiel de stations Totalénergies.Le gouvernement veut rassurer: il n'y a aucun souci d'approvisionnement dans les stations-service françaises malgré les répercussions sur le commerce de pétrole du quasi-blocage du détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient."Moins de 10% des stations ont des difficultés totales ou partielles", a déclaré ce mercredi sur TF1
Maud Bregeon, citant les chiffres collectés mardi par la Direction Générale de l'Énergie et du Climat.La porte-parole du gouvernement a par ailleurs précisé que "la grande majorité" des stations concernées par une rupture d'au moins un produit sont des stations de Totalénergies. Et pour cause, le groupe pétrolier "a mis en place un prix plafond ce qui génère de l'affluence dans un grand nombre de leurs stations-service" et crée par conséquent "ce type de tensions".Marschall Truchot : Prix du carburant, quelle réponse du gouvernement ? – 30/0318:59"Il n'y a aucun risque de rupture"Le cabinet de la ministre souligne en effet que sur 900 stations en rupture partielle, près de 700 sont des stations du réseau
TotalEnergies, lesquelles rencontrent une affluence inhabituelle. Sans compter qu'à l'approche du week-end de Pâques, "il n'est pas surprenant de constater une affluence plus importante dans les stations-service", poursuit-on.Le prix du litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire la semaine dernière, à 2,1888 euros, dépassant les plus hauts enregistrés après l'invasion de l'
Ukraine par la Russie, selon des chiffres publiés par le gouvernement. Mais depuis le 13 mars dernier, les clients de
TotalEnergies bénéficient d'un plafonnement des prix à la pompe: 1,99 euro le litre pour l’essence, 2,09 euros le litre pour le gazole. Un geste qui devait prendre fin mardi mais qui a finalement été prolongé jusqu'au 7 avril dans les 3.300 stations Total du territoire métropolitain."On ne parle pas de rupture. Il peut y avoir quelques tensions localisées dans certaines stations. Nous observons surtout une hausse de la fréquentation dans nos stations, liée au plafonnement de nos prix. Nous adaptons notre logistique afin de réapprovisionner dans les meilleurs délais", a réagi
TotalEnergies. "Par ailleurs, les automobilistes disposent désormais d’un peu plus de visibilité sur la suite du plafonnement, ce qui pourrait entraîner une fréquentation un peu plus étalée dans notre réseau", a ajouté l'entreprise.Au-delà du cas particulier des stations de
TotalEnergies, "il n'y a aucun risque de rupture" de carburants en
France "à l'heure où on se parle", a encore assuré
Maud Bregeon. D'autant qu'"on a toujours un stock stratégique: 100 millions de barils. On s’est engagé à en libérer progressivement auprès de l’AIE 14,5 millions. Nous n’avons pas encore atteint ces 14,5 millions, donc nous avons de la marge et nous répondrons autant que nécessaire aux difficultés d’approvisionnement ponctuelles qui sont aussi dues à des soucis logistiques", a conclu la porte-parole du gouvernement.